80 % des jeunes québécois démotivés à l’école depuis le début de la pandémie de COVID-19

Source : Academos

mis à jour le :

Montréal, le 29 mai 2020. – L’organisme Academos dévoile aujourd’hui les résultats d’un sondage qui montre que la pandémie de COVID-19 et la fermeture des écoles ont entraîné une baisse importante de la motivation scolaire des élèves au Québec.

Selon le sondage auquel ont répondu 950 étudiants âgés de 14 à 30 ans et vivant dans toutes les régions de la province, 43 % des jeunes se disent « beaucoup moins motivés » et 37 % « moins motivés » à l’école depuis le début de la crise. Quatorze pour cent des répondants sont « autant motivés » qu’avant, et seuls 6 % sont « plus motivés » ou « beaucoup plus motivés » depuis le début de la pandémie.

Sur une échelle de 0 à 10, 0 étant « aucunement motivé » et 10 étant « extrêmement motivé », la motivation des jeunes est passée de 7/10 avant le confinement à 4,1/10 depuis, en moyenne.

Cette baisse de motivation affecte tout autant les étudiants du secondaire, du cégep et de l’université, les cégépiens étant légèrement plus touchés : 84 % d’entre eux sont « beaucoup moins » ou « moins » motivés par leurs études depuis le confinement, par rapport à 79 % des jeunes du secondaire et 77 % des universitaires.

Parmi les facteurs qui influencent négativement la motivation scolaire des étudiants depuis la fermeture des écoles, on retrouve les distractions à la maison (65 % des répondants), le manque de contacts humains (63 %), le manque de buts concrets (45 %), le manque d’organisation de leur propre part (37 %), le manque d’organisation de la part des établissements scolaires (35 %), le manque de communication de la part des enseignants (26 %) et les problèmes familiaux (13 %).

« Depuis le début de la pandémie, nous sommes très inquiets des impacts qu’aura la crise sur la persévérance scolaire et la réussite éducative des jeunes. Les résultats de notre sondage confirment ce que nous craignions : les élèves peinent à demeurer motivés avec l’école à la maison, et cela risque de se traduire en une hausse du décrochage scolaire si nous ne trouvons pas des solutions très rapidement », a souligné Catherine Légaré, présidente-fondatrice d’Academos.

Des témoignages frappants

« Le fait de rester chez moi enfermée tous les jours avec mes devoirs me démotive carrément et je suis épuisée de l’apprentissage stressant à distance. »

 – UNE ÉTUDIANTE AU CÉGEP DE 18 ANS

« J’ai perdu le contact avec mes enseignants et j’ai l’impression que certains travaux sont inutiles, compte tenu qu’ils ne nous enseignent rien de nécessaire pour le cégep et que mes notes ne sont pas affectées. »

– UNE ÉTUDIANTE AU SECONDAIRE DE 17 ANS

« Je me sens moins motivée à finir mes études, car je n’ai pas mes amis pour qu’on se motive mutuellement. De plus, la charge de travail est plus importante, ce qui fait que mes études sont plus difficiles. »

 – Une étudiante au cégep de 18 ans

« Je me sens vide, je n’ai pas envie de faire quoi que ce soit. Ça me motivait d’aller à la bibliothèque et de voir d’autres personnes étudier autour de moi. »

 – Un étudiant à l’université de 24 ans

« J’ai l’impression de travailler dans le vide. Les profs ne savent pas comment ils doivent nous évaluer. J’apprends tout par moi-même. Non seulement je suis prise chez moi, mais en plus on m’enlève ma liberté de décider comment j’occupe mes journées. »

 – Une étudiante au secondaire de 17 ans

Le mentorat virtuel comme outil de motivation scolaire

Depuis le début de la crise, Academos a adapté ses services afin de tenter de briser l’isolement des jeunes et de les encourager à demeurer motivés en ces temps difficiles.

En plus des 3 000 mentors bénévoles qui sont toujours disponibles sur l’application Academos pour discuter avec les jeunes au sujet de leur métier, l’organisme reçoit désormais chaque semaine sur sa page Facebook un professionnel inspirant pour répondre aux questions des jeunes en direct, dans une série intitulée Passion contagieuse.

« Plus que jamais, la solidarité intergénérationnelle qui se trouve au coeur du mentorat peut être porteuse d’espoir pour les jeunes. Avoir un projet professionnel est un élément de motivation crucial pour la persévérance scolaire des élèves, et parler à un mentor bienveillant peut être un excellent moyen pour les jeunes de demeurer motivés dans leurs études, particulièrement en cette période d’incertitudes », a mentionné Catherine Légaré.

D’ailleurs, 52 % des répondants au sondage d’Academos ont affirmé que de sentir que leurs études les aideront à exercer leur future profession les aidait à demeurer motivés à l’école.

Le sondage s’est déroulé en ligne du 19 au 26 mai 2020. Pour plus d’informations sur la méthodologie et l’échantillon, consultez le academos.qc.ca/motivation-covid-19.

À propos d’Academos

Fondé en 1999, Academos est un organisme à but non lucratif qui connecte les jeunes de 14 à 30 ans avec la réalité du monde du travail grâce à une application de mentorat virtuel qui leur permet de dialoguer gratuitement avec près de 3 000 professionnels passionnés par leur métier.

Academos est soutenu financièrement par le Secrétariat à la jeunesse du gouvernement du Québec pour favoriser la persévérance scolaire et faciliter le choix de carrière. L’organisme basé à Montréal est également épaulé par plusieurs partenaires financiers, dont Aéro Montréal, Alcoa, ArcelorMittal, belairdirect, le Collège LaSalle, Desjardins, l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, Finance Montréal, Intact Assurance, Investissement Québec, les Pros de l’Assurance, Ubisoft et VIA Rail Canada.



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