Un laboratoire d’expérimentation du numérique en éducation physique (EPS) voit le jour

Le Laboratoire sur l’usage du numérique en éducation physique et sportive voit le jour à l'Université Laval. « Dans notre laboratoire, nous allons pouvoir faire des observations concrètes et réelles afin d’identifier les utilisations les plus appropriées des technologies à des fins éducatives. »

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Cela peut sembler paradoxal d’intégrer les technologies à l’enseignement de l’éducation physique. Pourtant, certains usages peuvent s’avérer bénéfiques autant pour les élèves que les enseignants. Un nouveau laboratoire d’expérimentation, mis en place à l’Université Laval, poussera la recherche plus loin.

À l’intérieur de deux gymnases du PEPS, le centre sportif de l’Université Laval à Québec, le Laboratoire sur l’usage du numérique en éducation physique et sportive (LUNEPS) est maintenant prêt à être utilisé. Jeux augmentés, tablettes, téléviseurs et téléphones intelligents s’ajouteront aux ballons, raquettes et filets pour l’enseignement de l’éducation physique. En prime, des vitrines d’observation permettront aux chercheurs de suivre l’action et de prendre des notes.

« L’objectif du LUNEPS est de soutenir la recherche et l’enseignement sur l’usage du numérique dans un contexte scolaire et sportif. Il existe encore peu de recherches sur l’impact du numérique pour les élèves et les enseignants, et encore moins en français. Dans notre laboratoire, nous allons pouvoir faire des observations concrètes et réelles afin d’identifier les utilisations les plus appropriées des technologies à des fins éducatives », indique Jonathan Chevrier, professeur adjoint à l’Université Laval, responsable du LUNEPS.

Par exemple, une même leçon pourrait être offerte avec et sans technologie afin de comparer les apprentissages, l’engagement et la motivation des élèves. L’influence du numérique sur la préparation d’un cours, le temps de gestion pendant le cours, l’autonomisation des élèves sont autant d’autres observations qui pourront être faites.

Les professeurs et chargés de cours du Département d’éducation physique de l’Université Laval sont les premiers à devoir s’approprier le nouvel environnement. Ils auront eux-mêmes à utiliser le matériel et à l’intégrer à leurs plans de cours en formation initiale et continue des enseignants. Le but est que l’ensemble des cours comporte une dimension numérique. Ensuite, ce sont les étudiants en enseignement de l’éducation physique qui auront à l’utiliser avec des élèves du primaire et du secondaire qui seront accueillis dans les deux gymnases du PEPS.

Dépasser les idées préconçues

« Parfois, les enseignants voient le cours d’éducation physique comme l’ultime occasion de se déconnecter de la technologie. Il faut passer au-delà de cette perception. Il faut se demander : est-ce que c’est possible d’offrir une expérience enrichie à mes élèves, qu’est-ce que le numérique amènera un plus. Par exemple, si les élèves se filment et s’observent ensuite, pourront-ils modifier certains mouvements par la suite pour devenir plus efficaces dans la pratique d’un sport », fait valoir le professeur Chevrier.

Il l’admet lui-même, le numérique peut parfois représenter une « ruse pédagogique » pour amener les élèves à s’engager davantage. Par exemple, l’utilisation d’applications qui calculent la distance et indiquent le trajet parcouru peut contribuer à la motivation des élèves, qui peuvent ainsi se comparer entre eux et se lancer des défis.

Cependant, si l’enseignant veut que l’effet de nouveauté perdure dans le temps, que l’intérêt demeure et que les résultats soient présents, il devra quand même être pertinent et offrir un contenu motivant à ses élèves. « Ce ne sera jamais le numérique à tout prix. Il faut l’utiliser à bon escient. »

Le professeur souhaite justement que le LUNEPS devienne le lieu par excellence pour tester l’utilisation de différents outils technologiques afin d’en améliorer le potentiel éducatif. Il est convaincu que le nouvel environnement sportif et techno peut devenir une référence scientifique pour aider les éducateurs scolaires à effectuer un virage numérique adéquat et réfléchi. 

L’équipe du LUNEPS est déjà en lien avec celle du service national du RÉCIT de l’éducation physique et à la santé, de même qu’avec la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec. D’autres partenariats sont à prévoir afin, notamment, de développer des situations d’apprentissages clé en main ou expérimenter des usages.

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À propos de l'auteur

Martine Rioux
Après des études en communication publique, Martine a été journaliste pour différentes publications, avant de poursuivre sa carrière comme conseillère en communications interactives chez La Capitale, groupe financier, puis chez Québec numérique, organisme dont elle a pris la direction générale avant de faire le saut comme conseillère politique au cabinet du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale. Elle est aujourd'hui rédactrice en chef adjointe et chargée de projets spéciaux à l'École branchée. Son rêve : que chacun ait accès à la technologie et puisse l'utiliser comme outil d’apprentissage et d’ouverture sur le monde.

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