Le projet a débuté à la fin de l’hiver, alors que Sébastien Bergeron a proposé à trois enseignantes, Cindy St-Hilaire de l’École Sainte-Famille de Victoriaville, Émilie Raiche de l’École Sacré-Cœur de Princeville et Vicky D’Astous de l’École Notre-Dame de Saint-Norbert, de préparer leurs élèves pour une première compétition de robots.
Elles avaient déjà fait de la robotique avec leurs élèves au cours de l’année scolaire et elles ont accepté de relever ce nouveau défi. « C’est comme un aboutissement concret des projets de robotique que nous faisons habituellement en classe. Il ne s’agissait plus de faire seulement avancer ou reculer un robot, mais bien de le rendre performant », indique Émilie Raiche.
Dans les semaines précédant la compétition, les élèves, en équipe de deux, ont donc assemblé et programmé leur robot Spike pour qu’il soit capable de repousser un adversaire hors d’une arène circulaire. Ils ont fait des tests dans leur classe. Dans l’école d’Émilie, ses élèves ont même pu compétitionner contre ceux d’une autre classe pour se pratiquer.
Malgré leur expérience avec les robots Spike, les élèves ont vécu une expérience complètement nouvelle. Les contraintes imposées quant à la construction de base laissaient une marge de manœuvre pour des améliorations offensives ou défensives, stimulant leur créativité.
Le sentiment d’appartenance en action
Le jour de l’événement, 16 équipes en provenance des trois écoles se sont affrontées simultanément sur quatre tapis, sous les encouragements de leurs camarades de classe. Les combats, d’une durée de quelques minutes, exigeaient précision et stratégie.
Une finale rassemblant tous les participants autour d’un seul tapis a clôturé l’activité dans une ambiance survoltée, aux dires des enseignantes. « Le sentiment d’appartenance était à son plus fort », a souligné Vicky D’Astous.
Les enseignantes ont noté que même les élèves initialement peu enthousiastes envers la robotique ont montré un intérêt croissant grâce à l’aspect compétitif. Des élèves de 5e année ont d’ailleurs exprimé leur désir de participer à une édition future, certains prenant même des notes pour s’améliorer l’année prochaine.
Outre les apprentissages techniques, les retombées ont été nombreuses pour les élèves : développement de l’esprit d’équipe, gestion des émotions, apprentissage de la défaite et encouragement des pairs. « Pour certains élèves, c’était la première fois qu’ils vivaient une situation compétitive où ils devaient apprendre à gérer leurs réactions, comme accepter la défaite », fait remarquer Vicky.
Si aucune reconduction officielle n’est encore prévue, les enseignantes se disent prêtes à renouveler l’expérience, conditionnellement au soutien de leur direction et à la logistique des déplacements interécoles.
Retrouvez les documents pour les élèves ici.
Toutes les ressources sont disponibles sur le babillard virtuel de Sébastien Bergeron.