Le Rendez-vous RÉCIT : l’impression 3D

Le 15 janvier dernier se tenait le deuxième Rendez-vous virtuel du RÉCIT. Six ateliers gratuits étaient offerts en ligne afin d’introduire les acteurs éducatifs à diverses thématiques pouvant être explorées dans le cadre du Plan d’action numérique en éducation. Les enregistrements de ces ateliers ainsi que les ressources présentées seront disponibles sur le site Web du RÉCIT.

Quand on parle de nouvelles technologies, on pense d’emblée aux tablettes électroniques et aux téléphones intelligents, alors que ça va au-delà de ces appareils. La démocratisation des technologies nous permet désormais de créer facilement des codes selon différents langages pour programmer des robots et d’autres machines. Nous pouvons même créer des objets à partir de dessins et d’imprimantes 3D. Les possibilités de création sont nombreuses et variées quand on prend le temps d’y réfléchir!

Lors du webinaire sur l’impression 3D du dernier Rendez-vous pédagogique du RÉCIT, Michel Lacasse, Pierre Lachance, Marc-André Mercier et Steve Morissette ont initié les participants au concept de fabrication d’objets à l’aide de l’impression 3D.

Les bases

Avant de se lancer dans l’impression 3D, il est important de bien s’informer sur le sujet, tant par rapport au potentiel pédagogique qu’aux conditions d’utilisations et aux soins à accorder aux imprimantes.

Pour débuter, ce qu’il vous faut :

  • Un logiciel de modélisation 3D : mentionnons que, selon les formateurs, Tinkercad est le logiciel le plus simple et requiert d’exporter le fichier en format STL;
  • Une imprimante 3D : selon les formateurs, le modèle qui fait le moins de bruit est Inventor 2;
  • Un logiciel de tranchage, normalement fourni avec l’imprimante;
  • Du filament plastique : pour débuter, il est conseillé d’acheter de la PLA qui ne produit aucune émanation et ne nécessite donc pas de hotte. Pour plus de détails sur les types de filament, consulter notre dossier Impression 3D 101 par Marc-André Girard.

Le processus d’impression 3D exige de modéliser une forme à l’aide d’un logiciel qui permet de créer une image vectorielle, puis de l’importer dans un logiciel de tranchage qui séparera l’image en tranches pour ensuite envoyer les consignes d’impression à l’imprimante.

Attention!

Les imprimantes 3D sont des machines qui sont sensibles, notamment à la poussière et aux vibrations. Il faut donc être conscient que le succès d’une impression 3D n’est pas garanti. Il se peut qu’il y ait des essais et des ajustements à faire. D’ailleurs, il est possible de faire ces ajustements via le logiciel de tranchage. C’est une superbe occasion pour travailler la résolution de problème et la persévérance!

Qu’est-ce qui différencie les machines?

Plusieurs facteurs sont à considérer lors de l’achat d’une imprimante 3D : la rapidité et la qualité d’impression, ainsi que le bruit que fait la machine. Il est essentiel de prendre en considération vos besoins à court, à moyen et à long terme en ce qui concerne la qualité et la quantité d’imprimantes à se procurer lors de l’implantation de l’impression 3D dans votre école. N’hésitez pas à demander conseil à des gens qui sont experts en la matière.

Qui s’occupe du matériel d’impression 3D?

En ce qui concerne l’entretien et la gestion de la flotte d’appareils, c’est au choix. Certaines commissions scolaires ont engagé des techniciens spécialisés dans le domaine. Dans d’autres milieux, un enseignant responsable ou un technicien de travaux pratiques (notamment dans les écoles secondaires) peut être en charge de veiller à l’entretien et la gestion des appareils.

Comme vous avez pu le constater, l’impression 3D est très intéressante pour concrétiser certains concepts abstraits ou pour rendre les apprentissages plus authentiques. Il va de soi que de se lancer dans quelque chose de nouveau peut faire peur, mais il existe des ressources pour vous aider. N’hésitez pas à consulter les ressources ci-dessous et à consulter les gens de votre milieu qui sont familier avec le processus.

Des idées d’intégration de l’impression 3D en classe

Source : RÉCIT MST, 2019

Selon l’intention pédagogique que vous avez en tête, il y a beaucoup de possibilités de création en 3D. Pour débuter simplement, une approche est de réaliser un projet ou une SAE que vous connaissez déjà et d’y ajouter une démarche d’impression 3D. Il y a beaucoup d’applications en mathématiques et en sciences, mais il est possible d’aller au-delà des traditionnels solides dès qu’on désire créer des modèles réduits, des pièces de différentes formes, etc.

Il n’y a de limite que votre imagination. Cela peut aller avec la création de toutes pièces du matériel pour un Breakout, d’un casse-tête, d’une reproduction des personnages d’une scène historique, d’objets de la vie courante, de plaques d’identification, de trophées ou médailles, etc. Il suffit d’oser sortir de sa zone de confort, d’opter pour une mentalité de croissance, de s’armer de patience, de tolérance à l’ambiguïté et d’être enclin à demander de l’aide, le cas échéant.

Pour aller plus loin

À noter qu’une journée thématique à l’AQUOPS sur l’impression 3D sera offerte par Steve Morissette et Michel Lacasse lors de l’édition 2019.


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Julie R-Bordeleau est enseignante de formation et maintenant maman à la maison. Elle est aussi auteure, blogueuse, conférencière et pigiste en éducation. Elle collabore notamment avec l’École branchée, Carrefour éducation et Alloprof Parents. Elle adore découvrir de nouvelles ressources et approches éducatives. Apprenante à vie, elle est une passionnée d’éducation hors de la boîte, d'apprentissage libre et d'utilisation du numérique pour apprendre. Par ses multiples activités professionnelles et le blogzine Apprendre , elle inspire et aide les acteurs de changement en éducation qu'ils soient parents, éducateurs, enseignants ou professionnels dans le milieu à oser être le changement qu'ils désirent voir dans le monde. Son mantra: Apprendre de tout, partout, de toutes les façons!