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Une femme copiste

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Une étude sur les régimes alimentaires a permis de révéler ce que peu de gens croyaient possible : les femmes ont joué un rôle dans la réalisation des œuvres littéraires au Moyen-Âge.
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Salon de l’apprentissage : le rendez-vous incontournable de tous ceux qui ont l’éducation à coeur

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Montréal, lundi 11 février 2019 – Le Salon de l’apprentissage prépare sa deuxième édition à la Place Bonaventure de Montréal, les 23 et 24 mars prochains. Cet événement d’envergure est gratuit et ouvert à tous ceux qui cherchent des ressources ou des outils pour aider les enfants du primaire et du secondaire.

En plus de compter sur la comédienne, réalisatrice et maman Mariloup Wolfe comme porte-parole, le Salon présente ses ambassadeurs, dont l’expertise dans le domaine de l’apprentissage et de l’éducation est sans pareille. Ils se joignent à d’autres conférenciers, animateurs et exposants afin de faire du Salon de l’apprentissage un événement des plus riche.

Mettre de l’avant l’apprentissage

C’est avec enthousiasme que Mariloup Wolfe a accepté d’être à nouveau porte-parole du Salon de l’apprentissage. Cette année, elle sera aussi entourée d’ambassadeurs de choix : Stéphane Paradis, conférencier, auteur et président de Gustave et Cie, Mélanie Gervais, fondatrice de l’organisme Enfant Mode d’Emploi et Nancy Doyon de SOS NANCY, éducatrice spécialisée, coach familiale, conférencière, formatrice et auteure. Ces ambassadeurs offriront d’ailleurs leur expertise lors de conférences qui seront ouvertes à tous.

Cette édition est l’occasion de découvrir des kiosques de spécialistes, de produits et de services reliés à l’apprentissage. On y trouvera des solutions pour stimuler, aider, motiver et soutenir les jeunes de 4 à 17 ans dans leur cheminement scolaire. Avec ses 145 kiosques, ses conférences et ses présentations, le Salon de l’apprentissage est la plus grande vitrine consacrée aux ressources éducatives au Québec. Il se déploie à la Place Bonaventure en trois zones thématiques : Didactique et littérature, Matériel et technologie ainsi que Services et activités

Les visiteurs découvriront des livres éducatifs (Chenelière ÉducationPearson ERPILE GROUPE GUÉRIN), des jeux éducatifs (Brault et Bouthillier), des logiciels (Antidote), des albums jeunesse (FonfonMidi trente éditions, Bayard Presse Canada), des fournitures scolaires (Buropro Citation), du matériel spécialisé (Kit planète), des activités (Centre des sciences de MontréalZoo de GranbyMusée de la civilisation), des services et bien plus. Véritable occasion d’échanger avec les exposants et de tester le matériel éducatif, le Salon permet aussi aux visiteurs d’assouvir leur curiosité et de parfaire leurs connaissances en assistant aux différentes conférences et présentations offertes pendant les deux jours de l’événement.

En effet, en plus de l’espace réservé aux exposants, le Salon propose des moments privilégiés avec des professionnels de l’éducation et de l’apprentissage. La salle de conférence « Place aux experts » vous permettra d’assister à des conférences inspirantes pour la modique somme de 5 $ (plus taxes). Parmi les experts présents, nommons Tonya Di Stefano (B. Sc. en ergothérapie), Céline Fouquet (docteure en neurosciences), Isabelle Robert (enseignante), Valérie Fontaine (auteure jeunesse, enseignante et animatrice), Nathalie Parent (psychologue et auteure) et l’un des ambassadeurs, Stéphane Paradis (auteur et président de Gustave & compagnie), qui est reconnu pour son travail sur l’estime de soi des enfants. Tous les profits seront versés à l’organisme Alloprof. Les professionnels et parents qui aimeraient y participer peuvent trouver les détails des conférences et se procurer un billet sur le site Internet.

Nouveauté cette année, l’Espace-conseil s’adresse à tous ceux qui ont des questions ou des préoccupations concernant l’éducation de leurs enfants. Les professionnels de l’Institut des troubles de l’apprentissage accueilleront les visiteurs dans un endroit confidentiel pour offrir de l’écoute, des ressources, des conseils et des références. Il s’agit d’une occasion unique de se renseigner sur différents aspects de l’éducation, de poser des questions et d’obtenir des conseils personnalisés.

Les partenaires

Le Salon de l’apprentissage reçoit l’appui de partenaires importants, comme la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et la Centrale des syndicats du Québec/Fédération des syndicats de l’enseignement. Outre le fait qu’ils soient exposants et partenaires, certains offriront des présentations gratuites sur la scène « Pleins feux sur les exposants » : Amélio (outils pratiques pour motiver les enfants), Les Cercles des Jeunes Naturalistes (reconnecter les enfants à la nature), Edu GoPro (outils pour faciliter le parcours scolaire) ou encore la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) (réussite des élèves ayant des défis particuliers : les solutions offertes par l’école privée).

Concours « La persévérance scolaire… Coup de cœur pour ses victoires »

À l’occasion de la semaine de la persévérance scolaire, le Salon de l’apprentissage donne la chance aux parents, enseignants, professionnels de l’éducation, grands-parents et amis de féliciter publiquement un petit ou un grand défi qu’un enfant de leur entourage a relevé avec brio cette année. Il suffit d’exprimer son coup de cœur sur le tableau d’honneur du Salon. En plus de cet encouragement, le participant et l’enfant courent la chance de remporter un chèque-cadeau de 100 $ chacun à dépenser lors de leur visite au Salon de l’apprentissage. Les détails de ce concours sont disponibles ici.

