Partage intergénérationnel et découverte de l’école d’antan

Des élèves de 1er année du primaire ont vécu une expérience unique au cours de l’hiver dernier. Ils ont créé un récit traitant de l’école d’antan, dont le personnage principal était un aîné avec lequel ils avaient été jumelés au préalable.

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Des élèves du 1er cycle du primaire ont vécu une expérience unique au cours de l’hiver dernier. Ils ont créé un récit traitant de l’école d’antan, dont le personnage principal était un aîné avec lequel ils avaient été jumelés au préalable. Ce projet a donné lieu à des échanges virtuels intergénérationnels très riches.

« Les élèves étaient engagés et curieux. Ils ont créé de véritables liens avec des personnes qu’ils ne connaissaient pas du tout avant le début du projet. Celui-ci a aussi permis aux aînés de briser l’isolement vécu en ce temps de pandémie », indique Josée Laprise, orthopédagogue à l’école Saint-Antoine de Saint-Gédéon, au Lac Saint-Jean. Elle a vécu le projet avec le groupe de 1re année de l’école, en partenariat avec l’enseignante.

L’une des particularités du projet est qu’il a été imaginé par des étudiants du cours Exploitation pédagogique des TIC au préscolaire/primaire de l’automne 2020 à l’Université Laval, en partenariat avec École en réseau (ÉER). La FADOQ a aussi agi à titre de partenaire pour recruter les aînés participants. 

Le projet L’École d’antan s’est déroulé en plusieurs étapes, sur environ deux mois. Les élèves ont d’abord cherché des informations au sujet de l’école primaire d’autrefois, puis préparé des questions en vue d’une rencontre virtuelle avec un aîné. L’horaire d’une journée d’école, les règlements, les jeux, les matières enseignées ont été parmi les sujets traités. Ce travail préliminaire a été consigné à l’aide de l’application Padlet.

Au cours de la rencontre, les aînés se sont montrés généreux de commentaires, présentant même des photos et souvenirs aux élèves. À la suite de l’échange en visioconférence, les élèves ont participé à une tempête d’idées et jeté les bases d’un récit mettant en scène l’aîné. Lors d’une deuxième rencontre virtuelle, ils ont présenté les bases de leur histoire à l’aîné. Ensuite, l’aîné a littéralement été la plume des élèves pour mettre en mot le récit imaginé.

Une fois le récit complété, les élèves ont eu à l’illustrer et à produire un livre numérique. Les aînés ont finalement lu l’histoire aux petits. Les premiers livres produits sont disponibles sur le site de l’ÉER. Dans la classe de Josée Laprise, le récit a même été imprimé en couleur et boudiné. Ainsi, chaque élève et aîné participant a reçu un exemplaire.

Trois classes et des aînés situés dans différentes régions du Québec ont participé à cette première expérimentation de L’École d’antan. L’ensemble des participants a d’ailleurs eu l’occasion d’échanger à quelques reprises pendant le déroulement de l’activité. Le projet sera maintenant offert parmi les activités régulières de l’ÉER.

Quand un projet universitaire prend vie

Le cours Exploitation pédagogique des TIC au préscolaire/primaire a été donné à l’automne 2020 aux 150 étudiants de 3e année du baccalauréat en enseignement par Thérèse Laferrière, Michelle Deschênes et Alain Fortier. Dans le cadre de ce cours, le travail final des sous-groupes d’étudiants était de créer une activité d’apprentissage coopérative ou collaborative pour l’éducation préscolaire ou pour l’enseignement primaire, clé en main pour être présentée au partenaire du cours, soit le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) et l’École en réseau (ÉER). Si possible, l’activité devait inclure un partenaire extrascolaire au choix de l’équipe, dans le cas présent, la FADOQ. L’activité devait aussi miser sur des outils numériques pour être réalisée et tenir compte du contexte pandémique.

« L’activité L’École d’antan nous est apparue très prometteuse et nous avons choisi de la proposer dans notre réseau. Cela est un exemple que les étudiants en enseignement peuvent avoir d’excellentes idées et que leurs projets universitaires peuvent se concrétiser pour vrai », fait valoir Julie Turcotte, enseignante ressource de l’ÉER au Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay.

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À propos de l'auteur

Martine Rioux
Après des études en communication publique, Martine a été journaliste pour différentes publications, avant de poursuivre sa carrière comme conseillère en communications interactives chez La Capitale, groupe financier, puis chez Québec numérique, organisme dont elle a pris la direction générale avant de faire le saut comme conseillère politique au cabinet du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale. Elle est aujourd'hui rédactrice en chef adjointe et chargée de projets spéciaux à l'École branchée. Son rêve : que chacun ait accès à la technologie et puisse l'utiliser comme outil d’apprentissage et d’ouverture sur le monde.

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