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Le parcours d’une nouvelle enseignante : de l’université à la salle de classe

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Notre entrevue avec Eryka Desrosiers, enseignante d’anglais et d’espagnol au Collège Champagneur, auteure du livre « Journal d’une nouvelle enseignante, de l’université à la salle de classe » et réalisatrice du balado bilingue « A Teacher’s Shoes/Souliers de prof ». Elle nous parle d’intégration au milieu de l’enseignement et d’utilisation des technologies avec les élèves.

Texte par Maryline Barrette-Dubé

En écrivant son livre, Eryka voulait donner des outils d’accompagnement au nouvel enseignant pour faciliter son intégration, puisqu’elle venait elle-même de franchir cette étape importante. Elle touche plusieurs sujets : comment se faire engager, comment se sensibiliser aux troubles d’apprentissage et comment enseigner adéquatement avec les technologies.

Eryka se sert des réseaux sociaux pour collaborer et permettre à ses élèves d’entrer en contact avec d’autres classes. Elle a d’ailleurs réalisé un projet avec une enseignante au Texas contactée par Google Plus.

« Je voulais faire du project-based learning, mais en collaboration, afin d’avoir un vrai public avec qui partager. J’ai jumelé mes élèves avec ses élèves pour réaliser un projet d’intérêt commun de leur choix » – Eryka Desrosiers

Nous vous invitons à visionner cette entrevue tournée lors du dernier colloque de l’AQUOPS pour entendre Eryka au sujet de ce qu’elle a retiré de cette expérience peu commune.

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Nos coups de coeur du e-colloque 2018 de la CSMB

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Le e-colloque 2018 a eu lieu à l'école secondaire Saint-Laurent et au CFP Léonard De Vinci.

L’École branchée a pris part à la 4e édition du e-colloque de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys qui s’est tenu le 7 décembre dernier. Ce sont quelques 800 participants ainsi que 200 animateurs et bénévoles qui ont permis à cet événement de faire rayonner l’enseignement à l’ère du numérique. L’ambiance était à la découverte, au partage, à la valorisation et au réseautage. Compte-rendu d’une journée où le développement professionnel était à l’honneur.

En 5 temps

Les participants ont pu profiter d’une journée comptant 5 volets : les ateliers, la technozone, le fab Lab CSMB, le CENST et les exposants. Voici donc quelques moments marquants dont a pu être témoin l’École branchée lors de cet événement.

Les coups de cœur de Valérie

Valérie Cadieux est enseignante de 3e année à la CSMB. Elle est aussi administratrice de deux groupes pédagogiques sur Facebook (Seesaw francophone et Aménagement flexible) suivis par près de 18 000 personnes et compte plus de 2000 abonnés sur Twitter. Valérie inspire partout où elle passe et cette 4e édition du e-colloque n’a pas fait exception. C’est donc dans une salle bondée qu’elle a partagé ses coups de cœur et ses pratiques gagnantes dans l’utilisation du numérique en classe. Que ce soit pour créer, pour se simplifier la vie ou pour réseauter avec d’autres groupes, cette enseignante passionnée a su partager une panoplie d’applications plus utiles les unes que les autres et qui, chacune à leur façon, permettent de transformer  les apprentissages des élèves. Vous trouverez ici la présentation de Valérie contenant tous les outils nécessaires pour vous inspirez dans vos futurs projets tirant profit du numérique.

Pour avoir accès à plusieurs contenus d’autres ateliers pertinents, c’est par ici.

École Paul-Jarry : coder du préscolaire à la 6e année

Une des présentations dans la technozone qui a su se démarquer est le déploiement du savoir-faire de l’école Paul-Jarry en programmation. Équipe dynamique et déterminée, ces enseignants ont fait du numérique un élément central dans la vie scolaire de leurs élèves. Ils ont plus particulièrement misé sur la programmation pour développer la pensée informatique des jeunes qui seront appelés à évoluer dans un avenir technologique où le code sera un langage incontournable. Paul-Jarry s’est donc dotée d’un cursus du préscolaire à la 6e année mettant de l’avant une progression dans l’apprentissage du code. Les compétences que doivent développer les enfants au 21e siècle font partie intégrante de ce cursus et c’est en misant sur la résolution de problèmes, les méthodes de travail efficaces, la motivation scolaire, la créativité, la collaboration, etc. que ces enseignants dévoués préparent leurs élèves aux emplois de demain.

Dans le même ordre d’idée, je vous invite à vous informer sur eSTIMe, initiative de l’équipe-école de Paul-Jarry, qui s’est engagée à développer un modèle d’apprentissage du code et le faire vivre à d’autres écoles primaires.

