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Les jeunes et les médias sociaux : au-delà des préjugés

Jérôme Desjarlais-Lessard et Annie Turbide du Service national du RÉCIT, domaine du développement de la personne, proposent une foule d’activités pour aborder les médias sociaux et leurs enjeux en classe. Les thèmes sont nombreux : de la vie privée à l'image corporelle, en passant par l'engagement politique.

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Dans une conférence présentée dans le cadre de la Journée du numérique en éducation, Jérôme Desjarlais-Lessard et Annie Turbide du Service national du RÉCIT, domaine du développement de la personne, ont voulu offrir aux enseignants une foule d’activités pour aborder les médias sociaux et leurs enjeux avec leurs élèves.

En début de la présentation, les deux animateurs ont présenté quelques statistiques afin de rappeler l’omniprésence des médias sociaux dans nos vies. En 2020, les médias sociaux ont gagné 490 millions de nouveaux utilisateurs. En moyenne, un utilisateur met entre 3 à 7 minutes pour répondre à une notification. Les utilisateurs défilent environ 93 mètres d’écran en moyenne par jour, ce qui équivaut à la hauteur de la Statue de la Liberté.

Les animateurs ont ensuite proposé aux participants une série de questions à répondre à l’aide de l’application Wooclap. L’objectif était de comparer les perceptions en lien avec l’usage des médias sociaux par les jeunes et les statistiques réelles publiées sur le sujet. Ceci visait à relativiser le temps que les jeunes passent devant leur écran et à rappeler qu’il faut faire preuve de nuance dans toute interprétation d’une situation.

D’ailleurs, ils ont insisté sur le fait qu’il ne faut pas généraliser lorsqu’on compare l’usage du numérique par les jeunes et leur niveau de compétence. « Il existe un clivage important entre les jeunes en fonction de leur milieu d’appartenance. Mais, il est quand même permis d’affirmer qu’ils apprennent en faisant, ils font partie d’une génération qui expérimente et qui découvre ensemble », a fait valoir Annie Turbide. 

Au cours de cette présentation, plusieurs thèmes ont été survolés, tels que le lien entre l’anxiété et l’usage des médias sociaux, la concentration (ou la perte de…), l’amitié, les comportements agressifs, etc. Ils sont tous ici dans le support de présentation. En voici quelques-uns, avec des activités disponibles sur le site Web Citnum.ca.

Faire la distinction entre dépendance et excès

« Même si on trouve que les jeunes font un usage excessif des médias sociaux, cela n’en fait pas des dépendants pour autant. Dans les faits, moins de 5 % des adolescents sont réellement dépendants aux technologies », ont tenu à rappeler les deux animateurs.

Il ne faut pas oublier que, pour les adolescents et même pour de plus en plus d’adultes, les activités en ligne font partie du quotidien tout simplement. On assiste à une intégration de la vie réelle avec la vie en ligne.

Par contre, un usage excessif peut nuire au fonctionnement d’une personne au quotidien. Il devient à propos d’amener les jeunes à réfléchir sur leurs usages et le temps qu’ils passent en ligne. « Éduquons-les au lieu d’interdire », a dit Annie Turbide.

Ressources disponibles

Primaire : Ma tarte numérique

Secondaire : Le temps d’écran, cette patate chaude / Mon temps : mon choix?

Vie privée en ligne

« On peut avoir l’impression que les adolescents exposent leur vie privée en ligne. Pourtant, 81 % des élèves canadiens disent comprendre les conséquences de rendre publics des renseignements en ligne sur des plateformes comme Facebook ou Instagram », fait remarquer Jérôme. 

De plus, une étude européenne révèle que 76 % des jeunes ont des comptes privés sur les médias sociaux, dont ils réservent l’accès à leurs amis.

Ressources disponibles

Secondaire : Dans ta face / Grand frère / Public ou privé?

Implication politique

« Les jeunes ne sont pas moins engagés politiquement que nous pouvions l’être. Ils le sont simplement de façon différente. Pour eux, les médias sociaux deviennent un outil de réseautage politique. Ils vont s’engager dans des causes et relayer leur opinion en ligne. Ce sont parfois des causes précises, qui peuvent être éphémères, mais qui sont importantes à leurs yeux. Chose certaine, ils se désintéressent des “structures” officielles », ont précisé les deux animateurs.

Ressources disponibles

Secondaire : (R)évolution? / Je regarde, qui paie? 

Image corporelle

« L’usage des médias sociaux peut certes avoir un impact sur l’image corporelle des adolescents, mais cet impact peut être autant positif que négatif. De même, contrairement à la croyance populaire, il peut toucher autant les filles que les garçons », ont expliqué les deux animateurs.

Si les médias sociaux peuvent amener certains jeunes à avoir une perception négative de leur corps, ils sont de plus en plus conscients que des photos qu’on leur présente en ligne sont modifiées. Cela ferait en sorte d’alimenter leur scepticisme et atténuerait, par conséquent, l’effet négatif sur l’image corporelle. Également, le fait d’être exposé à des images de mannequins « grande taille » entraînerait une plus grande satisfaction corporelle et une moins grande comparaison chez les jeunes.

Ressources disponibles

Secondaire : La belle vie

Beaucoup d’autres ressources sont disponibles sur le site Citnum.ca, notamment la série de cinq épisodes du balado Les temps modernes, qui traitent de l’hyperconnectivité et du temps d’écran. 

Vous pouvez aussi consulter la présentation complète qui contient le lien vers toutes les ressources mentionnées au cours de la conférence.

Dimension(s) de la compétence numérique en lien avec cet article
1- Agir en citoyen éthique à l’ère du numérique
11- Développer sa pensée critique à l’égard du numérique

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À propos de l'auteur

Martine Rioux
Martine Rioux
Après des études en communication publique, Martine a été journaliste pour différentes publications, avant de poursuivre sa carrière comme conseillère en communications interactives chez La Capitale, groupe financier, puis chez Québec numérique, organisme dont elle a pris la direction générale avant de faire le saut comme conseillère politique au cabinet du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale. Elle est aujourd'hui rédactrice en chef adjointe et chargée de projets spéciaux à l'École branchée. Son rêve : que chacun ait accès à la technologie et puisse l'utiliser comme outil d’apprentissage et d’ouverture sur le monde.

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