Renseignements généraux

Le Salon de l’apprentissage est gratuit et ouvert à tous. Il se déruolera à la Place Bonaventure de Montréal, les 23 et 24 mars 2019, de 10h à 17h. Pour plus d’informations, visitez le site Internet.

Des témoignages inspirants pour briser les tabous de la mixité en emploi avec la campagne Ouin pis?

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Montréal, le 7 février 2019. – Encore aujourd’hui, les hommes et les femmes qui choisissent des métiers généralement associés au sexe opposé doivent parfois affronter des préjugés défavorables.

Afin de fournir aux jeunes des moyens de contrer ces freins et préjugés et de les sensibiliser aux avantages de la mixité en emploi, Academos, la référence en mentorat pour les jeunes au Québec, lance aujourd’hui la troisième édition de sa campagne numérique Ouin pis? en partenariat avec le Secrétariat à la condition féminine.

Déployée sur le web et sur les réseaux sociaux du 7 au 28 février, cette campagne numérique présente le portrait de divers professionnels qui ont choisi un métier non traditionnel et qui sont des modèles de réussite inspirants pour les jeunes. Un métier est dit non traditionnel pour les femmes lorsqu’on y trouve moins de 33 % de femmes, comme les métiers de mécanicien ou de charpentier. De la même façon, un métier est considéré comme non traditionnel pour les hommes lorsqu’il attire moins de 33 % d’hommes, comme les métiers du domaine des soins infirmiers ou ceux de l’éducation à l’enfance.

« Avec cette campagne, nous voulons faire comprendre aux jeunes qu’ils peuvent choisir le secteur d’activité qui les intéresse vraiment, peu importe la proportion de main-d’œuvre masculine ou féminine et les stéréotypes liés au genre dans la promotion des différents métiers et programme d’études », explique Catherine Légaré, présidente-fondatrice d’Academos.

« Foncez! »

Sur le microsite de la campagne Ouin pis?, les jeunes peuvent notamment consulter les portraits d’Annie Beausoleil, ingénieure électrique chez Bombardier aéronautique, et de Louis-Philippe Loiselle, inhalothérapeute chez Airmedic. « Mon conseil pour les futures ingénieures, c’est de ne pas être gênée ou intimidée de prendre part aux conversations de ses collègues masculins, et d’ainsi prendre sa place », mentionne Annie Beausoleil dans sa vidéo de présentation.

De son côté, Marie-Michèle Siu, ingénieure en aérospatial pour les Forces armées canadiennes, encourage également les filles à assumer leur intérêt pour les secteurs d’activités non conventionnels. « Foncez! Si vous êtes curieuses de la vie, des avions, des moteurs, des ordinateurs, n’hésitez pas à étudier en aérospatiale. Les pionnières, près de 100 ans avant nous, ont déjà brisé toutes les barrières pour nous! Les femmes n’ont plus rien à prouver ou justifier notre place dans ce milieu », souligne-t-elle dans son entrevue disponible en ligne.

Le campagne Ouin pis? contribue à l’atteinte de l’un des objectifs de la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes vers 2021, soit de diversifier les choix de carrière des filles et des garçons.

À propos d’Academos

Fondé en 1999, Academos est un organisme à but non lucratif qui connecte les jeunes de 14 à 30 ans avec la réalité du monde du travail grâce à une application de mentorat virtuel. L’objectif : les aider à trouver le métier de leurs rêves. Parce que la vie est trop courte pour s’ennuyer! Academos est soutenu financièrement par le Secrétariat à la jeunesse du gouvernement du Québec pour favoriser la persévérance scolaire et faciliter le choix de carrière. L’organisme basé à Montréal est également épaulé par plusieurs partenaires financiers, dont Alcoa, ArcelorMittal, Agropur, Belairdirect, le Collège LaSalle, Desjardins, l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, Finance Montréal, Investissement Québec, les Pros de l’Assurance et Ubisoft.

SOURCE Academos

De l’électricité dans l’air pour la 20e édition de l’événement « Les filles et les sciences, un duo électrisant ! »

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Montréal, mercredi le 6 février 2019 – Il y aura de l’électricité dans l’air à l’occasion de la 20e édition de l’événement « Les filles et les sciences, un duo électrisant! ». Trois journées d’activités (Québec, Montréal, Sherbrooke) pour promouvoir les sciences et les technologies auprès des jeunes filles de 2e et 3e secondaire afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre féminine qui persiste au sein de ces industries.

Plusieurs personnalités de marque ajouteront à l’éclat de cette journée, dont Mme Johanne Duhaime, vice-présidente, Technologies de l’information et des communications à Hydro-Québec et présidente d’honneur de cette 20e édition. « Je souhaite voir plus de filles choisir les sciences comme champ d’études et de travail, car elles apportent une vision et une approche différentes et complémentaires! », commente Mme Duhaime.