Le Centre de simulation en sciences et technologies (CENST)

Le CENST est un laboratoire scientifique conçu pour faire vivre aux élèves des activités signifiantes et complexes en lien avec la science et la technologie. Unique dans le Grand Montréal, il compte sur un simulateur de navette spatiale utilisé dans un contexte pédagogique. Les participants du e-colloque ont pu donc en apprendre davantage sur les missions qui sont proposées aux élèves ainsi que les différents rôles joués par ces derniers. C’est l’ensemble de la démarche scientifique qui est vécue dans le CENST et l’apprentissage actif est au cœur du cheminement en science et technologie des élèves de l’école secondaire Saint-Laurent.

Le Fab lab CSMB

Plusieurs écoles de la CSMB peuvent compter sur un projet novateur et unique au Canada : le Fab Lab. Dans le but de stimuler l’intérêt des élèves envers les technologies et de leur faire vivre des activités concrètes, plusieurs appareils à la fine pointe (imprimantes 3D, découpe laser, etc.) sont à leur disposition dans un contexte de création, de valorisation et de différenciation. Que ce soit pour imprimer une figurine en trois dimensions, découper un engrenage dans du métal ou imprimer sur une sphère, les participants du e-colloque 2018 ont pu être témoins de belles innovations technologiques où la création n’a que pour limite l’imagination.

Je vous invite à visionner le rendez-vous pédagogique de l’École branchée avec Mathieu Dubreuil, conseiller pédagogique en science et technologie et précurseur du Fab lab à la CSMB, pour en apprendre davantage sur ce projet présent dans 8 écoles et faisant participer 10 000 élèves.

À l’année prochaine

L’École branchée a pu échanger avec de nombreux enseignants passionnés, motivés et qui ont à cœur leur développement professionnel. Chapeau à toute l’équipe qui a su organiser un événement de cette ampleur et qui a tout mis en oeuvre pour que chacun en ressorte grandi et la tête pleine d’idées. On se dit à l’an prochain!

Le Canada : destination touristique de choix

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D'un océan à l'autre, le Canada peut compter sur une variété d'attractions prisés par les touristes du monde entier. Les paysages grandioses, la diversité des centres urbains, le climat distinct sur quatre saisons, les lieux sécuritaires, l'accueil chaleureux des gens, etc. font de ce pays un incontournable pour des millions de visiteurs année après année.
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Déployer l’ordinateur portable 1:1 à l’échelle d’une commission scolaire

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Nous avons rencontré Ron Canuel, un stratège renommé en éducation, qui nous partage le projet audacieux d’ordinateurs portable 1:1 mené alors qu’il était directeur général de la commission scolaire Eastern Townships. Il nous parle aussi de l’importance de mobiliser le secteur privé, le gouvernement et le milieu de l’éducation.

Ron a été le principal architecte d’un programme inédit visant à intégrer l’outil informatique dans l’ensemble d’une commission scolaire. Sous son leadership, ce sont tous les élèves de la troisième année à la fin du secondaire qui ont bénéficié d’un accès à un ordinateur portable 1:1. Une première à l’échelle du Canada.

Le projet est né du constat en que la commission scolaire était dans une situation précaire : taux de décrochage de 43% et taux de diplomation parmi les plus bas de la province. À la recherche de solutions, Ron a été inspiré par une initiative similaire dans l’État du Maine. Souhaitant apporter un enrichissement dans les classes du point de vue de la pédagogie, il a été convaincu par les témoignages des jeunes affirmant que l’outil informatique avait rendu leurs apprentissages beaucoup plus intéressants et pertinents.

Si la décision de Ron n’a pas fait l’unanimité au départ, les retombées positives sur la motivation et les résultats scolaires sont incontestables. Aujourd’hui, Ron Canuel est invité à participer au développement de programmes similaires et à témoigner de son expérience jusqu’en Amérique du Sud et en Afrique.

On vous invite à écouter l’entrevue pour entendre le témoignage complet de Ron Canuel au sujet de ce projet audacieux ainsi que pour découvrir ce que qu’il met de l’avant aujourd’hui avec le Partenariat en Éducation.

présente la question EDU
Quel est le mot qui te permet d’avoir un impact positif sur les autres?
Ron a répondu COURAGE. Écoutez l’entrevue pour découvrir ce que ce mot signifie pour lui.

Texte par Alexane St-Amant Ringuette
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La Semaine numériQC à l’école : pour des élèves alertes et responsables sur le Web

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Québec, le 11 décembre 2018 — Québec numérique annonce aujourd’hui la toute première édition de la Semaine numériQC à l’école, un projet qui permettra aux élèves et aux enseignants du 1er cycle du secondaire de développer leurs compétences numériques à travers des activités pédagogiques emballantes, en lien avec la compréhension d’importants enjeux de citoyenneté.

