L’aventure de l’École branchée au Coopérathon 2017

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Le Coopérathon, c’est un « marathon de coopération » initié par Desjardins en collaboration avec Hacking Health et CIC. Ce sont « 25 jours pour impacter des vies », dont la 2e édition débute officiellement le 12 octobre. L’École branchée tente l’aventure.

C’est ici qu’on tient notre journal de bord. On vous y parlera de notre démarche et de notre cheminement de façon ouverte, les tripes sur la table!

Et si ça vous dit de joindre notre équipe pour le Défi, inscrivez-vous vite et entrez dans la danse! Suivez aussi les activités sur la page Facebook du Coopérathon et via le mot-clic sur Twitter : #cooperathon17.


Notre défi : L’École branchée sur la réussite!

Selon nous, 80 000 enseignants québécois gagnent à tirer profit du numérique pour préparer les jeunes à prendre leur place dans une société innovante! Mais comment mesurer l’impact de nos actions d’accompagnement de ces profs sur la réussite et la persévérance scolaires?

Nous cherchons à monter une équipe qui saura nous aider à mesurer notre impact social.  Est-ce que nous devrons monter un tableau de bord? mettre certains indicateur en valeur? récolter de nouvelles données? Nous ne le savons pas exactement, nous avons donc besoin de vous pour y réfléchir et mettre cela en oeuvre! Que vous soyez programmeur Web, spécialiste en marketing numérique, conseiller en intelligence d’affaires, etc., on veut entendre vos idées!  

Embarquez avec nous pour aider encore plus d’enseignants à tirer profit du numérique pour préparer les jeunes à faire partie intégrante d’une société innovante!


Journal de bord

Audrey et Stéphanie, porteuses du projet pour École branchée, racontent ici comment elles vivent le Coopérathon (en ordre chronologique… allez, lisez jusqu’au bout!).

Quelque part fin août 2017…

(Raconté par Audrey) « Le Coopéra-quoi? » Bon, une autre affaire qui va nous prendre du temps alors qu’on n’en a déjà pas assez. Pour nous aider à solutionner un problème qu’on rencontre… Attends un peu toi, ça pourrait finalement être bénéfique! Quoi? Et nous faire rencontrer plein de gens qui pourront nous aider, nous aiguiller, nous pister? Hé bien, il faut qu’on essaie.

Il faut qu’on essaie parce qu’on a une volonté grande comme la planète, mais seulement deux paires de bras, à temps partiel qui plus est, Stéphanie et moi. Bon j’avoue, et énormément de bénévolat à travers tout ça. Je ne sais pas ce qu’il y a dans l’eau à l’École branchée, mais impossible de ne pas s’y engager à fond… C’est comme ça pour moi depuis 2012 quand j’ai accepté de prendre ses rênes. Je n’oublie surtout pas nos nombreux et précieux collaborateurs aux quatre coins de la province et même ailleurs, qui embarquent dans nos idées et projets parfois un peu démesurés, et bien sûr nos inestimables partenaires! Mais reste que tout cela n’est pas suffisant pour payer nos hypothèques! Il faut se le dire : on ne vise pas le marché de l’éducation si on veut faire de l’argent! Même en tant qu’organisme à but non lucratif, on ne « fait pas nos frais ».

Depuis 2012, j’avais caressé le rêve un peu fou de pouvoir faire survivre l’organisme sans recourir aux subventions, principalement parce que ça demande un temps FOU de gestion et qu’on préfère investir notre peu de temps à remplir notre mission. Mais j’ai dû voir la réalité en face : le marché québécois de l’éducation ne suffit pas. Pas sans un peu d’aide. J’ai donc commencé à m’intéresser au merveilleux monde des subventions. « Oh-my-God. » On n’est pas sorti du bois. Déjà que les subventions liées à l’éducation ne pleuvent pas, la majorité touche des projets intervenant directement auprès des jeunes. Mais nous, on vise les profs. J’ai donc lorgné du côté de l’industrie de l’édition de magazine, puisque c’est l’un de nos moyens de remplir notre mission. Là, il y a des appels à projet clairs. Voilà qui était rassurant pour une première expérience de financement. Mais j’ai déchanté un peu en constatant que l’organisme n’était pas admissible à des aides de fonctionnement puisque nous avions donné trop d’exemplaires ces dernières années, préférant que ça circule plutôt que de les pilonner. Bien ironique tout ça! Qu’à cela ne tienne, nous avons tout de même pu obtenir un petit financement pour “innover commercialement”, et c’est grâce à lui que ma précieuse collègue Stéphanie a fait son entrée dans l’équipe régulière (dont la taille venait de doubler d’un coup, ah ah!). Depuis, je m’intéresse un peu plus aux opportunités de financement, mais je me sens généralement perdue. (Ici, si vous avez des idées, svp écrivez-moi!)