La météorologue Ève Christian prendra également part aux festivités, à titre de marraine d’honneur, de même que la jeune biochimiste et journaliste scientifique Marianne Desautels-Marissal, de retour à titre de porte-parole pour une deuxième année. « Il y a 20 ans, j’en avais 14, comme des centaines de jeunes filles qui participeront à ces journées. Quand je regarde ces dernières décennies, j’y vois la naissance d’une foule de sciences et de technologies qui façonnent déjà nos vies et les nouveaux métiers qui les accompagnent. S’intéresser aux sciences, c’est aller plus loin que de se préparer à un futur qui change rapidement : c’est être ce changement, penser cet avenir, le coder. »

Un événement conducteur de changement

De nombreux facteurs influencent le choix d’un domaine d’études et la participation à un événement comme celui-ci peut avoir une incidence majeure sur l’avenir professionnel des jeunes. Passée maître dans l’art d’observer le ciel, la prévisionniste Ève Christian rappelle l’importance d’encourager nos jeunes à élargir leurs horizons. « Personnellement, j’ai d’abord rêvé d’une carrière en astronomie, pour ensuite réaliser que je préférais être dans le mouvement des systèmes météorologiques, à quelques kilomètres d’altitude plus bas. Il faut demeurer ouvert d’esprit et ne pas fermer de portes, souligne-t-elle. Ce n’est pas parce que c’est des sciences ou des technos que c’est nécessairement ardu. Ce sont des domaines beaucoup plus accessibles que nous le pensons et les jeunes filles en auront la démonstration concrète en assistant à des événements tels que celui-ci. Elles y découvrent une foule de métiers amusants, aux multiples facettes, ainsi que leurs nombreuses applications. L’important, c’est que la flamme s’allume! Une journée comme celle-ci nous montre la voie vers le chemin à prendre, en gardant en tête que chaque parcours est unique! ».

Court-circuiter le manque de main-d’œuvre féminine en sciences et en technos

Malgré les deux décennies d’existence de l’événement, sa mission demeure tout aussi actuelle et pertinente de nos jours, en raison du manque de main-d’œuvre féminine qui persiste au sein de ces industries depuis trop longtemps.

En octobre dernier, un sondage réalisé par le Groupe Multi Réso auprès de participantes d’éditions précédentes a démontré l’influence positive de l’événement. Parmi les réponses obtenues, 82,4 % des répondantes considèrent que l’événement leur a été personnellement utile. De plus, 68,7 % d’entre elles ont indiqué que leur intérêt envers les sciences en général avait augmenté à la suite de cette expérience, alors que 64,7 % des participantes ont vu leur intérêt à suivre des cours de sciences augmenter grâce à cette journée. Finalement, 77,4 % des répondantes ont indiqué que l’événement a fait augmenter leurs connaissances dans les domaines ciblés, alors qu’une proportion de 78,1 % a découvert de nouvelles professions dans ces domaines.

« Bien que les résultats du sondage nous enthousiasment, nous trouvons regrettable d’en arriver au même constat, après 20 ans. Nous sommes déterminées à déployer toute la puissance nécessaire pour court-circuiter le manque de main-d’œuvre féminine au sein de ces industries », indique Mme Nancy Rancourt, ingénieure et présidente du comité organisateur.

Avec une programmation chargée d’ateliers et de démonstrations spectaculaires, le 20e anniversaire de l’événement sera souligné en grande pompe. Les participantes auront notamment la chance de réaliser des fusions à bord de camions de fibre optique et d’assister à une présentation spéciale animée par les vulgarisateurs scientifiques Martin Carli (à Montréal) et Yannick Bergeron (à Québec).

Renseignements généraux

Cette année, l’événement se tiendra aux dates et aux endroits suivants :

  • Le 23 février 2019 : Québec, Université Laval
  • Le 16 mars 2019 : Montréal, École de technologie supérieure L’édition montréalaise de l’événement est présentée en collaboration avec l’École de technologie supérieure et Polytechnique Montréal
  • Le 16 mars 2019 : Sherbrooke, Université de Sherbrooke

Site Web officiel

Facebook Montréal : @LesFillesEtLesSciencesUnDuoElectrisantMontreal

Facebook Québec : @lesfillesetlessciencesquebec

Facebook Sherbrooke : @TechnoscienceEstrie

Pour un aperçu des ateliers offerts aux participantes lors de la journée « Les filles et les sciences, un duo électrisant! », visionnez cette vidéo réalisée en 2018

À propos de l’événement « Les filles et les sciences, un duo électrisant! »

Créé par une poignée de femmes bénévoles, scientifiques, ingénieures, professionnelles et professeures, avec le soutien de Polytechnique Montréal, de l’École de technologie supérieure et de plusieurs entreprises des TIC, le concept de l’événement « Les filles et les sciences, un duo électrisant! » a d’abord germé, en 1998, dans l’esprit de Mme Nathalie Beaudry. Alors responsable d’un programme d’embauche universitaire pour le service de l’exploitation du réseau chez Bell, celle-ci s’est vu confier le mandat de recruter une proportion de 50 % de femmes, un objectif qu’elle peina à atteindre en raison du faible taux de maind’œuvre féminine. Constatant que ses collègues étaient confrontées aux mêmes problématiques, Mme Beaudry a d’emblée proposé l’idée de se regrouper afin de mettre sur pied une activité destinée aux adolescentes, pour leur faire connaître la nature exacte des professions scientifiques et technologiques et les programmes d’études qui y mènent. En plus de permettre aux participantes de réfléchir aux stéréotypes qui influencent leurs choix d’études, cet événement leur offre une occasion unique de découvrir des formations et des carrières valorisantes, de participer à des ateliers passionnants et d’échanger avec des femmes de carrière inspirantes. L’événement comporte plusieurs volets; parmi lesquels des activités de groupe, des démonstrations et des ateliers, de même que deux sections conçues expressément pour les intervenants du milieu scolaire et pour les parents.

Le numérique : un bouleversement qui nous obligera à repenser la pédagogie de l’enseignement?

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Nous vivons dans un monde en évolution permanente, impacté par les rapides avancées technologiques. Notre façon de travailler, de nous rendre sur notre lieu de travail, de consommer, de passer notre temps libre, de communiquer et même de penser, ont connu des changements sans précédent sous l’influence des technologies.

