ANNONCE
ANNONCE

Ludovia 2014 : « L’éducation n’a pas besoin d’inventeurs »

L’Université d’été Ludovia a lieu du 25 au 27 août. Infobourg est sur place pour observer et comparer les enjeux du numérique en éducation d’une perspective québécoise. Nos chroniques vous permettront de suivre une partie des discussions.
Temps de lecture estimé : 3 minutes
PROPAGER VIA :

Table des matières

L’Université d’été Ludovia a lieu du 25 au 27 août. Infobourg est sur place pour observer et comparer les enjeux du numérique en éducation d’une perspective québécoise. Nos chroniques vous permettront de suivre une partie des discussions.

La onzième édition de l’Université d’été Ludovia s’ouvrait hier à Ax-les-Thermes, en Ariège (France). Entourés de montagnes et de sources thermales, enseignants, représentants d’académies (l’équivalent de nos commissions scolaires) et autres acteurs de l’éducation se retrouvent pour discuter d’enjeux qui touchent le numérique en éducation. Cette année, le thème se concentre sur la consommation et la création de ressources numériques.

J’ai eu l’occasion de participer à une session du colloque scientifique où se sont succédés trois exposés. En premier lieu, Jean-François Cerisier, professeur de Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Poitiers, ouvrait le bal en présentant un modèle théorique, « l’hypothèse d’une zone proximale de genèse instrumentale ». Arrivée un peu sur le tard, je ne peux réellement l’expliquer, mais il a certainement permis quelques pensées savoureuses.

Par exemple, il définit l’innovation comme étant la façon dont un individu aborde une activité qui n’a pas encore été réalisée par quelqu’un, mais que tous pourraient ensuite refaire. Il rappelle cependant que les buts et motifs de quelqu’un qui innove ne sont pas toujours les mêmes : on innove souvent pour soi, mais on peut bien sûr innover au bénéfice de l’apprentissages des élèves. Ensuite, il distingue l’invention comme étant quelque chose que personne n’avait encore réalisé, et auquel personne n’avait encore pensé. En citant l’article « On demande toujours des inventeurs », paru en 1981 et toujours d’actualité selon lui, il estime que l’éducation n’a pas besoin d’inventeurs, mais surtout d’ingénieurs (gens qui assemblent et conçoivent à partir de ce qui est disponible), et de quelques innovateurs.

Il explique l’expérimentation de 3500 tablettes déployées en Saône-et-Loire depuis deux ans. « Ce qui frappe [dans les observations], c’est que les usages des enseignants relèvent de l’utilisation de la tablette pour des activités qu’ils proposaient déjà à leurs élèves. » À son avis, les « success stories » TIC qu’on relaie si facilement proviennent d’autres secteurs d’activités. Il cite par exemple l’arrivée des téléphones portables qui ont révolutionné la société. « En éducation, on ne peut pas passer de rien à tout aussi vite. »

Il termine en expliquant que les pratiques pédagogiques numériques peuvent être inférieures aux mêmes pratiques réalisées sans les TIC. Il suggère ainsi aux enseignants de les utiliser uniquement quand ils pensent que ce sera vraiment utile.

Au cours des prochains jours, je poursuivrai les résumés de conférences. N’hésitez pas à suivre les discussions sur Twitter via #ludovia11. Vous êtes invités à laisser un commentaire en utilisant le formulaire plus bas.

À propos de l'auteur(e)
Ça pourrait être vous!
Chaque histoire positive a le potentiel d'inspirer des centaines de personnes à innover pour améliorer la réussite éducative. L'École branchée est VOTRE média! Profitez de ses pages virtuelles pour mettre en valeur vos réalisations tout en alimentant la veille professionnelle de vos collègues, d'ici et d'ailleurs. Allez-y, proposez un texte! >
NOS ANNONCEURS ET PARTENAIRES :
PROPAGER VIA :
À lire aussi
Wordwall en classe : 4 leçons surprenantes quand les élèves prennent les commandes

L’évaluation formative peut avantageusement s’appuyer sur des outils numériques ludiques. Lors de l’événement en ligne Barak@tic 2025, organisé par les technopédagogues de Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE), l’enseignante et formatrice Charlotte Van Herpe a expliqué comme elle utilise l’outil Wordwall pour évaluer ses élèves du primaire sans la pression du test, tout en les transformant en créateurs de jeux interactifs. Allons voir sa démarche. 

Lire la suite
Une série de tables rondes pour accompagner la réflexion sur l’intégration de l’IA en éducation

Cet hiver, le réseau EdCan et l’École branchée proposent une série de tables rondes virtuelles sur l’intégration de l’intelligence artificielle en éducation, en partenariat avec The Dais. Au cœur des discussions : enjeux éthiques, compétences à développer et transformation des pratiques. Voici la programmation complète et les thèmes qui seront explorés, ainsi que les liens pour vous inscrire.

Lire la suite
Gouvernance de l’IA : Québec publie de nouvelles lignes directrices pour les organismes publics

Alors que les projets d’intelligence artificielle se multiplient dans l’administration publique, notamment en éducation, le gouvernement du Québec a précisé en décembre le cadre de gouvernance devant encadrer leur déploiement. Deux nouveaux documents publiés par le ministère de la Cybersécurité et du Numérique viennent baliser l’utilisation de l’IA — dont l’IA générative — afin d’en assurer un usage responsable, transparent et sécuritaire, tout en permettant la reprise encadrée des assistants virtuels au sein des organismes publics.

Lire la suite
Commentaires, reproduction des textes et usage de l'intelligence artificielle

Pour commenter un article et y ajouter vos idées, nous vous invitons à nous suivre sur les réseaux sociaux. Tous les articles y sont publiés et il est aussi possible de commenter directement sur FacebookX, Instagram, Bluesky ou LinkedIn.

Sauf dans les cas où la licence est expressément indiquée, il n’est pas permis de reproduire les articles de l’École branchée. Toute demande de reproduction doit être adressée directement à l’organisme.

Dans son processus éditorial, notre équipe fait appel à des technologies intégrant l’intelligence artificielle pour améliorer les textes, entre autres par la reformulation de passages, la révision linguistique, la traduction et la synthèse des idées. Tous les textes sont révisés par des humains avant leur publication.

Connectez-vous!