La règle de trois? C’est aussi fait pour le virtuel!

La technopédagogue Marie-Andrée Ouimet présente ses conseils sur la transformation d’activités conçues pour la classe en activités en ligne.

Publié le :

Classé dans :
LIRE CET ARTICLE EN :

Traduction anglaise automatisée - des erreurs (parfois hilarantes) peuvent se glisser! 😉

C’est vrai, nos habitudes ont changé depuis la dernière année. Mais s’il y a une chose qui demeure pour les enseignants, c’est bien leur désir de faire en sorte que les élèves soient engagés, même à distance. À cet effet, la technopédagogue Marie-Andrée Ouimet met en pratique une « règle de trois » spécialement conçue pour les cours en ligne.

Originaire de Hawkesbury, dans l’Est ontarien, et ancienne conseillère pédagogique, Marie-Andrée Ouimet présente régulièrement des ateliers sur l’intégration d’outils pédagogiques. Récemment, à la demande de l’ACELF, elle a présenté ses conseils sur la transformation d’activités conçues pour la classe en activités en ligne.

Marie-Andrée Ouimet lors d’un CréaCamp avec l’équipe de l’École branchée en 2019

Trois choses à retenir

Pour donner envie aux élèves d’apprendre même à distance, il faut leur donner la chance de collaborer en temps réel avec leurs camarades. Les jeunes ont définitivement besoin de tisser des liens sociaux et affectifs.

L’objectif, en tant qu’enseignants, est donc de recréer ce lien humain pour que les élèves puissent continuer de collaborer même en ligne et qu’ils demeurent engagés dans leurs apprentissages.

Pour ce faire, voici trois façons de relever le défi.

  1. Créer un mur collaboratif

La création d’un mur collaboratif permet aux élèves de partager des idées, de rédiger un plan de groupe et de communiquer avec les autres. Rappelons qu’un mur collaboratif est en quelque sorte un tableau blanc ou un écran partagé permettant à des participants d’interagir en y inscrivant des idées, des suggestions ou en partageant des liens, des images ou des vidéos.

  1. Utiliser la vidéo

L’utilisation de la vidéo permet de donner une voix aux élèves. Ils peuvent s’en servir pour donner leurs opinions, démontrer leur compréhension et réagir aux communications des autres.

  1. Miser sur une variété d’outils numériques

La création d’une liste d’outils numériques que les élèves connaissent déjà peut s’avérer intéressante. L’enseignant profite alors du savoir-faire des élèves et peut découvrir de nouveaux outils. Puis, en les intégrant aux activités pédagogiques, il permet aux élèves de demeurer en terrain connu. Rien ne vous empêche d’en explorer d’autres ensemble également.

Un exemple concret

Présentons maintenant un exemple concret, en supposant que les élèves doivent faire découvrir des personnalités francophones inspirantes à leurs pairs.

En classe, vous débuteriez avec une discussion sur ce sujet en donnant des exemples de personnes issues du monde culturel, sportif ou scientifique. Par la suite, vos élèves se regrouperaient pour former des équipes et cogiter sur la présentation d’une personnalité francophone engagée. Puis, ils partageraient le portrait de la personnalité choisie.

En mode virtuel…

La discussion initiale peut avoir lieu via une application de vidéoconférence. Un résumé de la discussion peut être consigné en temps réel sur un mur collaboratif (ex. Padlet, Miro) en partage d’écran. Les élèves pourront s’y référer par la suite.

Les élèves peuvent ensuite être séparés en sous-groupes pour travailler sur leur projet. Une panoplie d’outils numériques sont disponibles pour les aider à consigner les résultats de leur recherche, puis à préparer une présentation pour la classe (ex. Canva, Genially, PowerPoint ou Google Présentations). Ils pourront y insérer des images, des photos ou des dessins numériques ainsi que des liens vers d’autres ressources numériques. La présentation pourra être faite en direct lors d’une vidéoconférence, ou bien ils pourront se filmer et présenter leur vidéo ensuite. Vous pouvez les laisser choisir l’application de leur choix selon votre degré d’aisance.

D’ailleurs, Marie-Andrée Ouimet insiste pour dire que vous n’avez pas besoin d’être un expert : « peu importe l’outil, l’important, c’est d’être minimalement à l’aise » avec celui-ci si vous avez à dépanner les élèves. Pour vous guider, vous pouvez aussi choisir en fonction de la compatibilité avec la plateforme utilisée dans l’école (généralement Microsoft ou Google).

Une fois tous les portraits de personnalités francophones réalisés, vous pouvez même pousser l’activité plus loin en les rassemblant pour en faire une exposition virtuelle qui sera accessible à tous. Ce sera ultra-motivant pour les élèves de partager tous ces modèles importants pour eux.

Vous cherchez d’autres activités pour la classe en ligne? L’ACELF en offre plus de 500 dans sa Banque d’activités pédagogiques (BAP).

Vos commentaires sur l'article

Pour commenter cet article et y ajouter vos idées, nous vous invitons à nous suivre sur les réseaux sociaux. Tous les articles y sont publiés et il est possible de commenter directement sur Facebook, Twitter ou LinkedIn.

Publicité par Google


À propos de l'auteur

André Magny
Depuis plus de 30 ans, André Magny fait les allers-retours entre le journalisme et l'enseignement du français tant auprès des ados que des adultes. Pigiste régulier pour divers médias dont Francopresse, il a également été journaliste culturel au Droit d’Ottawa et s'occupait des nouvelles technologies au Soleil de Québec. Il a aussi fait du journalisme sportif en France. Il a un faible pour la francophonie, la culture, les sports, la cuisine et la politique.

Ces textes pourraient aussi vous intéresser :

Quelques annonces

Vous avez une nouvelle à nous communiquer?

Écrivez-nous sans tarder à info@ecolebranchee.com

Vous pouvez aussi publier votre propre texte!
Faites connaître votre projet pédagogique ou partagez vos idées via nos sections Opinion, Témoignages ou Communiqués! Voici comment faire!

Recevez les nouvelles de l’École branchée

L‘École branchée | Hebdo, la publication qui alimente votre boîte courriel pour que vous ne manquiez rien!