Par Melanie Brockmann, France

Ces changements se sont imposés dans notre quotidien avec une telle rapidité et une telle facilité que nous nous sentons dans l’obligation de mieux comprendre comment fonctionne ce monde numérique, ne serait-ce que pour mieux mesurer les risques auxquelles nous nous exposons. Pour gérer ce nouvel environnement, nous développons de nouvelles compétences afin de nous adapter à cette nouvelle ère technologique.

Bien sûr, nous consultons bien moins souvent l’Encyclopedia Universalis que Wikipedia ou Google, bien sûr, notre co-pilote ne déplie plus une carte routière contre le tableau de bord de l’automobile, mais lance waze ou Google Maps sur son téléphone intelligent. Ces changements suscitent des débats qui ne semblent être qu’un réveil de la querelle entre les anciens et les modernes, les avant-gardistes et les réactionnaires, les matérialistes et les idéalistes.

Si ces évolutions ont impacté notre quotidien de manière si frontale et inévitable, c’est parce qu’elles suggèrent que le monde numérique est à notre niveau. Nous pouvons le comprendre, l’appréhender. Nous pouvons, pour mieux gérer ce nouvel environnement, « monter en compétence ». Et la question de la compétence semble être une notion clé du changement qui est à l’œuvre.

Pour utiliser le poste de radio ou la télécommande du téléviseur (pour rester dans des exemples des technologies de la communication), la montée en compétence ne fut pas si prégnante, même s’il s’agissait d’une petite révolution aux grandes conséquences. Entre l’appréhension du bouton rotatif de contrôle de volume des postes radio, la flèche verte des télécommandes du magnétoscope, le joystick de la Nintendo, le clic droit de la souris, bluetooth, et le dialogue avec Alexa du Lab126 d’Amazon.com, il y a tout un monde…

Véritablement un monde.

Soit, à proprement parler, un nouvel environnement, un nouveau tissu de relations entre les individus, entre les individus et les objets, entre les objets eux-mêmes. Selon les orientations des uns et des autres, on pourra choisir de mettre l’accent sur la technologie, sur l’innovation disruptive, l’industrie, ou sur les réseaux d’information. Mais, en focalisant la réflexion sur cette « montée en compétence » à laquelle nous engage le monde numérique, nous faisons entrer dans la ronde, un secteur encore inquiet, timide, peu enclin historiquement à la « disruption », celui de l’éducation.

« Le numérique est un changement profond de nos sociétés, qui transforme par exemple les relations entre les gens. L’important est de comprendre ça. Les enfants d’aujourd’hui vont tous apprendre les langages informatiques, c’est un fait. La vraie question est de savoir si leurs parents seront capables de s’y mettre aussi. » – Olivier Crouzet, directeur pédagogique de l’École 42, Paris, France

Le chef d’orchestre de ce monde nouveau, nous dit-on, c’est l’informaticien. L’ingénieur en informatique capable de créer les algorithmes qui précèdent ou répondent aux avancées technologiques. Les langages informatiques qu’il utilise ont une histoire, et sa compétence est moins dans sa maîtrise de langages de programmation particuliers que dans la logique qui les préside.

La programmation, le code, entre désormais de plus en plus tôt dans les programmes scolaires. Le logiciel Scratch est un parfait exemple des objectifs visés par l’apprentissage du code en primaire. Le TICE, ou encore les ateliers des Magic Makers sont symptomatiques de la soudaine importance donnée à la logique de la programmation et de l’algorithme. Les enfants sont invités à appréhender la logique des blocs de commandes et de leurs enchainements. Bien souvent, il s’agit de déplacer visuellement des briques de commande dans un certain ordre. Cet agencement de briques va produire des effets, une progression, une suite d’actions dans des environnements ludiques.

Il ne s’agit pas simplement de savoir parler à une machine, il s’agit de comprendre comment fonctionne la machine. Dans l’agencement de briques de commandes, il est possible de créer des consignes, des conditions, des boucles, de multiplier des possibilités, de tester par l’exécution les actions, d’éprouver la logique des connexions entre des actions et de les ajuster en toute autonomie. On se trompe peu dans cet apprentissage. On expérimente.

Le ton est donné. Voici un apprentissage où on expérimente. Un apprentissage où se tromper est une expérience qui fait progresser. Un apprentissage où l’on peut s’amuser.

Mais ça ne s’arrête pas là.

Les jeux de plateau collaboratif où il n’y a ni gagnant, ni perdant, propose une abstraction de la logique du bénéfice et du succès. C’est un groupe qui atteint ou n’atteint pas un objectif, il s’agit donc d’organiser l’intelligence collective. Un atelier pratique de programmation peut se décliner en autonomie, mais l’esprit de ce type d’atelier trouve tout son sens lorsqu’il est appréhendé sur le mode collaboratif. Fin de la concurrence entre les individus, dès le plus jeune âge, gagner devient une victoire pour tous. Obtenir un résultat complexe via des briques de commandes que chaque groupe aura agencées, et qui, une fois mises bout à bout, produiront l’effet escompté, est une victoire de l’intelligence collective. Dans ce nouveau paradigme, les enfants progressent en « mode projet ».

Le pendant de cette vision de l’apprentissage se révèle dans les dernières avancées de l’intelligence artificielle. Après le e-learning et l’accès à des formations parfois très pointues sans bouger de son salon, voici que la « machine » numérique au sein d’une classe primaire peut proposer d’ajuster tout type d’apprentissage classique (grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire, langues étrangères, mathématique, histoire, géographie, littérature…) au niveau de l’élève. Pour atteindre un objectif d’apprentissage, le logiciel intelligent va adapter méthodes et contenus aux besoins de l’enfant. Exit l’échec scolaire, l’enfant va progresser à un rythme et selon un chemin unique, personnalisé, adapté à ses propres capacités, et non à ses lacunes. À cela, le mode collaboratif invite les enfants à s’entraider, à mutualiser leurs efforts pour échanger et réfléchir ensemble afin de trouver la bonne réponse.

