Un agenda scolaire numérique québécois à l’essai au préscolaire et au primaire

Planitou, une application numérique d’abord conçue pour permettre aux éducatrices des centres de la petite enfance de communiquer plus efficacement avec les parents, est en voie d’être adaptée pour répondre aux besoins du préscolaire et du primaire. Une soixantaine d’enseignantes du réseau scolaire québécois testent actuellement l’outil.

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Planitou, une application numérique d’abord conçue pour permettre aux éducatrices des centres de la petite enfance de communiquer plus efficacement avec les parents, est en voie d’être adaptée pour répondre aux besoins du préscolaire et du primaire. Une soixantaine d’enseignantes du réseau scolaire québécois testent actuellement l’outil.

« L’an passé, nous avons débuté l’adaptation de Planitou avec l’agenda scolaire numérique, un album photo et vidéo, un module d’observation des compétences ainsi qu’un outil de vidéoconférence adapté aux enfants d’âge préscolaire », explique Jonathan Thivierge, président et directeur général de Planitou.

« Le but est de regrouper dans un seul outil des fonctionnalités qui sont normalement dispersées entre plusieurs applications. Nous avons également un grand souci que l’interface soit simple à utiliser pour les petits », ajoute-t-il.

Pour l’année scolaire 2021-2022, le projet se poursuit avec des enseignantes de maternelle 4 et 5 ans ainsi que de 2e année. Le projet-pilote est réalisé en partenariat avec le Service national du RÉCIT de l’éducation préscolaire. Des modifications ont été apportées à l’outil afin de s’adapter au nouveau programme d’éducation préscolaire et la première version d’un portfolio numérique est actuellement à l’essai.

Bye bye agenda papier

Suzanne Larocque est enseignante de maternelle au Centre de services scolaire de Montréal, dans un milieu pluriethnique et défavorisé. Lorsqu’elle s’est portée volontaire en septembre 2020 pour participer au projet-pilote, ce fut un véritable saut dans le vide pour elle. « Je n’étais pas techno du tout. »

Aujourd’hui, elle affirme qu’elle ne reviendrait plus en arrière. Elle est prête à délaisser l’agenda papier pour un outil de communication numérique. Elle peut maintenant envoyer un même message à l’ensemble des parents en un seul clic (au lieu d’écrire le même message dans tous les agendas papier ou de l’imprimer en multiples copies). Elle peut envoyer des messages personnalisés, préparer ses courriels à l’avance et les envoyer à l’heure de son choix.

Avantage de taille, elle voit maintenant quand les parents consultent ses messages et ceux-ci peuvent lui répondre par voie électronique instantanément. Également, dans le cas d’enfants en garde partagée, les deux parents reçoivent les communications en tout temps, ce qui peut faciliter les suivis.

« J’ai appris à maîtriser les fonctionnalités très rapidement. Je prends également le temps, en début d’année scolaire, d’expliquer aux parents comment l’outil fonctionne. Il ne faut pas prendre pour acquis que tous maîtrisent le numérique », dit-elle.

Vidéoconférence adaptée

Si elle apprécie les communications plus fluides avec les parents, elle a eu un véritable coup de cœur pour la vidéoconférence intégrée à Planitou. « C’est simple et épuré visuellement, il n’y pas de surcharge cognitive comme dans les autres outils. C’est parfait pour mes petits élèves », fait remarquer Mme Larocque.

Elle indique aussi que la vidéoconférence développée par Planitou est beaucoup moins énergivore côté bande passante que d’autres outils semblables, en plus de fonctionner sur des appareils électroniques plus vieux. « L’an dernier, 50 % de mes élèves faisaient l’école à distance à partir d’un cellulaire », précise-t-elle.

Le lancement de la version officielle de Planitou est prévu pour la rentrée 2022, alors que l’application devrait être rendue disponible à l’ensemble des centres de services scolaires du Québec. Des ponts de connexion devraient être possibles pour les utilisateurs du portail scolaire Mozaïk.

À l’heure où certains centres de services scolaires du Québec interdissent l’usage d’applications qui sont uniquement disponibles en anglais, comme nous vous le rapportions il y a quelques semaines, Jonathan Thivierge croit que Planitou pourrait devenir une option intéressante pour répondre à certains besoins.

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À propos de l'auteur

Martine Rioux
Après des études en communication publique, Martine a été journaliste pour différentes publications, avant de poursuivre sa carrière comme conseillère en communications interactives chez La Capitale, groupe financier, puis chez Québec numérique, organisme dont elle a pris la direction générale avant de faire le saut comme conseillère politique au cabinet du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale. Elle est aujourd'hui rédactrice en chef adjointe et chargée de projets spéciaux à l'École branchée. Son rêve : que chacun ait accès à la technologie et puisse l'utiliser comme outil d’apprentissage et d’ouverture sur le monde.

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