Vous avez dit confinement? Pas pour l’École en réseau!

Certains de nos voisins comme l’Ontario ou certains pays comme la France et Israël avaient déjà des plans B en matière de cours en ligne. Au Québec, on s’est questionné quand les écoles ont fermé. Pourtant l’École en réseau (EER) démontre qu’en pleine crise de la COVID-19, nous avons aussi des outils qui peuvent fonctionner et qui ont fait leurs preuves. Encore, faut-il les connaître.

Au tournant du XXe siècle, la fibre optique démarrait. À l’époque, le CEFRIO (Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations, à l’aide des technologies de l’information et de la communication) s’est fait quelque peu challenger par le ministère de l’Éducation du Québec pour permettre de brancher les petites écoles afin qu’elles ne ferment pas. C’est en quelque sorte la genèse de l’École en réseau, que raconte ainsi sa directrice, Josée Beaudoin, l’ancienne vice-présidente innovation et transfert du CEFRIO. Quelques mois plus tard, avec l’aide de la professeure Thérèse Laferrière de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval, l’École en réseau (EER) naissait.

Depuis 2002, l’EER, financée par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, a fait siens ces trois verbes d’action, qui servent d’objectifs : innover, collaborer, apprendre. La directrice générale de l’EER précise certains chiffres. « Nous avons actuellement une trentaine de commissions scolaires qui sont avec nous. Elles reçoivent même un certain financement du Ministère. » Entre 1 000 et 1 200 enseignants du primaire et du secondaire participent aux diverses activités du réseau. « Environ 80 % des enseignants sont du primaire et 20 % du secondaire », précise la coordonnatrice de l’EER, Esther Simard St-Pierre.

L’École en réseau, comment ça marche?

Gratuite pour les enseignants, la plateforme de communication VIA permet d’accéder aux visioconférences des projets. Sur le site de l’EER, grâce notamment à des enseignants ressources, on trouve également une salle virtuelle de soutien pédagogique, qui est là pour aider les enseignants qui font leurs premiers pas dans les visioconférences comme outil pédagogique. Côté fonctionnalités, VIA offre un tableau blanc facile d’approche, et Esther Simard St-Pierre mentionne qu’on peut aussi y diffuser des PowerPoints, voire des petites vidéos.

Toujours sur le site de l’EER, les enseignants découvriront notamment deux sections, « Activités en réseau / printemps 2020 » ainsi que « Répertoire partagé ». Dans le premier cas, il s’agit d’activités que l’École en réseau réalise avec divers partenaires comme le Parc national de Miguasha en Gaspésie ou le Musée de la mémoire vivante à Saint-Jean-Port-Joli. Dans le second cas, il s’agit d’un répertoire de projets pédagogiques menés à distance par des enseignants de partout au Québec, auquel il sera possible de se jumeler. De quoi donner le goût d’aller de l’avant avec l’enseignement à distance, surtout en ce moment!

Les systèmes comme celui de l’éducation, en raison de leur lourdeur administrative, sont parfois difficiles à faire bouger. Mais la pandémie permettra peut-être d’élaborer de nouvelles façons de faire. Josée Beaudoin estime « qu’on est présentement dans la plus grande inégalité. Les enseignants avancés dans l’apprentissage en ligne vont faire avancer leurs élèves… » Mais qu’en est-il des autres? L’EER permettrait même de faire de l’évaluation en ligne. Certains enseignants le croient. « On est en pleine transformation par rapport à ce qu’on connaît en ce moment. En innovation, il faut savoir saisir l’occasion », conclut Mme Beaudoin.

Pour en savoir plus, visitez le site de l’École en réseau : https://eer.qc.ca 


Recevez gratuitement chaque semaine l'École branchée Hebdo pour ne rien manquer de l’actualité pédagogique!



🤩 Vous avez envie de publier vous aussi à l'École branchée? N'hésitez surtout pas! Découvrez ici comment faire!



ANNONCE FOURNIE PAR GOOGLE
NOTE : Nos abonnés connectés ne voient pas ces annonces!
Avatar
Depuis plus de 30 ans, André Magny fait les allers-retours entre le journalisme et l'enseignement du français tant auprès des ados que des adultes. Pigiste régulier pour divers médias dont Francopresse, il a également été journaliste culturel au Droit d’Ottawa et s'occupait des nouvelles technologies au Soleil de Québec. Il a aussi fait du journalisme sportif en France. Il a un faible pour la francophonie, la culture, les sports, la cuisine et la politique.