L’avenir des technologies (québécoises) en éducation

Au cours des derniers mois, des efforts considérables ont été consentis par tous les acteurs de l’éducation pour intégrer les technologies numériques éducatives en complémentarité avec les méthodes traditionnelles d'enseignement. Cela ne veut pas dire qu’il ne reste plus de défis à relever. Au contraire!

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Au cours des derniers mois, des efforts considérables ont été consentis par tous les acteurs de l’éducation pour intégrer les technologies numériques éducatives en complémentarité avec les méthodes traditionnelles d’enseignement. Cela ne veut pas dire qu’il ne reste plus de défis à relever. Au contraire! Ceux-ci ont été discutés lors d’un panel à l’occasion de l’événement MTL Connecte 2021.

C’est à Julie Pigeon, directrice générale de l’Association Edteq, regroupant des entreprises axées sur le développement des technologies éducatives au Québec, qu’on avait demandé de prendre les rênes de cette table ronde. Jean-Guillaume Dumont, directeur du marketing chez Druide Informatique, Yann Giroux, PDG de la firme OPLAN, et Catherine Légaré, présidente-fondatrice d’Academos, faisaient aussi partie du rendez-vous virtuel.

Ces spécialistes en technologies éducatives du Québec se sont tous entendus pour dire qu’il est de la responsabilité de tous ceux qui œuvrent dans le domaine éducatif de porter une attention particulière à l’importance d’intégrer les technologies au sein du système scolaire. Chacun a un rôle à jouer. De son côté, Jean-Guillaume Dumont a précisé qu’il est important d’utiliser des outils qui correspondent aux valeurs québécoises.

Défaire les mythes

Une fois certaines constatations générales faites, l’animatrice de la table ronde a lancé les participants sur certaines pistes fort intéressantes.

Par exemple, certains enseignants se demandent encore ce que les technologies pourront apporter à leur enseignement, comment ils peuvent intégrer des outils à leur pratique. À ceux-là, Yann Giroux répond que la formation continue doit inclure l’acquisition de connaissances des outils numériques. Il reconnaît toutefois qu’en ce moment, étant donné l’épuisement du personnel enseignant et le manque de ressources, le perfectionnement professionnel est moins en vogue.

Certains se questionnent aussi à savoir si les milieux défavorisés ont suffisamment accès aux technologies. Les experts réunis ont rappelé qu’il existe des mesures budgétaires au ministère de l’Éducation du Québec spécifiquement destinées à favoriser l’achat de technologies, et même à la formation pour les utiliser.

Par ailleurs, les panélistes ont aussi mentionné le lien entre l’école et la famille. Selon ceux-ci, les écoles doivent avoir le souci d’apprendre aux parents comment utiliser certains outils numériques, notamment ceux qui permettent la communication parents-enseignants. Ils ont suggéré d’établir des liens avec des organismes communautaires qui peuvent offrir de la formation plus avancée aux parents lorsque nécessaire.

Made in Québec

Catherine Légaré d’Academos a tenu à rappeler que les technologies contribuent à diminuer les inégalités. « 500 000 élèves ont été aidés durant la pandémie par Alloprof, ce n’est pas rien », a fait remarquer la jeune entrepreneure.

D’ailleurs, les panélistes ont mentionné qu’il est important de faire connaître ce qui se fait au Québec du côté des entreprises de technologies éducatives. Elles sont, mine de rien, plus d’une centaine! Plusieurs sont des OBNL, mais elles n’offrent pas nécessairement tous leurs produits gratuitement pour autant.

Jean-Guillaume Dumont a tenu à spécifier qu’il fallait se sortir de la tête que le numérique était essentiellement gratuit. « C’est un mot populaire dans le milieu. Pourtant, personne ne dirait qu’un livre doit être gratuit. Il faut que ce soit la même chose pour le numérique. »

En conclusion, Julie Pigeon a lancé un appel à tous : « Osez essayer les Edtech québécoises! ».

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À propos de l'auteur

André Magny
Depuis plus de 30 ans, André Magny fait les allers-retours entre le journalisme et l'enseignement du français tant auprès des ados que des adultes. Pigiste régulier pour divers médias dont Francopresse, il a également été journaliste culturel au Droit d’Ottawa et s'occupait des nouvelles technologies au Soleil de Québec. Il a aussi fait du journalisme sportif en France. Il a un faible pour la francophonie, la culture, les sports, la cuisine et la politique.

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