Mesurer l’intégration du numérique dans les programmes d’études

Un nouvel outil diagnostic est mis à la disposition des établissements d’enseignement afin de mesurer l’intégration du numérique dans les programmes d’études et de formation. Il est conçu pour pouvoir être utilisé pour tout programme de formation professionnelle, collégiale et universitaire au Québec.

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Un nouvel outil diagnostic est mis à la disposition des établissements d’enseignement afin de mesurer l’intégration du numérique dans les programmes d’études et de formation. Il est conçu pour pouvoir être utilisé pour tout programme de formation professionnelle, collégiale et universitaire au Québec.

Cela peut sembler inusité, car c’est l’Institut national des mines du Québec (INMQ) qui a élaboré le nouvel outil. L’explication est simple : alors que cette industrie est en pleine transition technologique, l’absence de personnel qualifié conduit à une utilisation inappropriée ou inefficace de la technologie qui est pourtant déployée à grand frais. Les retombées prévues s’en trouvent donc diminuées.

« Intégrer une nouvelle technologie dans ses opérations requiert d’avoir un personnel suffisamment qualifié pour l’utiliser adéquatement, en connaître les limites et être capable de faire face aux éventuels problèmes techniques qu’elle pourrait occasionner, et ce, afin de pouvoir en tirer pleinement avantage. C’est pourquoi la formation au numérique du personnel est essentielle pour son employabilité et pour un tournant numérique réussi », lit-on dans le rapport publié par l’INMQ à l’occasion du lancement de l’outil diagnostic.

Devant le constat, l’INMQ a entrepris de développer un outil permettant de mesurer l’intégration du numérique dans les programmes. Ce faisant, il répond à certains objectifs du Plan d’action numérique en éducation, comme « soutenir les personnes et les organisations dans la transition vers une culture numérique » et « favoriser le déploiement de l’offre de formation à distance en fonction des besoins des différents ordres d’enseignement ».

5 axes

L’outil de diagnostic proposé se décline en cinq grands axes : programme d’études, ressources technologiques, modes d’enseignement liés au numérique, compétences numériques développées et stratégie en lien avec le numérique mise en place par les directions.

Rapport de l’INMQ

Afin de constituer le référentiel de compétences à mesurer pour chaque axe, une corrélation a été faite entre le Cadre de référence de la compétence numérique du ministère de l’Éducation du Québec et le cadre de référence de l’INMQ. Un nouveau référentiel structuré autour de 30 compétences a été développé. Un questionnaire a ensuite été préparé afin de permettre la mesure de façon efficace.

Rapport de l’INMQ

Celui-ci a ensuite été validé sur deux programmes d’études menant au secteur minier au Québec à l’automne 2020, soit le DEP en Conduite en machinerie lourde en voirie forestière et le DEC en Technologie minérale. Ceux-ci sont offerts dans plusieurs établissements d’enseignement qui ont participé à l’exercice.

L’analyse complète de la validation se trouve dans le rapport de l’INMQ.

Des constats à propos des programmes et des personnes qui les administrent

Au-delà de la mesure de l’intégration du numérique dans les deux programmes d’études, la validation de l’outil a permis de faire certains constats au sujet de ces programmes et des personnes qui les administrent (enseignants et directions).

On observe notamment « un besoin important d’information, de vulgarisation et de sensibilisation de la communauté éducative non seulement sur les principes sous-jacents à la 4e révolution industrielle, mais aussi sur la transformation numérique entamée par les entreprises de plusieurs secteurs, y compris le secteur minier ».

Les quatre constats clés sont les suivants :

  1. L’importance d’effectuer un diagnostic numérique 4.0 afin de planifier adéquatement la transition non seulement d’un programme, d’une offre de formation et des ressources (humaines, matérielles, financières, etc.), mais également des stratégies de gestion, de la gouvernance, et de l’interopérabilité numérique entre les ordres d’enseignement.
  2. La nécessité de développer les compétences numériques des apprenants mais aussi de toutes les catégories de personnel des établissements d’enseignement.
  3. Le besoin d’une plus grande agilité dans les processus d’actualisation ou de révision des programmes.
  4. La place importante à accorder à l’humain, notamment à la valeur ajoutée pour l’humain et à la gestion du changement, dans le processus de transformation 4.0 d’un cours, d’un programme, d’un établissement, et plus globalement du système éducatif.

Maintenant qu’il a été validé avec succès, l’outil diagnostic pourra être mis à la disposition d’autres organisations, établissements d’enseignement et responsables des programmes d’études, qui souhaiteraient l’utiliser.


Établissements d’enseignement participants à la recherche :

Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue

Cégep de Sept-Îles

Cégep de Thetford

Centre de formation professionnelle de la Baie-James

Centre de formation professionnelle de l’Estuaire | Forestville

Centre de formation professionnelle du Pays-des-Bleuets

École forestière de La Tuque

Centre de formation professionnelle de Mont-Laurier

Centre de formation professionnelle de Sept-Îles

Programmes d’études ou de formation testés avec l’outil :

DEP :

Conduite de machinerie lourde en voirie forestière

DEC :

Technologie minérale

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À propos de l'auteur

Martine Rioux
Après des études en communication publique, Martine a été journaliste pour différentes publications, avant de poursuivre sa carrière comme conseillère en communications interactives chez La Capitale, groupe financier, puis chez Québec numérique, organisme dont elle a pris la direction générale avant de faire le saut comme conseillère politique au cabinet du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale. Elle est aujourd'hui rédactrice en chef adjointe et chargée de projets spéciaux à l'École branchée. Son rêve : que chacun ait accès à la technologie et puisse l'utiliser comme outil d’apprentissage et d’ouverture sur le monde.

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