« Bien que le numérique fasse partie intégrante de la vie des jeunes d’aujourd’hui, nous savons qu’ils ont besoin de pouvoir acquérir des notions importantes concernant l’usage des médias sociaux, l’éthique, la robotique et la programmation afin de devenir des citoyens alertes et responsables à l’ère du numérique. Chez Québec numérique, l’ensemble de nos actions vise à faire progresser l’usage du numérique et la Semaine numériQC à l’école y contribuera à sa façon », explique Martine Rioux, directrice générale de Québec numérique.

À surveiller : quatre activités simples et accessibles

Quatre activités simples et accessibles, réalisées en collaboration avec Septembre éditeur, seront bientôt proposées aux écoles à partir du site Web. Elles toucheront les thèmes suivants :

  1. D’influençable… à influenceur! : principalement en français, pour apprendre l’effet des algorithmes et du choix des mots sur le Web.
  2. Le détecteur de fausses nouvelles (fake news: principalement en univers social, pour cerner les enjeux de société qui en découlent.
  3. Éthique et numérique : principalement en éthique, pour sensibiliser les jeunes aux traces qu’ils laissent dans l’univers numérique.
  4. Mon robot est plus fort que le tien! (vitrine de projets en robotique) : pour toutes les disciplines, afin de mettre en lumière les diverses initiatives en robotique déjà vécues à l’école.

Il s’agit d’une première vraie incursion en milieu scolaire pour Québec numérique. L’objectif est d’amener les jeunes à devenir des créateurs du numérique plutôt que de simples consommateurs. C’est aussi une occasion d’accompagner les enseignants dans leur développement professionnel à travers des activités formatrices et inspirantes. Une reconnaissance de leur engagement se fera d’ailleurs par l’octroi d’un badge numérique et d’une rétroaction personnalisée par l’équipe du CADRE21, partenaire du projet.

Par ailleurs, les enseignants pourront bénéficier d’un accompagnement personnalisé lors d’un CréaCamp organisé par l’École branchée, partenaire majeur du projet, le 15 février 2019 à l’école secondaire de l’Envol, à Lévis. Pendant cette journée de formation, des facilitateurs experts les appuieront afin qu’ils soient mieux outillés pour concrétiser ensuite l’activité de leur choix en classe.

UN CONCOURS RÉGIONAL

À l’occasion de la 1re édition de la Semaine numériQC à l’école, un volet concours est proposé aux écoles des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Les enseignants auront jusqu’au 26 mars 2019 pour déposer un dossier rendant compte de l’activité réalisée.

Lors de la Semaine numériQC de Québec, qui se tiendra du 4 au 14 avril 2019, les projets retenus par un jury composé de professionnels du numérique et de l’enseignement seront soumis au vote du public. Les gagnants seront dévoilés à la mi-avril lors du colloque de l’Association québécoise des utilisateurs d’outils technologiques à des fins pédagogiques et sociales (AQUOPS). De nombreux prix sont en jeu!

À PROPOS DE LA SEMAINE NUMÉRIQC À L’ÉCOLE

La Semaine numériQC à l’école est soutenue financièrement par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) et s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan d’action numérique en éducation et en enseignement supérieur (PAN). Elle est inspirée de la Semaine numériQC de Québec, événement visant à réunir les communautés numériques, favoriser les occasions d’apprentissage et démocratiser le numérique auprès de la population et des clientèles d’affaires.

À PROPOS DE QUÉBEC NUMÉRIQUE

Québec numérique est un organisme à but non lucratif qui rassemble et anime la communauté numérique de Québec, en plus de la faire rayonner à l’échelle provinciale, nationale et internationale. Il démocratise le numérique auprès des citoyens et des autres communautés par le partage, la rencontre et la tenue d’activités. L’ensemble de ses actions vise à faire progresser les usages et les pratiques numériques.

Visitez le site : www.snqcecole.com

Vivre une formation sur le Campus RÉCIT

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Dans le cadre de la mise en place du Plan d’action numérique, Cadre21 et le RÉCIT ont publié leur offre d’auto-formations. Celles-ci sont maintenant disponibles gratuitement pour tous les enseignants du Québec.

Après avoir expérimenté la conception universelle de l’apprentissage (CUA) de Cadre21, il m’était tout naturel de tenter une auto-formation du côté du RÉCIT. J’ai donc opté pour la micro-accréditation Gérer ses travaux scolaires en ligne comme un-e pro! Je vous partage ici ce que j’y ai vécu.

