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Un balado dans lequel des jeunes expriment ce qu’ils aiment ou non de l’enseignement à distance

Julie Belisle, enseignante, et Sylvie Perron, conseillère pédagogique à l’École Le Sommet (Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries) ont récemment mis en ligne un balado. Au-delà du projet lui-même, c’est le contenu de l’enregistrement sonore qui retient l’attention.
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Julie Belisle, enseignante, et Sylvie Perron, conseillère pédagogique à l’École Le Sommet (Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries) ont récemment mis en ligne un balado. Au-delà du projet lui-même, c’est le contenu de l’enregistrement sonore qui retient l’attention.

Julie et Sylvie ont voulu créer un projet stimulant pour les élèves de l’Escouade Tac-TIC de leur école, un groupe d’élèves experts en technologie qui donnent un coup de main aux enseignants. Au départ, elles voulaient faire une vidéo, mais finalement, les élèves désiraient expérimenter le balado. Ils disaient se sentir plus à l’aise pour parler puisque le public ne les verrait pas.

« L’objectif du projet était de donner une voix aux élèves. Nous voulions leur laisser la parole pour qu’ils s’expriment sur la façon dont ils vivent l’enseignement à distance.  Nous voulions que ce soit eux qui témoignent ouvertement », indiquent les deux femmes. Elles précisent qu’elles souhaitent également que les propos des jeunes inspirent les enseignants et les amènent à adapter leurs pratiques pour favoriser leur motivation dans le contexte actuel.

Ainsi, elles ont recruté quelques volontaires de l’Escouade Tac-TIC et leur ont proposé des questions. Puis, elles les ont rassemblés en deux groupes (1er cycle et 2e cycle) dans le studio multimédia de l’école afin d’enregistrer la séquence audio. Toutes les mesures sanitaires ont bien sûr été respectées à ce moment.

Une élève participante a composé la trame sonore du balado et Julie Bélisle a fait le montage. L’enregistrement est maintenant disponible sur différentes plateformes comme Anchor et Spotify.

Pas que du négatif

En écoutant les propos de Marie-Ève et Jérémy, élèves de 3e et 5e secondaire, puis de Lucas, Logan et Charles, en 2e secondaire, on comprend rapidement que l’enseignement à distance n’a pas que des inconvénients pour eux. Ils apprécient pouvoir se lever plus tard et ressentent moins la pression de devoir se présenter sous leur meilleur jour à l’école. D’un point de vue académique, certains ont l’impression de pouvoir avancer davantage à leur rythme et moins sentir la pression des pairs.

Par contre, certaines conditions doivent être mises en place afin de favoriser leurs apprentissages. Ils admettent qu’il est plus facile de perdre sa concentration dans l’environnement familial et qu’il peut être gênant de poser des questions en grand groupe. De plus, ils ont parfois peur d’arriver en retard aux cours puisqu’ils n’ont plus la cloche de l’école pour leur rappeler (un truc : programmer des alarmes aux moments clés de la journée).

Peu importe leur niveau scolaire, les élèves apprécient les activités interactives (les Kahoot et quiz en tout genre ont la cote) et les périodes où ils ont des choix (d’activités ou de sujets). Ils déplorent cependant que certains enseignants tentent de transmettre des notions de façon magistrale en ligne. Il est alors plus difficile pour eux d’écouter l’enseignant et de prendre des notes pertinentes en même temps (surtout pour ceux qui écrivent sur un iPad).

Le contact humain avant tout

Par-dessus tout, c’est le contact humain qui permet aux élèves de conserver leur motivation en enseignement à distance. Ils aiment particulièrement les moments où ils peuvent se retrouver en sous-groupes pour collaborer avec des camarades, que ce soit officiellement pendant les cours ou à d’autres moments pour compléter des travaux d’équipe. Ils admettent qu’ils ont pratiquement tous des discussions en parallèle du cours avec leurs amis sur les réseaux sociaux afin de s’entraider.

Ils apprécient également les moments où ils peuvent échanger en privé avec leurs enseignants (en vidéoconférence ou par simple clavardage). Ils trouvent cela moins gênant pour poser des questions et ont l’impression que l’enseignant est vraiment à l’écoute de leurs besoins dans ces moments. De plus, ils expriment le souhait que leurs enseignants prennent le temps de jaser de façon informelle aux débuts des cours, qu’ils ne se concentrent pas uniquement sur la matière à transmettre.

D’une durée de 45 minutes, le balado mérite définitivement d’être écouté par les éducateurs qui souhaitent contribuer au bien-être des jeunes. Être à l’écoute de leur besoin permettra certainement de les aider à traverser la crise.

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