Les Journées de la persévérance scolaire, du 12 au 16 février 2018

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Les Journées de la persévérance scolaire, du 12 au 16 février 2018 (Groupe CNW/Réseau des Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec)

MONTRÉAL, le 12 févr. 2018 /CNW Telbec/ – Un sondage Léger démontre que les conditions qui mènent au décrochage peuvent se créer très tôt dans la vie d’un jeune et qu’une multitude de gestes, posés dès la petite enfance jusqu’à l’âge adulte, peuvent faire une réelle différence dans la réussite éducative.

Commandé par le Réseau des IRC avec le soutien financier de la Fondation Desjardins, le sondage a été réalisé auprès de 1 009 Québécois et Québécoises de 18 à 34 ans ayant connu une expérience problématique en lien avec la persévérance scolaire (personnes ayant décroché, ayant pensé à décrocher ou ayant raccroché).

« Les personnes qui se sont exprimées dans ce sondage ont un message très clair : chaque parcours est unique et tous les gestes que l’on peut poser pour encourager et soutenir les jeunes, du début de leur vie jusqu’à l’âge adulte, sont un plus pour leur réussite », précise Audrey McKinnon, directrice de la campagne nationale des Journées de la persévérance scolaire 2018.

Prévention du décrochage : chaque geste compte

Le sondage est dévoilé à l’occasion des Journées de la persévérance scolaire 2018, une initiative du Réseau des Instances régionales de consultations (IRC) avec le soutien du gouvernement du Québec et de la Fondation Lucie et André Chagnon. Il indique non seulement que près du tiers des jeunes vulnérables au décrochage (29 %) ont commencé à y penser relativement tôt, soit avant l’âge de 14 ans, mais également que l’échec scolaire est rarement le seul facteur en cause, seuls 13 % rapportant qu’ils avaient de « mauvaises » ou de « très mauvaises » notes. Le sondage pointe plutôt vers une combinaison de facteurs qui touchent aussi à la question plus globale de l’intérêt pour l’école, au goût de la lecture, à l’intimidation, à la présence d’un trouble d’apprentissage, à la consommation d’alcool ou de drogues, etc.

Un résultat est toutefois particulièrement réjouissant : ceux qui ont pensé à décrocher, mais qui ne l’ont pas fait, sont deux fois plus nombreux à rapporter avoir été aidés ou encouragés par des personnes significatives de leur entourage, comparativement aux décrocheurs et aux raccrocheurs. « Cela démontre qu’il faut poursuivre les efforts collectifs que nous faisons pour soutenir et accompagner les jeunes, parce que cela a un réel impact », ajoute Audrey McKinnon.

Un engagement collectif envers la persévérance scolaire

« La réussite des jeunes Québécois est un projet de société fondamental qui nécessite une volonté partagée et l’engagement du plus grand nombre. Les résultats de ce sondage nous rappellent le rôle important que nous avons tous à jouer auprès d’eux, » a souligné Jean-Marc Chouinard, président de la Fondation Lucie et André Chagnon.

Du côté de la Fondation Desjardins, qui a soutenu financièrement le réseau des IRC pour la réalisation de ce sondage, la directrice Nancy Lee est d’avis que nous pouvons tous bénéficier des résultats de ce sondage, peu importe le rôle que nous jouons, en tant qu’enseignant, organisme, employeur ou parent.

Quelques faits saillants du sondage

  • 29 % des jeunes plus vulnérables au décrochage indiquent avoir commencé à y penser dès l’âge de 13 ou 14 ans, voire plus jeune.
  • 47 % mentionnent qu’ils avaient des notes « passables » et 41 %, de « bonnes » ou « très bonnes » notes ; seuls 13 % rapportent avoir été en situation d’échec scolaire.
  • 25 % affirment qu’ils lisaient régulièrement dans leurs temps libres.
  • 75 % disent qu’ils s’ennuyaient à l’école.
  • 66 % indiquent que leurs parents faisaient un suivi régulier de leur situation à l’école et 93 % mentionnent que leurs parents valorisaient l’école.
  • 32 % des « persévérants » (ceux qui ont pensé à décrocher, mais qui ne l’ont pas fait) disent que les encouragements qu’ils ont reçus ont fait la différence dans leur décision de rester à l’école.
  • 34 % des raccrocheurs disent qu’une expérience de travail a fait la différence dans leur décision de retourner à l’école.
  • 75 % ont eu accès à des installations de loisirs dans leur municipalité, mais seulement 59 % chez les décrocheurs.
  • 69 % estiment que la société québécoise devrait en faire plus pour soutenir la persévérance scolaire chez les jeunes.
  • 82 % affirment qu’il s’agit d’une responsabilité collective qui concerne autant les écoles, le gouvernement, les municipalités, les services de garde en milieu scolaire, les services éducatifs à la petite enfance, les groupes communautaires, le réseau de la santé, les employeurs et les médias.

Pour consulter les résultats complets du sondage : 
http://www.journeesperseverancescolaire.com/sondage

À propos des Journées de la persévérance scolaire
Présentes au Québec depuis 12 ans, les Journées de la persévérance scolaire (JPS) marquent un moment de l’année où les partenaires de tous les horizons se rassemblent et célèbrent les gestes posés quotidiennement par la communauté autour des jeunes, pour parler de persévérance solaire, des avantages d’une formation qualifiante et de l’importance de poursuivre ses rêves. Elles sont aussi une opportunité de valoriser l’effort. Les JPS s’inscrivent clairement dans le 3e axe d’intervention qui cible « des acteurs et des partenaires mobilisés autour de la réussite » proposé par le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, dans le cadre de la grande consultation « L’éducation : parlons avenir ».

À propos des Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative (IRC)
Les Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec (IRC) sont au carrefour des acteurs œuvrant à la réussite éducative des élèves québécois. Leur rôle consiste, entre autres, à assurer une mobilisation régionale plurielle et active et à développer des partenariats locaux dans la promotion des conditions de réussite éducative. Elles ont aussi un mandat de soutenir des pratiques communautaires favorisant l’éveil et l’intérêt à la lecture chez les 0-20 ans et leurs parents. Chaque mission et structure d’activités des IRC est unique, ce qui permet à chacune d’entre elles de s’adapter aux défis spécifiques de la région qu’elle dessert.

 

SOURCE Réseau des Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec

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