On voit ainsi comment ce nouvel environnement numérique n’affecte pas seulement des usages, des pratiques, des besoins, mais bien des valeurs. Bien entendu, on peut ironiser, s’inquiéter de cette étrange coïncidence d’un vocabulaire et de valeurs communes entre startups, management et éducation.

Il s’agit de garder les yeux grands ouverts sur ce nouvel environnement aux logiques compromises avec des secteurs connus pour leurs doubles langages. Ainsi, l’expression d’une inquiétude critique reste le corollaire indispensable pour prévenir toute perversion, tout écart ou retournement du vocabulaire et des valeurs qui s’y attachent. Lorsque l’on évoque le monde numérique, on évoque bien souvent l’idée d’un écosystème. Dans cet écosystème, la crainte du détournement des valeurs, des fausses promesses et de la disparition de tout sens critique est une partie du tout.

La SmartCity se développe à peine avec son cortège d’enthousiasme et de craintes, que déjà se profile une SmartSchool dont les promesses troublent avec mélancolie notre vision de l’avenir. Rendre indispensable le numérique et ses outils dans l’éducation des enfants ressemble à s’y méprendre à une fabrique de futurs utilisateurs de Google. Entreprise qui se définit par la transformation des « usages » d’un outil numérique en espèces sonores et trébuchantes. Pourtant, la tactique est simple, le numérique est partout, il est par nature appréhensible, il doit donc s’appréhender au mieux, et dès le plus jeune âge, pour en prévenir les débordements.

Dans cet écosystème du numérique, les « veilleurs » pourraient bien être incarnés au sein de l’éducation par les professeurs dont le statut, le rôle, la fonction et les compétences ne manqueront pas d’évoluer. En témoigne l’esprit de l’Ecole 42 à Paris. Le professeur est un coach, un guide. Pour lui, tout est déjà là, il suffit de se mettre sur les rails et d’expérimenter avec rigueur et créativité.

Les technologies de l’information et de la communication n’ont à priori pas vocation à servir un GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Les appels à responsabiliser ces entreprises témoignent d’une menace bien réelle autant que de la volonté de faire passer les enjeux du numérique par des sentiers où seront préservés les fondamentaux du bien commun et de la liberté des individus. Une éthique en somme.

Que devient l’éducateur, le professeur, le pédagogue dans le monde des objets intelligents de la SmartSchool? Est-ce qu’il suffit de brancher une école à un réseau pour qu’elle devienne smart?

Derrière le numérique, il y a des techniques, des technologies, de l’ingénierie, des outils, mais aussi des profits et des intérêts pas toujours reluisants. Il y parfois un esprit de conquête, mais aussi des valeurs, du partage et des idéaux. S’il fallait « designer » l’enseignement de demain, le professeur pourrait avoir ce rôle de coordinateur, d’organisateur, de facilitateur. Organiser le savoir, l’expérimenter, en faire jaillir des valeurs, provoquer l’échange, la critique, éveiller la curiosité, donner le goût du monde qui vient, questionner l’information, les usages, le flux des réseaux de communication.

Encore une fois, dans l’écosystème numérique, la veille est indispensable. Dans les institutions politiques, dans les organisations sociales, dans les pratiques métiers la veille est un souci primordial. Le veilleur est un mutant capable de transmettre et de hiérarchiser avec un esprit critique le flux des informations, de catégoriser les produits comme les outils. Et le veilleur apprend de sa veille. Son apprentissage permanent se renforce du savoir des autres. La relation d’apprentissage va dans les deux sens. Le veilleur ne veille pas que sur ses outils ou ses réseaux connectés. Le veilleur ne veille pas seul. Le veilleur entre en contact, échange avec ceux à qui il transmet l’information. Et de cet échange nait la transmission. Il est cette articulation entre le world wide web et les individus qui la constituent.

Entre le pédagogue, le professeur, le coach et le veilleur, un lien dessine les contours d’un système pédagogique mutant qui pourrait préparer l’enfant à s’épanouir dans le monde connecté de demain. Car les enjeux de l’éducation, eux, restent les mêmes, malgré la numérisation des disciplines : donner toutes les chances aux enfants de s’épanouir dans un monde aux contradictions multiples, faire l’expérience de la complexité des processus de socialisation, s’orienter dans les tumultes de la vie intérieure. Dans ce nouvel environnement numérique, il semblerait que ce ne soit ni les machines intelligentes, ni les objets connectés qui auront toute autorité sur la transmission du savoir, mais les mutants du monde qui vient.

Quand la sexualité rencontre le numérique : parlons sexto!

