Des conseils pratiques pour apprendre à se déconnecter

« Avec le numérique, nous avons tendance à remplir chaque seconde de nos vies. Nous devons réussir à diminuer le sentiment d’urgence numérique. Attendre et s’ennuyer, c’est important. C’est correct de ne rien faire du tout », dit Laurie Michel. Elle propose des trucs concrets pour développer de saines habitudes numériques.

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Le numérique n’aura jamais pris autant de place dans nos vies. Tellement qu’on oublie parfois qu’il y a une vie sans les écrans. Laurie Michel l’a appris à ses dépens. Après être passé près de l’épuisement, elle a fondé sa propre entreprise afin d’accompagner les gens vers la déconnection. Elle propose des trucs concrets pour changer ses habitudes de vie.

« La surconsommation que nous faisons des écrans n’est pas sans risque pour notre santé, physique et mentale. Attention, je ne souhaite surtout pas diaboliser la technologie. Celle-ci rend possible des choses fantastiques. Néanmoins, nous devons connaître les effets pervers pour pouvoir mettre en place des mécanismes de vie plus sains », indique Mme Michel, fondatrice de Vivala Offline.

Selon elle, il est possible de parler d’usage excessif lorsqu’une personne passe plus de 4 heures par jour sur son téléphone mobile à faire du magasinage en ligne, à consulter des médias sociaux et à se divertir. Évidemment, cela exclut les heures passées à travailler ou étudier en ligne. Bref, lorsqu’on remplace des tâches vitales par des usages numériques ou qu’on y passe tous nos temps libres, il est temps de se poser des questions.

« Avec le numérique, nous avons tendance à remplir chaque seconde de nos vies. Nous devons réussir à diminuer le sentiment d’urgence numérique. Attendre et s’ennuyer, c’est important. C’est correct de ne rien faire du tout », dit-elle.

Comment changer ses habitudes de vie?

1- Réfléchir

  • Poser un regard sur son usage du numérique et prêter attention aux répercussions du numérique sur sa vie; 
  • Se demander qu’est-ce qui fait que je saisis mon téléphone (élément déclencheur) et trouver des solutions de remplacement non numériques (sortir à l’extérieur, faire du sport, des activités créatives, la cuisine, etc.); 
  • En parler avec son entourage, réfléchir avec eux.

Mme Michel propose un quiz pour tester sa relation avec le téléphone cellulaire.

2- Agir

  • Se donner de nouvelles habitudes numériques : prévoir un moment dans la journée pour regarder et traiter ses courriels, se débrancher complètement à certains moments (en voiture, le soir ou les fins de semaines);
  • Changer son environnement (déterminer des zones interdites : voiture, salle de bain, chambre à coucher, etc., couper le son, se créer une bulle);
  • Planifier des activités afin de s’assurer de décrocher réellement;
  • S’organiser pour lâcher prise.

3- Faire le ménage

  • Faire un tri des applications et supprimer celles qu’on n’utilise pas;
  • Réviser sa page d’accueil pour garder les applications les plus utiles au quotidien;
  • Retirer les notifications qui ne sont pas humaines;
  • Rassembler les applications professionnelles ensemble;
  • Se désabonner des infolettres qu’on ne lit pas.

« Il est possible de mettre en place des habitudes plus saines, apprendre à être efficace plutôt qu’occupé. Cela demande de la discipline et une gestion rigoureuse au quotidien. Être trop connecté peut amener des pratiques anti-productives. Le multitâche n’est pas toujours efficace. Il faut laisser du temps à notre cerveau pour qu’il se repose. »

Laurie Michel a présenté une conférence sur le sujet dans le cadre de l’événement Novembre numérique.

Sa présentation est disponible en ligne.

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À propos de l'auteur

Martine Rioux
Après des études en communication publique, Martine a été journaliste pour différentes publications, avant de poursuivre sa carrière comme conseillère en communications interactives chez La Capitale, groupe financier, puis chez Québec numérique, organisme dont elle a pris la direction générale avant de faire le saut comme conseillère politique au cabinet du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale. Elle est aujourd'hui rédactrice en chef adjointe et chargée de projets spéciaux à l'École branchée. Son rêve : que chacun ait accès à la technologie et puisse l'utiliser comme outil d’apprentissage et d’ouverture sur le monde.

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