Pourquoi je participerai au Sommet du numérique en éducation cette année

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J’avais décidé que c’était terminé. On y voit toujours les mêmes personnes! Celles qui ont vraiment besoin d’y participer n’y vont pas! Cette année, j’espère vous y croiser.

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Je m’étais dit que c’était terminé! Je n’avais pas l’intention de participer au Sommet du numérique en éducation cette année. Pourquoi? C’est simple : j’ai fait le tour! En effet, j’ai assisté aux cinq dernières éditions. J’y ai fait de belles trouvailles et y ai rencontré des personnes fort intéressantes, mais le problème est ailleurs. Malgré ces trouvailles et ces rencontres, j’y rencontre essentiellement toujours les mêmes personnes. Évidemment, j’apprécie les gens qui constituent ma tribu, et ce, probablement autant qu’ils m’apprécient dans la leur, mais un moment donné, on veut rencontrer du nouveau monde. On veut voir l’étincelle qui jaillit dans les yeux de cet enseignant, ce conseiller pédagogique ou cette direction d’école, qui repart de ces deux journées complètement gonflé à bloc.

Or, cet automne, j’ai reçu un courriel de l’organisateur principal, Thierry Karsenti, qui a choisi de créer un comité pour réinventer son Sommet et trouver des moyens novateurs d’attirer de nouveaux participants. J’ai trouvé cela bien noble de sa part! Après tout, bon an, mal an, il y a quand même 1500 professionnels de l’éducation qui participent à ce congrès (NDLR : jumelé au Colloque international en éducation). Alors pourquoi chercher de nouvelles avenues? Autrement dit, comme on l’entend souvent dans nos écoles, « pourquoi changer une recette gagnante »?

La réponse est simple : parce que ceux qui ont vraiment besoin d’y participer, ce sont ceux qui n’y vont pas! Et ils sont difficiles à rejoindre, à sortir de leur classe ou de leur école…

L’organisation du Sommet a implanté plusieurs incitatifs financiers pour encourager de nouveaux participants à s’inscrire. De plus, il y aura une offre d’ateliers et un panel s’adressant principalement aux directions d’écoles (passez-leur le message!), sans compter une multitude d’ateliers destinés aux enseignants, peu importe leur niveau d’expertise en lien avec les nouvelles approches et les divers outils pédagogiques.

Je vous invite à venir démystifier le rôle que les technologies peuvent jouer dans votre classe et dans votre école. Comme le propose la thématique de l’édition 2018 du Sommet, laquelle paraphrase habilement St-Exupéry : « Il ne s’agit pas de prédire l’avenir, mais de le rendre possible ». Autrement dit, venez rendre possible l’avenir en ouvrant vos horizons aux perspectives pédagonumériques. Je le sais. Vous le savez : les technologies en éducation, ce n’est pas une mode passagère et si cette réalité ne vous a pas encore rattrapé, ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne vous force à la considérer dans vos approches. Prenez le taureau par les cornes et venez vous préparer avec nous.

Dans le fond, je participerai au Sommet, car je suis confiant d’y élargir ma tribu et me joindre à la vôtre!

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Marc-André Girard est détenteur d’un baccalauréat en enseignement des sciences humaines (1999), d’une maitrise en didactique de l’histoire (2003) et d’une maitrise en gestion de l’éducation (2013). Il est actuellement doctorant en administration scolaire. Il s’est spécialisé en gestion du changement en milieu scolaire ainsi qu’en leadership Il s’intéresse également aux compétences du 21e siècle à développer en éducation. Il occupe un poste de direction au Collège Beaubois et donne des conférences sur le leadership en éducation, les approches pédago-numériques, le changement en milieu scolaire ainsi que sur la professionnalisation de l’enseignement. En septembre 2014, il a publié le livre « Le changement en milieu scolaire québécois » aux Éditions Reynald Goulet et a traduit quatre ouvrages en technologie de l'éducation chez le même éditeur. Il collabore également à L’École branchée et blogue (magirard.com) sur les questions relatives à l’éducation. Il est très impliqué dans tout ce qui entoure le développement professionnel des enseignants et l’intégration des TIC à l’éducation. En mars 2016, il a reçu un prix CHAPO de l’AQUOPS pour l’ensemble de son implication.