Je reviens donc à cette fin août où nous avons eu l’occasion de rencontrer Alejandro, l’un des organisateurs du Coopérathon à Québec, qui nous a ouvert les yeux sur quelque chose que je n’avais pas su nommer avant : l’École branchée oeuvre dans l’économie sociale. Et il croit qu’on devrait vraiment participer au Coopérathon. On y réfléchit…

 

 

Quelque part début septembre…

(Raconté par Audrey) Depuis la rencontre avec Alejandro, ça nous trotte dans la tête. Il y a eu ce déclic qui a permis de commencer à regarder au-delà de notre réseau habituel. Mais quel serait concrètement notre défi? Après plusieurs idées, brouillons, ratures et recommencements, il a finalement pris forme… Notre grand problème, c’est qu’on manque de « bras ». Pour avoir plus de « bras » pour réaliser nos projets sans être constamment essoufflées, il nous faut des fonds pour engager d’autres personnes et pour nous rémunérer nous-mêmes décemment.

On entend souvent dire que l’éducation ne semble pas être une priorité au Québec, que contrairement aux États-Unis, les grandes organisations ne redistribuent pas à l’éducation de façon purement caritative. Et si on changeait ça?… Et si on allait convaincre des « grands » d’investir avec nous dans l’avenir de notre société innovante?

Et pourquoi investir dans les profs plutôt que dans les jeunes? Pour nous, l’équation est simple : aider un prof permet des retombées sur une vingtaine d’élèves ou plus par année pendant toute sa carrière… Ça nous semble gagnant!

1 prof x 20 élèves x 25 ans… Ça nous semble gagnant!

Sauf que convaincre de grands organismes de nous donner un petit coup de pouce, ça ne doit pas se faire comme ça… On imagine qu’ils veulent des chiffres, des preuves que ça fonctionne, la démonstration en un seul coup d’oeil que l’accompagnement des enseignants dans l’intégration du numérique a réellement des retombées significatives sur la réussite et la persévérance scolaire.

C’est donc ça, notre défi. Mesurer notre impact à l’aide d’indicateurs forts. Mais il faut trouver lesquels, comment les présenter et comment se préparer à approcher ces grands organismes.

Nous sommes rendues là, il faut que ça marche, on y croit. Si vous aussi vous y croyez, embarquez donc avec nous!

* * *

C’est aussi à ce moment qu’on a accepté le rôle de « référence » pour le volet Éducation du Coopérathon. L’École branchée fait donc aussi officiellement partie des partenaires de l’événement.

 

 

12 septembre : Café d’idéation #1 à Québec

(Raconté par Audrey) Je vais laisser Stéphanie vous parler de cette expérience! Par cette première présentation, on débutait officiellement notre recrutement de coéquipiers et on commençait à se faire voir sur les tribunes de cette belle aventure…

(Raconté par Stéphanie) Conduite par l’enthousiasme du Coopérathon que Alejandro nous a transmis, j’ai pris la route (un peu en retard) vers l’Université Laval, les bras pleins de magazines de l’École branchée, pour ce premier Café d’idéation à Québec. Honnêtement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais mon objectif était simple : donner le goût aux participants de se joindre à nous pour inspirer une nouvelle vague d’enseignants à tirer profit du numérique pour mieux préparer les jeunes à faire partie intégrante d’une SOCIÉTÉ INNOVANTE! Je ne savais pas non plus comment nous allions réaliser notre défi ni à quoi je pourrais m’attendre, mais j’avais fait de mon mieux pour démontrer l’importance de ce qu’on fait et du plaisir qu’on a à le faire au quotidien. Au final, on souhaite assurer la croissance de ce bel organisme à but non lucratif qui contribue à l’avancement de l’éducation depuis plus de 20 ans en aidant les enseignants à tirer profit du numérique pour favoriser la réussite de leurs élèves. Stimulant n’est-ce pas?