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Les sextos font maintenant partie de la réalité des jeunes du 21e siècle. C'est un fait et ce n'est pas demain la veille que cela changera. La prévention et le modelage viennent alors jouer un rôle primordial, dans l'optique où les adultes se doivent d'enseigner les bons comportements à adopter pour minimiser tout risque inutile. Penser enrayer les sextos est clairement une utopie, mais éduquer les jeunes et les conscientiser aux dangers qu'ils peuvent encourir le cas échéant, c'est exactement dans ce contexte que la participation du milieu scolaire est essentielle.
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La persévérance scolaire ou ces gestes qui changent tout

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Il y a de ces petits gestes, ces petites attentions, ces petits mots qui font toute la différence. Un regard, un sourire, un bravo ou un merci, on dit souvent que c’est dans les petites choses que le bonheur se trouve. Et le bonheur, c’est ce qui motive. Et la motivation, c’est ce qui permet de continuer, de persévérer. De se lever le matin et d’avoir envie de se rendre à l’école. Pour apprendre, partager, réfléchir, créer, collaborer, résoudre, progresser, aimer…

Les élèves ont tous un élément déclencheur dans leur quête de réussite et c’est souvent un adulte signifiant pour eux qui se retrouve à faire une différence dans leur cheminement. Je suis certain que, comme moi, vous avez le souvenir de cet enseignant, cet éducateur ou cet entraîneur qui vous a marqués par sa patience, ses anecdotes, son dynamisme, son sourire, ses conseils, sa bienveillance, sa rigueur, sa chaleur, sa bonne humeur. À sa façon, il  a su faire une marque positive dans votre vie, vous imprégner d’un petit quelque chose de lui, vous donner le désir de persévérer.

La persévérance scolaire, c’est donc l’histoire d’adultes qui font la différence dans la vie des élèves, mais c’est aussi l’histoire d’élèves qui n’abandonnent pas, qui marchent la tête haute même dans l’adversité et qui mettent les bouchées doubles pour atteindre leurs objectifs.

En cette semaine de la persévérance scolaire 2019, j’avais envie de dire merci. Merci à toutes ces personnes qui parsèment le parcours des petits et des grands avec ces petits gestes, ces petites attentions, ces petits mots qui leur donnent la force d’aller au bout de leurs rêves. Merci aussi à tous les élèves qui brillent par leur dévouement, leur désir de changement, leur engagement, leur persévérance. Demain est entre bonnes mains…

Je vous laisse sur une vidéo réalisée par Réseau réussite Montréal qui me touche particulièrement. Elle a été tournée dans l’école primaire où je me suis épanoui en tant qu’enseignant et où des gens ont fait une différence dans ma réussite professionnelle. Vous tomberez, tout comme moi, en amour avec les élèves de Lévis-Sauvé qui nous démontrent toute leur sensibilité et tout le bonheur qu’ils ont de vivre des réussites jour après jour. C’est également dans cette école que la semaine de la persévérance scolaire a pris son envol cette année avec la visite du ministre de l’éducation, M. Jean-François Roberge, de la mairesse de Montréal, Mme Valérie Plante et du joueur de football professionnel, médecin et porte-parole de cet événement, M. Laurent Duvernay-Tardif.

Bonne semaine de la persévérance scolaire à chacun d’entre vous et ne vous gênez surtout pas pour partager les petits ou grands gestes qui ont fait une différence dans votre réussite en utilisant le #JPS2019 sur Twitter.

Les Journées de la persévérance scolaire 2019

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Source : https://jembarque.ca

MONTRÉAL, le 11 févr. 2019 /CNW Telbec/ – Du 11 au 15 février prochains, les Journées de la persévérance scolaire (JPS) seront l’occasion pour des centaines d’acteurs locaux, régionaux et nationaux de faire partie du mouvement d’engagement qui fait de la réussite éducative de tous les jeunes Québécois une responsabilité collective. Placées sous le thème Nos gestes, un + pour leur réussite, ces Journées souhaitent illustrer que l’addition des gestes posés par une multitude d’acteurs peut faire une réelle différence dans la réussite d’un jeune, de sa naissance jusqu’à l’âge adulte. 

Même si, de manière générale, le taux de diplomation est en hausse au Québec depuis plusieurs années, le portrait varie d’une région à l’autre et les facteurs qui peuvent inciter un jeune à quitter les bancs de l’école sont multiples. Plusieurs études démontrent que chaque élève qui persévère et qui obtient un premier diplôme ou une qualification aura de meilleures conditions de vie et une meilleure estime de lui-même. Parents, enseignants, professionnels de l’éducation, amis, organismes communautaires, élus, employeurs, nous pouvons tous poser un geste de + pour encourager les jeunes à développer leur plein potentiel et à cultiver leur aptitude à devenir et à rester persévérants. Il importe de s’engager concrètement pour que chaque jeune ait des chances égales de réussir, de grandir et de se développer dans les meilleures conditions.

« C’est en rappelant l’importance de l’éducation, en valorisant le rôle des enseignants, en reconnaissant l’expertise de nos équipes-écoles et en soutenant les efforts des élèves que nous encouragerons la persévérance scolaire. Agir tôt auprès des jeunes permet de déceler les difficultés qu’ils rencontrent, d’intervenir rapidement, d’engendrer un parcours scolaire plus positif et de réduire le décrochage. Voilà pourquoi notre gouvernement met en œuvre les actions nécessaires pour que les jeunes du Québec aient tous les mêmes chances de réussir et d’obtenir leur diplôme. Chaque geste les rapproche de la réussite », souligne Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

« Nous partageons avec de nombreux acteurs l’ambition de faire de la réussite éducative un projet de société qui dépasse toute partisanerie. Plusieurs éléments sont nécessaires pour lever les obstacles qui mènent à la réussite éducative de tous les jeunes du Québec sans exception : un véritable climat de confiance entre toutes les parties prenantes, une très forte mobilisation ainsi que la cohérence de l’ensemble des actions gouvernementales et sociétales », souligne Jean-Marc Chouinard, président de la Fondation Lucie et André Chagnon.

