Une sortie au Fab Lab, et l’atteinte du point de non-retour!

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Au retour des fêtes, nous sommes sortis en famille. Communautique, qui gère le premier Fab Lab implanté au Canada, nous avait invités à venir voir ses installations. Pour l’occasion, nous avons nolisé un autobus scolaire et nous sommes dirigés au centre-ville de Montréal, dans les locaux de l’École de technologie supérieure (ETS), où loge Communautique.

Notre délégation était formée du comité de planification et d’élaboration de notre atelier de fabrication numérique, flanqué de huit élèves, du contremaître du Collège Beaubois et du directeur des services administratifs. Ces derniers étaient sur place pour évaluer les besoins financiers liés à la préparation de notre futur local en y notant les particularités.

C’était le but non avoué de cette rencontre entre les experts de Communautique et les néophytes que nous sommes : prendre en note les particularités liées à nos besoins et voir le fonctionnement d’un tel atelier. Nous en tirons quatre grands constats :

 

1- Les imprimantes 3D sont lentes!

Nous avons des classes de 36 élèves. Nous prévoyions installer trois imprimantes 3D pour satisfaire les besoins de nos élèves. À la vitesse qu’une imprimante opère, ce sera nettement insuffisant. L’impression additive nécessite un bon moment avant d’obtenir le produit fini. Et on parle d’au moins deux heures d’impression pour un tout petit objet imprimé ! Il est impossible d’avoir tout cela prêt à la fin du cours ! Au prix auquel se vendent ces imprimantes et compte tenu de l’espace limité dont nous disposons, il est utopique d’acheter 36 appareils. Il faudra donc bien planifier les activités et maximiser le temps d’impression à l’extérieur des heures d’école.

 

2- Une découpeuse laser s’avère incontournable…

Monique Chartrand, la directrice générale de Communautique nous l’avait présentée comme étant la coqueluche du Fab Lab. Elle avait bien raison ! La découpeuse laser est un appareil révolutionnaire et spectaculaire. Dotée d’une précision incroyable, elle taille ou grave différents matériaux très rapidement. C’est un bel ajout à un atelier de fabrication numérique, mais à plus de 20 000$, cela impliquera des sacrifices. Nous y reviendrons dans un éventuel article.

 

3- Il y a d’importants besoins en électricité

Tous ces outils fonctionnent évidemment à l’électricité. Nous devrons planifier placer plusieurs prises indépendantes à des endroits stratégiques. Certains appareils fonctionnent aussi sur un circuit de 220 volts. C’est à prévoir dans l’aménagement du local également.

 

4- Les élèves ont adoré!

L’équipe de Communautique ne nous a pas simplement fait visiter leurs installations. Ils ont fait travailler les élèves qui sont passés de la phase de conception à la phase de production rapidement pour construire des lampes de chevet. La découpeuse laser a été utilisée mise à contribution tout comme les simples tournevis. Les neurones ont travaillé, et les mains aussi. La collaboration était au rendez-vous.

 

Cette visite nous aura permis de confirmer que nous avons fait le bon choix en nous investissant dans cette démarche de création d’un atelier de fabrication numérique. Non seulement les élèves ont-ils apprécié leur visite, mais nous avons également pu voir les différentes machines en action, dans un cadre pédagogique. Nous avons assisté à l’étincelle qui jaillit lorsque les pédagogues mettent à profit les bons outils pour favoriser l’apprentissage. Nous avons assurément franchi le point de non-retour!

 

Quelques souvenirs en photos!

Cet article fait partie du dossier « La mise en place d’un atelier de fabrication numérique (makerspace) », dont voici la liste des articles en ordre antéchronologique.

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Marc-André Girard est détenteur d’un baccalauréat en enseignement des sciences humaines (1999), d’une maitrise en didactique de l’histoire (2003) et d’une maitrise en gestion de l’éducation (2013). Il est actuellement doctorant en administration scolaire. Il s’est spécialisé en gestion du changement en milieu scolaire ainsi qu’en leadership Il s’intéresse également aux compétences du 21e siècle à développer en éducation. Il occupe un poste de direction au Collège Beaubois et donne des conférences sur le leadership en éducation, les approches pédago-numériques, le changement en milieu scolaire ainsi que sur la professionnalisation de l’enseignement. En septembre 2014, il a publié le livre « Le changement en milieu scolaire québécois » aux Éditions Reynald Goulet et a traduit quatre ouvrages en technologie de l'éducation chez le même éditeur. Il collabore également à L’École branchée et blogue (magirard.com) sur les questions relatives à l’éducation. Il est très impliqué dans tout ce qui entoure le développement professionnel des enseignants et l’intégration des TIC à l’éducation. En mars 2016, il a reçu un prix CHAPO de l’AQUOPS pour l’ensemble de son implication.