Réflexion autour de l’évaluation et de la remise des bulletins

Pour une deuxième année consécutive, le ministère de l’Éducation a annoncé qu’il n’y aurait que deux bulletins. Qui plus est, la remise du premier bulletin vient tout juste d’être déplacée en raison du contexte sanitaire. La situation amène plusieurs acteurs de l’éducation à percevoir l’évaluation autrement.

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Pour une deuxième année consécutive, le ministère de l’Éducation a annoncé qu’il n’y aurait que deux bulletins. Qui plus est, la remise du premier bulletin vient tout juste d’être déplacée en raison du contexte sanitaire. La situation amène plusieurs acteurs de l’éducation à percevoir l’évaluation autrement.

Rappelons que la date de remise du premier bulletin de l’année scolaire 2021-2022, prévue en janvier, a été reportée au 11 février au plus tard, en raison de la fermeture prématurée des écoles en décembre et de l’enseignement à distance au début janvier. Puisque les élèves ne sont retournés en classe que le 17 (ou le 18) janvier, certains examens ont dû être reportés, dont des examens ministériels qui se tiendront dans les semaines du 24 et du 31 janvier.

Si l’annonce de la production de deux bulletins plutôt que trois l’an dernier avait déjà entraîné une certaine réflexion autour de l’évaluation, le report annoncé laisse entrevoir que celle-ci se poursuivra. Le contexte actuel oblige définitivement le milieu scolaire à revoir la façon traditionnelle de concevoir l’évaluation.

« Nous n’avons pas le choix de voir les choses différemment et de nous adapter », nous avait d’ailleurs déjà confié Mélanie Ducharme, conseillère pédagogique en évaluation et responsable de la sanction des études au CSS de Laval. Mme Ducharme souhaite d’ailleurs que le contexte actuel donne lieu à des changements durables en ce qui a trait à l’évaluation et à la rétroaction. 

Changement dans les pratiques

Des équipe-écoles ont d’ailleurs déjà mis en place de nouvelles pratiques d’évaluation. C’est le cas de l’école Saint-Joseph, du Centre de services scolaire des Navigateurs, où les enseignants recueillent davantage de preuves d’apprentissages des élèves et ne notent plus systématiquement toutes les évaluations. De même, à l’école l’Accueil du Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin, les évaluations chiffrées ont fait place à des séquences d’apprentissage.

Dans certains milieux, on s’inquiète parfois de la réaction des parents. Pourtant, dans les deux exemples cités ici, il a suffit de communiquer aux parents les nouvelles façons de faire pour que ceux-ci y adhèrent. « Nous avons un barème qui nous permet de discuter plus clairement avec les parents et, surtout, avec les élèves de leurs progrès et des défis à relever », dit Annie Guay de l’école l’Accueil

Demain… le bulletin et la communication avec les parents

En complément :
Le magazine École branchée En classe comme à distance – Les nécessaires adaptations de l’enseignement et de l’évaluation – Printemps 2021 (V23N3)

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À propos de l'auteur

Martine Rioux
Après des études en communication publique, Martine a été journaliste pour différentes publications, avant de poursuivre sa carrière comme conseillère en communications interactives chez La Capitale, groupe financier, puis chez Québec numérique, organisme dont elle a pris la direction générale avant de faire le saut comme conseillère politique au cabinet du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale. Elle est aujourd'hui rédactrice en chef adjointe et chargée de projets spéciaux à l'École branchée. Son rêve : que chacun ait accès à la technologie et puisse l'utiliser comme outil d’apprentissage et d’ouverture sur le monde.

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