Laurent Duvernay-Tardif, porte-parole des JPS 2019 

C’est avec grand intérêt que Laurent Duvernay-Tardif a accepté le rôle de porte-parole officiel de la campagne des Journées de la persévérance scolaire 2019. « Les JPS sont pour moi une nouvelle occasion de rencontrer les jeunes et de les encourager à persévérer, de leur parler de plaisir, de saines habitudes de vie, de l’importance de lire et de bouger. C’est ma façon à moi de devenir un + dans leur réussite éducative. Pour l’avoir vécu moi-même, je sais qu’un simple geste peut faire une grande différence dans notre persévérance, que ce soit un mot d’encouragement de la part d’un ami, l’accès à des livres, la bienveillance des adultes autour de nous… Tous des exemples de + qui peuvent les guider vers la réussite ! »

Laurent Duvernay-Tardif nous invite à prendre part à ce vaste mouvement de reconnaissance, à révéler un geste posé par un membre de notre entourage qui a été déterminant dans notre parcours éducatif et à le partager dans les médias sociaux accompagné du mot-clic #JPS2019 en guise d’influence et d’inspiration.

Au cours de la semaine, Laurent Duvernay-Tardif aura d’ailleurs l’occasion d’aller à la rencontre de jeunes, mais aussi d’intervenants de milieux communautaire et scolaire, de gens d’affaires, d’élus municipaux et de députés lors de déplacements à Montréal, Drummondville, Lévis et Québec.

Des milliers d’activités partout au Québec 

Des centaines d’activités et d’initiatives sont organisées par des acteurs locaux et régionaux à travers tout le Québec. Que ce soit par la remise de certificats de persévérance et de reconnaissance, par la tenue de concours, de lancements régionaux, de conférences ou de galas, une multitude d’activités auront lieu toute la semaine dans les milieux scolaire, communautaire et municipal, dont certaines en collaboration avec les Chambres de commerce régionales.

Les Journées de la persévérance scolaire sont aussi l’occasion de mettre en lumière les actions menées au quotidien par tous les acteurs de tous les secteurs pour lutter contre le décrochage scolaire et favoriser la réussite de tous les élèves. C’est également le moment de valoriser les jeunes, de les encourager, de les féliciter pour leurs efforts et de les écouter quant à leurs motivations et à leurs aspirations.

Les Journées de la persévérance scolaire sont rendues possibles grâce à la participation de nombreux partenaires nationaux, régionaux et d’acteurs locaux et grâce au soutien financier du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, de la Fondation Lucie et André Chagnon ainsi que d’Avenir d’enfants.

À propos des Journées de la persévérance scolaire

Célébrées chaque année au Québec durant la 3semaine du mois de février et portées par les Instances régionales de concertation (IRC), ces journées de campagne nationale sont l’occasion de tous nous rappeler que parfois un simple geste d’encouragement à persévérer peut avoir un impact positif très important.

Elles visent également à faire connaître plusieurs activités et événements qui se déroulent partout au Québec et à rappeler aux élèves, aux parents, au personnel du réseau scolaire, aux employeurs et à l’ensemble des acteurs nationaux et régionaux qu’ils sont tous indispensables et ont un rôle à jouer dans la persévérance scolaire des jeunes.

À propos du Réseau des Instances régionales de concertation (IRC) sur la persévérance scolaire et la réussite éducative au Québec

Présentes dans toutes les régions du Québec, les IRC ont pour objectif commun de contribuer à favoriser la persévérance scolaire et la réussite éducative des jeunes par la mobilisation des acteurs concernés et le développement d’initiatives concertées. Les IRC ont une expertise en matière d’intervention collective, d’accompagnement des milieux, de diffusion et de transfert de connaissances et elles sont au carrefour des échanges entre les acteurs intersectoriels et interordres. 

SOURCE Réseau des Instances régionales de la concertation (IRC) sur la persévérance scolaire et la réussite éducative au Québec

2e édition du concours de programmation de la CS de la Capitale

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Promouvoir le numérique en classe, enseigner « autrement », et développer la pensée informatique. C’est ce que des conseillers pédagogiques et des enseignants de la commission scolaire de la Capitale visaient en organisant un concours de programmation unique dans la région.

Par Mélanie Boucher, conseillère pédagogique

Une formation continue par et pour les enseignants de la Capitale

La journée pédagogique de la fin janvier en est une privilégiée pour le personnel de la commission scolaire de la Capitale. Plus de 500 professionnels enseignants, non enseignants, de soutien ou de direction se sont rassemblés à l’école secondaire Roger-Comtois pour assister à des ateliers de formation offerts par les membres du personnel souhaitant partager leurs savoirs. C’est dans ette journée unique que s’inscrit le concours de programmation.

Encourager l’utilisation du numérique en classe

Environ 75 élèves de la 5e année du primaire jusqu’à la 2e année du secondaire ont choisi d’utiliser leur précieuse journée de congé pour venir participer au concours. Des équipes ont participé au volet « français » tandis que d’autres ont opté pour le volet « mathématique ». Cette année, 5 élèves de la 3e secondaire se sont ajoutés en mathématique; une percée au 2e cycle du secondaire que l’équipe de la Capitale espère accroître.

Après deux ans, l’intention est toujours la même : créer un levier pour encourager l’utilisation du numérique par le biais de la programmation et ce, en restant le plus près possible du Programme de formation de l’école québécoise. Le concours répond également au 1er axe d’intervention de la 2e orientation du plan d’engagement vers la réussite de la commission scolaire de la Capitale : « développer la culture du numérique ».

C’est sur trois des cinq compétences du 21e siècle de Romero que le comité s’est basé pour orienter le concours : la collaboration, la créativité et la pensée informatique. Dix acteurs du milieu de l’éducation ont accepté de jouer bénévolement le rôle de juge : Mariannick Toutant (MEES), Alexandre Lepage (MEES), Dominic Dubé-Richard (CS Capitale), Sophie Rainville (CS Capitale), Sonia Fiset (Recit MST), Daniel Beaudoin (Recit CS Capitale), Germain Doyon (Recit CS Capitale), Sylvain Boucher (Mirego), Michel Clément (CS Capitale) et Oxana Havreljuk (CS Navigateurs).