Processus

La formation Gérer les travaux en ligne comme un-e pro! est quelque peu différente des autres auto-formations disponibles sur Campus RÉCIT. En effet, alors que la majorité des auto-formations se fait de manière complètement autonome, celle-ci fonctionnait selon une formule hybride. En plus des rendez-vous hebdomadaires en vidéoconférence, nous avons eu à compléter une partie du travail individuellement. Nous nous sommes inscrits et avons eu accès au contenu de l’auto-formation graduellement. Le cours était découpé par semaine : nous avions à respecter des échéances et à participer à une vidéoconférence chaque lundi de novembre. Nous avons pu rencontrer virtuellement les gens qui nous ont soutenus dans le processus, soit Catherine Cyr Wright, Alexandre Gaudreau et Stéphane Lavoie.

Contenu

Chaque semaine, nous avons abordé différents thèmes : exploration des ENA, création de travaux en ligne, correction et rétroaction, expérimentation. Les ENA à l’étude étaient au nombre de 6 : Edmodo, Classroom, Office 365 TEAMS, Moodle (soit la plateforme utilisée par Campus RÉCIT) et Seesaw.

Expérimentation

Afin de recevoir l’accréditation, nous avions à réaliser deux expérimentations de remise de travaux ou d’activité en ligne, en utilisant l’environnement numérique d’apprentissage de notre choix et en fournissant des traces de nos expérimentations. Par la suite, nous avons effectué un retour réflexif sur notre expérimentation.

Ce type de formation est intéressant pour les gens qui préfèrent le contact humain, qui ont besoin d’un échéancier pour mener à terme un projet ou qui ressentent le besoin d’être supportés par des personnes ressources pour s’approprier les outils numériques et éventuellement les intégrer dans leur enseignement.

Embarquez dans la vague!

Consulter l’offre d’auto-formations sur le site Web du Campus RÉCIT.

Sachez que si vous avez un besoin particulier de formation, il est possible de le manifester en écrivant à campus@recit.qc.ca.

7e Sommet du numérique en éducation : dernier jour pour l’appel à communications

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Vous avez sans doute déjà participé au Sommet du numérique en éducation ou entendu parler de cet événement. Cette année, les 25 et 26 avril au Centre Sheraton de Montréal, ce sera la 7e édition de ce congrès incontournable du numérique en éducation dans la Francophonie.

Vous aimeriez partager vos pratiques innovantes lors de cet événement qui réunit chaque année près de 1 500 chercheurs et praticiens? Le comité organisateur accepte les propositions de communications jusqu’au 10 décembre 2018 sur la plateforme de l’événement.

Pour soumettre votre proposition, c’est par ici.
Pour vous inscrire au Sommet du numérique en éducation, c’est par ici.

On vous invite aussi à écouter nos entrevues avec des participants et intervenants du 6e Sommet du numérique en éducation sur notre liste de lecture Les Rendez-vous de l’École branchée.

Façonner l’avenir de l’école avec l’intelligence artificielle

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Nous avons rencontré François Guité, enseignant de carrière, consultant en éducation et associé chez Pédagosoft, qui nous parle d’intelligence artificielle (IA) et de ses retombées potentielles pour le milieu de l’éducation.

Texte par Alexane St-Amant Ringuette

Tout comme il était impossible d’entrevoir il y a 40 ans comment les TIC bouleverseraient l’éducation, personne ne sait exactement jusqu’où l’intelligence artificielle va nous mener. Même si on ne peut prédire ce que deviendra l’IA, une chose est certaine selon François : il faut s’intéresser au phénomène.

Dans cette entrevue, François souligne quatre bénéfices potentiels de l’intelligence artificielle sur les apprentissages :

  • la personnalisation des apprentissages;
  • le rythme des apprentissages;
  • l’identification des difficultés d’apprentissage;
  • l’évaluation des apprentissages.

François explique aussi qu’un des avantages de l’IA est celui de créer une intelligence qui est différente de la nôtre, ce qui permet notamment de remettre en question le modèle historique utilisé pour mesurer notre propre intelligence et celle des enfants. Finalement, François encourage les acteurs éducatifs à s’intéresser à la « littératie du futur » afin de développer leur capacité d’analyse et contribuer à façonner l’avenir.

« On est dans une dynamique d’accélération de l’évolution énorme, c’est important de réfléchir à ce que sera l’avenir » – François Guité

On vous invite à écouter l’entrevue pour en apprendre davantage sur les impacts de l’IA en éducation et sur la posture à adopter afin que ces impacts soient positifs.

présente la question EDU
Quel est le mot qui te permet d’avoir un impact positif sur les autres?
François a répondu LIBERTÉ. Écoutez l’entrevue pour découvrir ce que ce mot signifie pour lui.

