Les défis de l’enseignement à distance dans le Nord-du-Québec

Depuis l’été 2020, l’équipe pédagogique du secteur de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle du Centre de services scolaire Kativik a fait preuve de solidarité et d’ingéniosité pour organiser l’enseignement en ligne aux étudiants inscrits. L’École branchée a discuté avec Isabelle Bertolotti, en charge du projet, qui nous parle des défis et succès des derniers mois.

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Depuis l’été 2020, l’équipe pédagogique du secteur de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle du Centre de services scolaire Kativik a fait preuve de solidarité et d’ingéniosité pour organiser l’enseignement en ligne aux étudiants inscrits. L’École branchée a discuté avec Isabelle Bertolotti, en charge du projet, qui nous parle des défis et succès des derniers mois.

Nul besoin de le rappeler, l’enseignement dans le Nord-du-Québec comporte son lot de défis, même en temps « normal » : communautés éloignées les unes des autres, très petites écoles, calendriers scolaires différents du reste de la province, nécessité de dispenser des cours en français et en anglais, etc. Avec la pandémie, le difficile accès à Internet et son instabilité en raison de la météo se sont ajoutés aux enjeux.

Au printemps 2020, les écoles avaient fermé et n’avaient jamais été rouvertes. « En matière d’enseignement à distance, nous n’avions rien. Nous avons dû partir de zéro », indique Isabelle Bertolotti, qui est entrée en poste à l’été 2020 afin de bâtir un service d’enseignement à distance pour les secteurs de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle du Centre de services scolaire Kativik. « Il fallait avoir quelque chose à offrir pour la rentrée de septembre. »

Mme Bertolotti est entourée d’une équipe d’une dizaine de personnes. « Nous sommes tous à distance, mais le travail d’équipe est incroyable. Tout le monde est engagé dans le projet et souhaite offrir des cours de qualité aux étudiants. »

Des cours téléchargeables

Le choix de l’équipe s’est arrêté sur Moodle comme plateforme pour héberger et dispenser les cours à distance. Pourquoi? Tout simplement parce que Moodle permet le téléchargement des cours sur l’ordinateur de l’élève. Il n’a pas besoin d’être connecté à Internet en tout temps pour y avoir accès. « Cela fait partie des éléments à prendre en considération dans le Nord. Il faut s’adapter à la réalité et il faut être le plus facilitant possible pour les élèves pour éviter les abandons. »

L’équipe de Mme Bertolotti souhaite aussi faciliter la vie des enseignants qui offrent les cours. « L’enseignement à distance demande beaucoup plus de préparation. Nous visons à construire des cours complets qui seront offerts clé en main aux enseignants. Évidemment, ceux-ci pourront les adapter par la suite. Cela devient un véritable travail collaboratif ».

L’équipe travaille en priorité à la création des cours obligatoires à l’obtention d’un diplôme d’études secondaires, à la fois en français et en anglais. Plusieurs d’entre eux sont d’ailleurs déjà disponibles sur la plateforme. « L’obtention du DES est déterminant pour le passage à d’autres niveaux d’éducation et permettre à notre clientèle de progresser. Un volet Reconnaissance des acquis est aussi en préparation. » Des cours à option sur mesure seront ensuite préparés.

Une banque de cours à distance?

Mme Bertolotti rêve du jour où une banque de cours à distance pour l’éducation des adultes sera disponible en ligne. « Je suis certaine qu’en ce moment, d’autres centres de services scolaires sont en train d’adapter les mêmes contenus que nous pour l’enseignement en ligne. Pourquoi ne pas les partager? ».

Il est encore trop tôt pour connaître les véritables retombées de ce virage numérique. Le secteur des adultes du CSS Kativik compte actuellement 370 inscrits. « C’est un projet à long terme qui ouvrira certainement de nouvelles possibilités pour nos étudiants. Ils ont déjà plus de flexibilité pour compléter leur cours. » Certains cours disposent même d’une fonction d’auto-inscription, permettant aux étudiants de s’inscrire eux-mêmes.

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À propos de l'auteur

Martine Rioux
Après des études en communication publique, Martine a été journaliste pour différentes publications, avant de poursuivre sa carrière comme conseillère en communications interactives chez La Capitale, groupe financier, puis chez Québec numérique, organisme dont elle a pris la direction générale avant de faire le saut comme conseillère politique au cabinet du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale. Elle est aujourd'hui rédactrice en chef adjointe et chargée de projets spéciaux à l'École branchée. Son rêve : que chacun ait accès à la technologie et puisse l'utiliser comme outil d’apprentissage et d’ouverture sur le monde.

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