Des élèves vivent la soirée d’élection américaine à l’école

Le 8 novembre 2016, près d’une centaine d’élèves de la 1ère à la 5e année du secondaire se sont réunis à leur école pour la soirée électorale américaine.

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Le 8 novembre 2016, près d’une centaine d’élèves de la 1ère à la 5e année du secondaire se sont réunis à leur école pour vivre ensemble la soirée électorale américaine.

Passer sa soirée à l’école. Un mardi soir. Jusqu’à tard, en plus. Pour vivre une activité qui mêle politique, apprentissage et plaisir.

L’idée est venue de Denis Dubé, enseignant en univers social en 2e secondaire à l’école des Pionniers, à Saint-Augustin-de-Desmaures (CS des Découvreurs). Avec l’appui de l’école, de son collègue enseignant en histoire Gilles Bouchard et de d’autres enseignants volontaires, il a organisé une soirée hors du commun. En effet, la formule « souper-élection » a rassemblé près de 100 élèves sur les 350 que compte le pavillon Laure-Gaudreault, qui abrite le secteur secondaire de cette école.

« Étant donné le caractère historique de l’évènement, il apparaissait intéressant de vivre ce moment avec les jeunes pour les aider à comprendre le fonctionnement et la portée de cette élection », explique Denis Dubé. L’enseignant, que les élèves surnomment « M. Actualité », mijotait la chose depuis le printemps dernier. « Des élections, c’est du concret, ça permet d’aborder plein de concepts pertinents avec les jeunes. Dans ce cas-ci en plus, on savait que peu importe le résultat, ce serait un événement historique », indique-t-il en entrevue avec L’École branchée.

En prévision du grand soir…

election2016M. Dubé insiste sur l’importance de la préparation avant l’événement. Il y a la préparation pédagogique, d’abord. Avec ses élèves, il a l’habitude de parler d’actualité au début de chacun de ses cours. Il avait donc souvent parlé de cette élection avec eux. De plus, il a préparé et distribué préalablement à tous les élèves un document qui résumait les idées, ce que chaque candidat à la présidentielle proposait sur une dizaine de thèmes.

Ensuite, pour la logistique, il a fait la tournée des entreprises locales afin d’obtenir des commandites. Ceci a permis d’offrir un repas complet et des collations aux participants à un coût minimes, de décorer la salle et même d’offrir des prix de présence.

Le soir même, les jeunes sont arrivés autour de 18h30 et leurs parents avaient reçu l’information que le tout pouvait s’étirer jusqu’à minuit. Deux écrans de projections avaient été installés pour l’occasion. L’un affichait la carte des résultats en direct de CNN, l’autre permettait d’alterner entre la couverture du réseau TVA et les activités d’animation lors de la soirée.

En effet, il ne s’agissait pas que de s’asseoir et de regarder les écrans. Les enseignants avaient préparé des activités visant à mieux faire comprendre aux élèves ce qui était en train de se passer. « On leur a demandé d’apporter un appareil électronique, comme une tablette, un téléphone intelligent, un portable. Ça nous a permis de faire différents jeux et quiz avec des outils comme Socrative ou Kahoot, par exemple sur les capitales des états », ajoute M. Dubé. Ils ont aussi comparé les résultats des états par rapport à ceux de 2012, rappelé ce que sont les « grands électeurs », le Sénat, la chambre des représentants, les « swing states », etc.

Rappeler aux jeunes que leur voix compte

Si la majorité des élèves avait quitté à 22h, il en restait encore une vingtaine à la toute fin, vers minuit. Denis Dubé croit que le succès de l’activité vient du fait que les jeunes peuvent effectivement s’intéresser à la politique lorsqu’on prend le temps de la vulgariser, lorsqu’on leur fait comprendre que leur voix compte.

L’enseignant, qui a notamment fait participer ses élèves au « vote étudiant » lors des dernières élections fédérales canadiennes, affirme que même si une telle soirée demande beaucoup de travail préparatoire, il recommencerait assurément. « Dans des occasions comme celles-là, j’ai vraiment l’impression d’être payé pour m’amuser, et en plus, c’est au bénéfice des jeunes! », conclut-il.

 

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À propos de l'auteur

Audrey Millerhttps://ecolebranchee.com
Directrice générale de l'École branchée, Audrey détient une formation universitaire de 2e cycle en technologies éducatives et un baccalauréat en communication publique. Membre de l'Ordre de l'Excellence en éducation du Québec, elle s'intéresse particulièrement au développement professionnel des enseignants, à l'information à l'ère du numérique et à l'éducation aux médias, tout en s'activant à créer des ponts entre les acteurs de l'écosystème éducatif depuis 1999. Elle s'implique ces temps-ci notamment dans l'Association Edteq et en tant que membre du comité des communications de l'ACELF. Quand elle a du temps libre, elle est passionnée par ses enfants, ses lapins, les chevaux, le bon vin et... la programmation Web!

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