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David Saint-Jacques : en direct de l’espace

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Après une préparation de près de 10 ans, l'astronaute québécois David Saint-Jacques s'est envolé le 3 décembre 2018, à bord de la fusée Soyouz, en direction de la Station spatiale internationale. Une mission de 6 mois attend celui qui est aussi médecin, ingénieur, astrophysicien, physicien et pilote d'avion.
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L’Égypte antique au goût du jour

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Le 6 décembre 2018 avait lieu une conférence de presse au collège St-Sacrement qui s’intitulait « Un voyage dans le temps grâce à l’utilisation du jeu vidéo dans l’apprentissage de l’histoire ». Différents acteurs du milieu de l’éducation avaient donc été conviés pour assister à la concrétisation du projet de Mathieu Beauséjour concernant la ludification dans l’enseignement de concepts historiques tout en s’articulant autour du jeu Discovery Tour : Ancient Egypt.

Un projet exclusif

Première nord-américaine en éducation, l’enseignement de l’histoire avec un jeu vidéo d’Ubisoft en contexte d’apprentissage, comme l’ont réfléchi M. Beauséjour et ses collègues enseignants, a été rendu possible, entre autres, grâce à Marc-André Éthier de l’Université de Montréal, CADRE21Ubisoft Montréal et le Collège St-Sacrement. Ce dernier a su investir massivement dans un laboratoire informatique moderne pour favoriser l’exploitation d’un jeu à haut rendement graphique comme Discovery Tour et c’est avec une vision bien ancrée dans la réalité du 21e siècle que M. Mayer, directeur général du Collège, soutient ce genre de projet :

« Nous parlons d’une idée innovante, préparant les élèves aux défis d’aujourd’hui et de demain et qui sait miser sur la collaboration, la créativité et le développement d’un sentiment de compétence chez l’apprenant ».

Amener l’histoire à un autre niveau

M. Beauséjour, passionné d’histoire, mais pas nécessairement de jeux vidéo, a su amener son enseignement à un autre niveau. En effet, en proposant à ses élèves de première secondaire une situation d’apprentissage où le fait de plonger dans un jeu vidéo servirait de prétexte pour travailler divers concepts historiques de l’Égypte antique, Mathieu Beauséjour a fait d’une pierre deux coups en misant également sur l’autonomie, la persévérance, la motivation et le développement de la pensée critique des garçons et des filles composant ses groupes. Nul besoin de vous rappeler que, contrairement à leur enseignant, les élèves de M. Beauséjour sont davantage passionnés par les jeux vidéo que par l’histoire. Alors, quand un outil permet de rallier plaisir et éducation, c’est tous les acteurs impliqués, élèves comme enseignants, qui y gagnent énormément.

Apprendre dans le plaisir

Plusieurs heures de travail sont derrière un projet de cette envergure. M. Beauséjour a donc passé beaucoup de temps en amont pour réaliser un dossier documentaire ainsi qu’un cahier de l’élève qui guident les apprenants, étape par étape, dans leurs découvertes des différents concepts à l’étude. Antoine Cottenoir-Doucet, un des élèves de première secondaire de M. Beauséjour, voit ces guides comme « un complément au jeu, une façon de bien jouer et de ne pas se perdre inutilement dans le superflu ». Il mentionne également que « le cahier de l’élève est un bon moyen de garder des traces de ses apprentissages et qu’il permet de faire l’étude des concepts à la maison quand on n’a pas le jeu chez soi ». Antoine continue à discuter en mettant maintenant l’accent sur le plaisir qu’il a eu à jouer à Discovery Tour :

« J’étais très enthousiaste à l’annonce du projet où l’utilisation d’un jeu extrêmement réaliste nous a fait découvrir l’Égypte comme jamais je n’aurais pu l’imaginer. Je suis un joueur de jeux vidéo à la maison, mais celui-là est différent et m’apprend vraiment quelque chose ».

Antoine a conclu en disant qu’il s’est découvert une réelle passion pour les lieux historiques en jouant à Discovery Tour et a déjà planifié un voyage familial au Mexique durant la semaine de relâche parce qu’il veut y découvrir les vestiges des Mayas pendant que ses parents « profiteront de la chaleur ».

Pour en savoir plus

Vous pouvez suivre les projets de Mathieu Beauséjour sur Twitter en cliquant ici.

Vous pouvez également cliquer ici pour prendre connaissance d’un dossier très complet sur le jeu Discovery Tour : Ancient Egypt.