Comment favoriser l’interaction à distance?

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La recherche en apprentissage à distance est claire : comme en enseignement traditionnel, les interactions (apprenant-instructeur, apprenant-contenu et apprenant-apprenant) demeurent primordiales. Dans le contexte actuel, voici comment l’enseignant peut les favoriser.

 Au cours des vingt dernières années, la formation à distance (e-learning) s’est grandement développée et constitue maintenant un champ de recherche à part entière.  Au moment où les enseignants québécois tentent d’accompagner leurs élèves de leur résidence, comment la recherche en e-learning peut-elle les soutenir?

Une chose sur laquelle la recherche en e-learning est claire, c’est qu’en formation à distance comme en enseignement traditionnel, les interactions demeurent primordiales à l’apprentissage. Ces interactions sont de trois types : apprenant-instructeur, apprenant-contenu et apprenant-apprenant. Alors dans le contexte actuel, comment l’enseignant peut-il favoriser ces trois types d’interactions de chez lui?

 Interactions apprenant-instructeur

La relation entre l’enseignant et son élève est aussi importante à distance qu’en classe. Pour éviter le désengagement, la qualité des interactions avec l’enseignant constitue un facteur déterminant, pour les plus petits comme pour les adultes. Heureusement, en ces temps de distanciation sociale, les moyens de communication n’ont jamais été aussi nombreux et accessibles. Si la vidéo en différé procure de la flexibilité, le direct (ex.: Zoom, Google Meet, Teams) permet un contact humain irremplaçable. Pour davantage d’interactions, il ne faut pas hésiter à demander aux élèves d’allumer leur caméra à tour de rôle, ne serait-ce que quelques secondes pour dire bonjour. L’utilisation du clavardage ou de quiz en ligne pendant la diffusion permet en plus d’obtenir de la rétroaction.  

Pour faire différent, pourquoi ne pas utiliser la baladodiffusion, un format médiatique aussi populaire que pratique? Ces courtes capsules audios peuvent être réalisées à l’aide d’un téléphone ou d’une application (ex.: Audacity). De plus, cette option pourrait s’avérer particulièrement efficace lorsque la bande passante ne favorise pas le téléchargement de lourds fichiers. Sinon, le courriel et le clavardage demeurent des moyens efficaces de maintenir le contact avec les élèves. Et pour éviter d’être enseveli par les nombreux messages ou sujets répétitifs, l’enseignant peut utiliser, par exemple, un forum de discussion, un groupe Facebook ou une foire aux questions (FAQ), dans un document en ligne. 

 Interactions apprenant-contenu

En formation à distance, la croyance veut que l’apprenant doit avoir accès à beaucoup de contenu (texte, questionnaire, schéma, tableau, quiz, résumé, vidéo, etc.) pour pallier l’absence du formateur. Ainsi, la majorité des interactions sont réalisées avec le contenu. En conséquence, l’apprenant se retrouve seul, enseveli sous une tonne de ressources, sans savoir comment traiter l’information. Il en résulte une rapide perte d’intérêt. Ce que le e-learning nous apprend, c’est que d’une part, il faut réduire la taille des bouchées. L’apprentissage micro gradué, en portions de 20 minutes, est plus efficace.  À la maison, les distractions sont nombreuses et maintenir l’attention représente un défi énorme. D’autre part, l’élève ne doit pas rester passif devant le contenu, mais il doit plutôt interagir constamment avec le contenu. 

Pour stimuler les interactions avec le texte, l’enseignant peut créer des quiz en ligne (ex.: Quizizz, Quizlet, Google Form). Pour interagir avec une photo historique ou un schéma anatomique, des applications comme Genially ou Thinglink permettent à l’élève d’accéder à de l’information complémentaire ou à des questions lorsque la souris passe sur une portion précise de l’image. Et pour éviter que l’élève soit passif devant une vidéo, rien de mieux que d’y intégrer du texte, un hyperlien ou même un quiz avec Edpuzzle ou Vizia par exemple.  

 Interactions élève-élève

Les jeunes ont besoin du contact des autres pour apprendre et se développer comme individu. La recherche en e-learning démontre que la participation à une communauté d’apprentissage favorise l’engagement. L’enseignant peut mettre en place une communauté virtuelle (ex.: Facebook, WhatsApp) pour maintenir le contact entre les élèves. L’enseignant peut stimuler les interactions entre ses élèves en proposant de compléter le texte d’un autre élève, de critiquer la production d’un autre élève ou de travailler en équipe dans un document collaboratif (ex.: Google Document).

 Malgré les imperfections des mesures mises en place dans l’urgence et les nombreuses disparités observées, jamais les technologies de communication n’ont été si nombreuses et accessibles. L’enseignant a accès à de nombreux moyens pour stimuler les interactions. La recherche sur la formation à distance montre que la relation maître-élève demeure essentielle à l’apprentissage. En ces temps anxiogènes, maintenir une relation maître-élève dans la bienveillance semble encore plus indispensable. 

Voici des compléments d’information, par Carrefour éducation, pour les ressources citées dans le texte : 


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