Une journée carboneutre pour apprendre à distance et réduire la pollution atmosphérique

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Depuis deux ans, le Collège Saint-Anne, un établissement privé de Lachine, tient une journée « carboneutre » pendant laquelle tous ses élèves apprennent de la maison.

Cette activité bien spéciale s’inspire de la journée En ville sans ma voiture. Le Collège Sainte-Anne combine ainsi deux dossiers qui lui tiennent à cœur : sa mission d’éducation et sa volonté d’évoluer dans un meilleur environnement.

La prochaine édition, qui sera la troisième, aura lieu le 27 novembre prochain.

En entrevue avec L’École branchée, le directeur de l’établissement, M. Ugo Cavenaghi, partage un bilan statistique de la dernière journée carboneutre. « Nous avons restreint de 30 548 km nos déplacements pendant cette journée (total des membres du personnel et des élèves). En langage environnemental, cette économie équivaudrait à plus de 7,03 tonnes d’équivalent CO2 (téqCO2) non émis dans l’atmosphère. »

Afin de comprendre l’envergure de cette réduction, M. Cavenaghi illustre avec fierté :

  • Si nous étions sur la planète Mars, avec l’économie de CO2éq et de km évités, nous aurions pu faire 4,5 tours de la planète avec la « RoverMER » (Mars Exploration Rover), l’auto qui a été déployée sur Mars en 2003.
  • Plus près de nous, cela représente presque un aller-retour en avion entre Montréal et Sydney en Australie!

Concrètement, comme nous l’explique le directeur, la journée carboneutre respecte l’horaire de classe habituel, mais les cours se donnent d’une façon différente (les tâches pédagogiques sont annoncées à l’avance, des portions de cours se donnent en ligne, la remise d’un travail est nécessaire, etc.

« Les élèves apprécient beaucoup faire l’école buissonnière autorisée! Par contre, ils se disent plus fatigués en fin de journée. Ils ont l’impression d’avoir fait plus de travail pendant cette journée que pendant une journée de classe normale. »

Récemment, nous avons parlé des jours d’apprentissage à distance observés régulièrement par certaines écoles américaines pour contrer les effets néfastes des fermetures à répétition à cause des conditions climatiques l’hiver. M. Cavenaghi croit que cette formule pourrait facilement s’appliquer à son collège. « On l’appellerait la journée carboneige! Mais rien n’est encore défini, puisque nous ne fermons pratiquement jamais. »

Pour en savoir plus, on peut lire une petite capsule informative publiée par le Collège en 2013, lors de sa première édition.

 

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Audrey Miller est directrice générale et éditrice de L’École branchée. Détenant une formation de 2e cycle en technologies éducatives et un bacc en communication publique, elle a participé depuis 1998 à la mise sur pied de nombreuses initiatives destinées à stimuler le développement professionnel des enseignants en lien avec le numérique et l’innovation pédagogique, telles EdCamp Québec et les CréaCamps. Elle est vice-présidente de l'AQUOPS, secrétaire du conseil d’administration de l’Association Edteq et membre du comité #Francosphère de l'ACELF.