Le déroulement du concours

Le concours se décline en trois phases : la préparation des élèves au concours, la phase d’exécution du défi final et la délibération des juges.

La préparation se déroule durant les mois précédant le concours. Les enseignants souhaitant inscrire des dyades ont pu bénéficier d’un accompagnement en classe lors duquel les élèves ont relevé des défis de programmation préparatoires. Il s’agissait de mettre la table sur le langage de programmation qui allait être utilisé (Scratch, dans la plupart des cas) et sur les concepts et processus repris dans le défi final. Ce sont des conseillers pédagogiques et des enseignants qui ont assuré le succès de cette phase.

Lors de la journée du concours, les élèves ont reçu un nouveau défi de programmation et ont obtenu deux heures pour le réaliser. Les juges ont été répartis selon les ordres et les volets. Ils ont reçu la tâche colossale d’évaluer non seulement le résultat final, mais aussi le processus de résolution de problème et la collaboration.

Avant tout, un défi de participation

Le concours s’est conclu avec une équipe gagnante, soit celle de Tristan Drolet et Simon Fortin Lavoie, en première secondaire à l’école Cardinal-Roy. Il était important pour le comité et les juges de souligner la participation de chaque équipe par le biais d’un certificat qui soulevait une de leurs forces. Un gentil donateur anonyme a rendu possible le tirage de deux robots Ozobots et l’entreprise de création de produits numériques Mirego a offert à la classe de l’équipe gagnante une expérience d’une demi-journée dans ses bureaux afin que les jeunes puissent vivre ce qui promet d’être un moment mémorable. L’École Branchée a quant à elle souligné l’engagement des enseignants dont les élèves ont pu participer au concours en faisant tirer des abonnement à sa revue.

L’avenir du concours

La commission scolaire de la Capitale souhaite la tenue d’une 3e, 4e, 5e, 6e édition… et plus encore! Tous les efforts sont investis afin de favoriser la continuité. L’engagement des enseignants et des élèves vis-à-vis la programmation est en croissance, cela ne fait aucun doute! Pour le comité organisateur, la présence de plus en plus importante de l’intelligence artificielle dans nos vies rend intéressant voire nécessaire la formation des élèves en programmation. Un concours de programmation, c’est stimuler les élèves pour qu’ils se dépassent, se réalisent, se mesurent amicalement tout en apprivoisant une nouvelle dimension du monde qui les entoure.

Alloprof lance un jeu stimulant pour favoriser la lecture

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Alloprof lance un nouveau jeu vidéo pour développer les habiletés de lecture des enfants de la 3e à la 6e année du primaire : Grimoire. Le jeu est construit à partir d’extraits de livres d’auteurs de littérature jeunesse du Québec, dont Stéphanie Gervais, et d’une variété de textes adaptés aux goûts et au niveau des jeunes lecteurs.

Plus concrètement, le joueur doit répondre à des questions de compréhension de lecture afin de libérer un maximum de créatures sympathiques et de les nourrir de pépites d’or. Une approche de jeu qui a fait ses preuves afin de motiver les jeunes à aller au bout des défis qui leur sont lancés.

« On l’oublie parfois, mais les élèves doivent comprendre des textes dans toutes les matières. C’est notamment pourquoi les compétences en lecture jouent un rôle crucial dans tout le parcours scolaire des jeunes, ainsi que dans leurs perspectives d’emploi et leur qualité de vie future », rappelle Marc-Antoine Tanguay, porte-parole et directeur de la stratégie d’Alloprof. « Grimoire vise à donner le goût de lire et à améliorer cette compétence essentielle », explique-t-il en précisant que d’autres idées pour favoriser la lecture sont également proposées sur la plateforme Alloprof Parents.

Offrir des textes de qualité et faire rayonner les auteurs jeunesse d’ici

Avec la collaboration de la maison d’édition Dominique et compagnie, Grimoire présente des extraits de romans de 6 auteurs jeunesse du Québec. Les textes de type informatif du jeu sont, quant à eux, rédigés par les enseignants d’Alloprof.

« Alloprof a choisi de collaborer avec des auteurs jeunesse du Québec afin d’offrir des textes de qualité aux élèves et de contribuer par la même occasion à faire rayonner des écrivains québécois », lance Stéphanie Gervais, auteure du récit Grimoire.

La réalisation du jeu Grimoire a été possible grâce à l’appui du programme d’investissement communautaire de l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI).

La version bêta de Grimoire présente une douzaine de textes adaptés aux élèves du primaire qui sont invités à commenter leur expérience pour bonifier le jeu. D’autres livres seront ajoutés dans le futur pour enrichir le jeu. Pour accéder à Grimoire, c’est par ici.

À propos d’Alloprof
Alloprof engage les élèves du Québec et leurs parents dans la réussite éducative en leur offrant gratuitement des services d’accompagnement scolaire professionnels et stimulants. Nous sommes soutenus par de nombreux et généreux partenaires, dont le gouvernement du Québec, Rio Tinto, la Fondation Desjardins, TELUS, la Fondation Énergie Valero, l’ACEI, la Banque Nationale, la Banque Royale du Canada, la Fondation Préfontaine-Hushion, SNC-Lavalin, Télé-Québec, la Caisse de dépôt et placement du Québec, Hydro-Québec et Rogers. Pour connaitre l’ensemble de nos partenaires, cliquez ici.

SOURCE Alloprof