S’il est une chose qu’on ne sait toujours pas avec exactitude, ce sont les effets des ondes wifi sur la santé. Des parents ontariens s’opposent ainsi au déploiement d’infrastructures wifi de plus en plus puissantes pour supporter les besoins technologiques grandissants du Peel School Board.
Le Peel School Board, près de Toronto, est le 2e district scolaire en importance au pays. Hier, des parents s’étaient réunis pour distribuer des feuillets d’information mettant en garde contre les effets d’une concentration trop importante d’ondes sans fil.
En effet, le Peel School Board a choisi cette année d’encourager les jeunes et le personnel à apporter leur propre appareil numérique en classe, afin de réduire les coûts d’acquisition de matériel neuf et favoriser l’utilisation de ces technologies pour l’apprentissage. Cependant, avec l’augmentation de la demande sur le réseau sans fil, le district doit faire installer des infrastructures beaucoup plus puissantes. « Les parents ont le droit de savoir que l’exposition au rayonnement sans-fil peut être la cause de symptômes comme les maux de tête, la nausée et l’augmentation du rythme cardiaque », affirme Frank Clegg, ancien président de Microsoft Canada maintenant à la tête du mouvement Canadians for Safe Technology (C4ST).
Le groupe rappelle qu’il y a deux ans, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que le rayonnement sans fil pouvait possiblement être cancérigène. De plus, en octobre 2011, Santé Canada a émis une recommandation concernant la diminution de l’usage des téléphones cellulaires chez les moins de 18 ans. Depuis, les deux plus grandes associations d’enseignants de l’Ontario ont demandé de réduire la présence d’appareil sans fil dans les écoles.
De son côté, le district affirme que la sécurité est sa priorité, même lorsqu’il est question de technologie sans fil. Sur son site, une page explique la position de l’institution et liste les références (dont Santé publique Ontario, Santé Canada et l’OMS) qui affirment qu’aucun lien direct n’a encore officiellement été établi entre le rayonnement sans fil et des effets négatifs sur la santé. Néanmoins, il semblerait que les recommandations de Santé Canada datent des années 1980. Selon le collectif C4ST, la Russie et la Chine ont des normes 100 fois plus strictes à ce niveau que le Canada.
Fait contradictoire, le groupe C4ST affirme que les nouvelles installations du Peel School Board sont plusieurs fois plus puissantes qu’un routeur domestique, alors que le district scolaire affirme qu’elles le sont moins.
On constate que le débat risque de perdurer. Avez-vous déjà eu (ou vivez-vous) ces préoccupations dans vos milieux, et quelles sont les orientations privilégiées? Participez à l’aide du formulaire plus bas.