Une fois arrivée devant cette salle incroyablement remplie de gens passionnés, j’ai senti que nos espoirs seraient répondus. Audrey me manquait incroyablement. J’espérais lui faire honneur parce qu’elle incarne vraiment la mission de l’École branchée. Donc, je l’ai citée abondamment en plus de l’ajouter dans mon montage photo(!).

Finalement, le Coopérathon c’est un marathon de réflexions, de rencontres constructives qui crée véritablement une vague d’intérêt pour ce qu’on fait. Wow!

 

3 octobre : Café d’idéation #2 à Lévis

(Raconté par Audrey) Nous étions prêtes! Stéphanie m’avait raconté comment ça s’était passé le 12 septembre dernier, le genre de présentations qu’on y faisait. J’avais ajusté le support visuel et rêvé pendant 2 nuits de ce « pitch ». Comme lorsque je chante dans ma douche, c’était parfait! J’espérais que tout se passe bien une fois sur place, avec l’adrénaline mélangée au stress de présenter devant une salle remplie de gens que je ne connaissais pas…

En arrivant sur place à Lévis, j’avais réussi à décompresser un peu et à relativiser le tout, ce qui a pu faire descendre mon niveau de stress.

L’activité débute. Ouf, un petit doute m’envahit en les entendant : dossier informatisé central pour faciliter la vie des intervenants et des patients à l’urgence, projets pour favoriser la santé en milieu de travail, pour soutenir les gens atteints du diabète de type 2, pour aider les investisseurs à se protéger de la fraude, etc. J’avoue que devant des idées qui visent à sauver des gens, mon combat pour le numérique me semble parfois bien accessoire… Mais je me ressaisis et me dis que contribuer à former des jeunes prêts à prendre part à la société innovante de demain aura aussi un impact pour résoudre ces problématiques. Donc, je me sens mieux.

La présentation débute, tout va bien. À un moment, je vois que mes « diapos » ne suivent pas… Oups, c’est une version incomplète qui a été chargée sur l’ordinateur des présentateurs! Qu’à cela ne tienne, je laisse tomber et j’improvise! Je sens cette conviction qui m’anime, j’espère qu’elle porte son message.

À la fin des présentations, les gens présents sont invités à venir parler aux « porteurs de défis », voire à proposer de joindre leur équipe. Ces discussions sont passionnantes. Elles se passent à la vitesse de l’éclair et permette de prendre le pouls des idées de chacun. On note des coordonnées, on échange des cartes, on se tient en contact. Wow, quelle soirée enrichissante!

Nous sommes reparties en ayant bien hâte au lancement officiel, qui aura lieu à Montréal le 12 octobre. Par ailleurs, ce lancement est une activité gratuite et ouverte à tous! Pourquoi ne pas venir y assister?

 

6 octobre : Création officielle de l’équipe École branchée sur la réussite!

(Raconté par Audrey) C’est aujourd’hui que s’est faite l’inscription officielle de notre équipe sur la plateforme des participants. Notre défi existe maintenant bel et bien dans la « compétition », et les gens peuvent officiellement se greffer à nous! Car oui, il y a de beaux prix à la clé, mais honnêtement, la richesse des rencontres promises par les activités du Coopérathon vaut même encore plus…

 

7 octobre : Prise 2, LÀ notre défi est officiellement lancé!

(Raconté par Audrey) Faut juste pas le dire trop fort, j’avais oublié de cliquer sur « Soumettre » à la fin de l’inscription hier… 

 

10 octobre : Une équipe se forme!

(Raconté par Audrey) Wow, wow et re-wow! Des gens ont demandé à joindre notre équipe simplement en lisant nos 3 lignes de description sur la plateforme des participants! L’un d’entre eux nous a dit qu’il avait été attiré par la portée de notre organisme et parce qu’il trouvait lui aussi important d’aider les enseignants! C’est vraiment stimulant tout ça, on a hâte de se rencontrer en vrai au lancement officiel qui a lieu jeudi à Montréal!

