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Près de 95 % des enseignants seraient stressés par une incapacité de répondre à tous les besoins des élèves, selon un sondage mené par la Fédération canadienne des enseignants et enseignantes (FCE).
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Près de 95 % des enseignants seraient stressés par une incapacité de répondre à tous les besoins des élèves, selon un sondage mené par la Fédération canadienne des enseignants et enseignantes (FCE).

L’association a enquêté sur les sources de stress possibles de la profession enseignante auprès de 8 000 répondants. Ici au Québec, la FCE représente les membres de l’Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (QPAT-APEQ).

Les enseignants ont été principalement interrogés sur le stress engendré par le comportement général des élèves, la charge de travail hors-classe ainsi que l’atteinte de l’équilibre travail-vie.

Dans la classe, le taux d’absentéisme, les interruptions constantes des élèves et les problèmes personnels de ceux-ci seraient des créateurs majeurs de stress parmi le corps enseignant. Plusieurs facteurs “hors-classe” ont par ailleurs été pointés par les répondants au sondage. De fait, la composition des classes serait le premier facteur de stress vécu par les profs à l’extérieur des heures des cours. Le manque de soutien aux élèves en difficultés d’apprentissage a également été noté. Ainsi, neuf enseignants sur dix éprouveraient du stress causé par cette charge de travail supplémentaire. Le manque de temps pour évaluer correctement les élèves ainsi que le peu de planification avec les collègues ont aussi ressorti chez une forte majorité (plus de 85 % des répondants).

Le sondage mené par la FCE révèle par ailleurs que les changements d’orientation constants des programmes d’études contribuent à l’augmentation du stress chez les enseignants. Les tests standardisés et les évaluations à grande échelle, par exemple, feraient partie du lot. Une majorité d’enseignants se désole d’autant plus de manquer d’autonomie professionnelle quant à la mise en œuvre des nouveaux programmes d’études.

Un équilibre travail-vie difficile

Le fil entre la vie professionnelle et personnelle reste mince pour les enseignants. La technologie limite d’ailleurs de plus en plus la vie intime des professionnels de tous les métiers. Ainsi, 93 % des répondants au sondage se disent déchirés entre leurs responsabilités familiales et professionnelles. La FCE estime que chaque enseignant travaille 53 heures par semaine. Plus de 87 % des enseignants sondés concluent ne pas pouvoir offrir suffisamment de temps à leur conjoint ou à leurs enfants. Leurs activités récréatives personnelles en souffriraient aussi.

Parmi les solutions suggérées par la FCE pour améliorer l’équilibre travail-vie des enseignants, les répondants au sondage ont émis quatre principales mesures, soient la réduction de la taille des classes, le soutien aux élèves en difficulté, l’augmentation du temps de préparation, ainsi que la réduction de la charge de travail administratif.

Pour en savoir plus concernant la composition des classes, on peut aussi consulter un rapport de la FCE sur le sujet, publié en 2012.

 

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