Si vous voulez nous joindre et que vous vous demandez comment faire, voici :

  1. Il faut s’inscrire comme participant au Coopérathon.
  2. Il faut ensuite s’inscrire à la plateforme Agorize des participants avec votre no de confirmation Eventbrite (obtenu à l’étape 1).
  3. Une fois votre profil de participant créé, vous cherchez notre défi « École branchée sur la réussite » et vous cliquez sur « Joindre l’équipe »! On vous attend!
  4. Inscrivez-vous aussi à la soirée de lancement de jeudi : c’est gratuit!

 

12 octobre : C’est officiellement partiiii!

(Raconté par Audrey) Le lancement officiel du Coopérathon avait lieu ce soir à Montréal. Lors d’une soirée haute en couleurs, nous avons pu rencontrer plusieurs membres de notre équipe « en vrai », en plus d’en recruter d’autres en leur partageant notre enthousiasme. Ce fut un aller-retour fatiguant, mais qui en a valu la peine!

 

14 octobre : Sprint #1 à Québec

(Raconté par Audrey) L’équipe de Libéo a animé un atelier pour nous permettre de mieux définir notre idée de projet, ce qui devrait orienter un peu plus la suite. Au départ, l’activité m’a honnêtement plutôt mélangée, mais le processus nous a finalement permis de cerner plus précisément ce sur quoi s’attarder, et dans quel ordre procéder. Nous avons bien hâte de rencontrer le reste de notre équipe à ce sujet afin de voir leur réaction et de recueillir leurs expertises pour poursuivre! Chose certaine, on a réellement compris la notion de « marathon » de coopération qu’est ce Coopérathon!! 🙂

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Le paragraphe suivant, je l’ai écrit à 16h15 le 14 octobre. En le relisant, je ne me trouve d’ailleurs pas très convaincue, ni convaincante…

À 16h25, ma conception entière de notre participation au Coopérathon changeait de cap et se réalignait d’un seul coup, sous la magie d’Alejandro, notre super-mentor de Québec. Sur le chemin du retour à la maison, j’ai appelé Stéphanie en lui disant : « Alex vient de réaligner nos chakras!! ».

Effectivement, bien que nous avions réellement cerné pendant la journée un problème inhérent à notre fonctionnement organisationnel, il restait une partie de moi qui trouvait que le Coopérathon n’était peut-être pas l’endroit où rassembler des gens autour de la création d’un pitch de vente. Alejandro nous a donc ramené à l’essence de départ de notre défi : démontrer l’impact social de nos actions. Et, pour ce faire, on aura à imaginer tout un processus de suivi de ceux qu’on accompagne, les enseignants, qui représentent notre « zone d’influence » vers l’objectif ultime, la réussite et la persévérance scolaires. Un mélange d’analyse de données, de création et d’administration de sondages et de certainement bien d’autres choses… Très hâte d’en parler à l’équipe lors de notre prochaine rencontre!

 

21 octobre : Sprint #2 à Québec

(Raconté par Audrey) C’est le début de la 2e semaine officielle du Coopérathon! J’aurais voulu écrire beaucoup cette semaine, mais elle est passée comme un coup de vent. Lundi soir dernier, nous avons eu une rencontre virtuelle avec des membres de notre équipe et nous avons littéralement « brassé la cabane »! Nous avons compris qu’au-delà de notre bonne volonté, un travail plus en profondeur s’imposait pour atteindre nos objectifs. Nous avons discuté avec des gens formidables qui nous ont montré la nécessité de revenir jusqu’à notre modèle d’affaires… et euh je dois ici préciser que ce n’est pas quelque chose que j’ai vraiment pris le temps de faire auparavant…

Nous avons donc finalement chamboulé notre horaire de la semaine et passé la journée de mardi, Stéphanie et moi, à tracer notre canevas de modèle d’affaires. Notre vision étant déjà claire, ça s’est bien passé et nous sommes arrivées à quelque chose d’assez génial… à notre avis! Restera à le partager à nos mentors et membres de l’équipe et voir leur réaction!! D’ailleurs, les premiers échos qu’on en a eu semblent particulièrement positifs, ce qui nous motive encore plus!

Ce matin, j’assiste à un autre atelier sur le canevas de modèle d’affaires. Go go go!

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