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C’est la question à laquelle a répondu Moussa Traoré, de la SOFAD (Société de formation à distance des commissions scolaires du Québec), dans le cadre de sa conférence sur le sujet, à l’occasion du 2e Sommet sur l’iPad en éducation au début mai.
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C’est la question à laquelle a répondu Moussa Traoré, de la SOFAD (Société de formation à distance des commissions scolaires du Québec), dans le cadre de sa conférence sur le sujet, à l’occasion du 2e Sommet sur l’iPad en éducation au début mai.

Depuis que certains établissements scolaires permettent aux élèves et au personnel d’apporter leur propre matériel numérique, de nombreuses préoccupations font surface en ce qui a trait à la sécurité, tant du côté du service technique que des utilisateurs. Mon iPad est-il bien sécurisé? Est-ce que quelqu’un peut accéder à mes données en piratant le réseau? Est-il possible qu’une application endommage mon appareil? Voilà autant de questions que Moussa Traoré, de la SOFAD (Société de formation à distance des commissions scolaires du Québec), a répondu durant sa conférence sur le sujet, à l’occasion du 2e Sommet sur l’iPad en éducation, en mai dernier.

Si la majorité des établissements scolaires sont encore réticents à permettre à leur personnel et aux élèves d’apporter leur propre équipement, des études démontrent toutefois que les usagers n’attendent pas l’autorisation des établissements pour ce faire. En effet, les usagers se sentent souvent plus en confiance avec leur propre matériel, car ils en maîtrisent l’utilisation. Devant les laboratoires informatiques souvent désuets et bondés, les jeunes n’hésitent pas à utiliser leur propre iPad et à se connecter au réseau de l’école.

Voir autant d’appareils connectés en même temps sur un réseau peut sembler un casse-tête au niveau de la sécurité. Pourtant, selon Moussa Traoré, l’iPad serait l’appareil informatique le plus sécuritaire. En effet, depuis juillet 2012, aucune attaque informatique portant sur l’iPad n’a été signalée. Le plus gros risque pour un iPad est, au final, de le perdre… Il faut comprendre que le système d’exploitation iOS utilise un moteur intégré de chiffrement de données. En clair, il est impossible d’extraire les données d’un iPad sans une clé de cryptage extrêmement complexe, propre à chaque appareil.

De plus, aucune application installée ne peut accéder aux composantes du système et le système d’exploitation iOS isole les applications les unes des autres. Ajouté au fait que les informations confidentielles sont cryptées dans un porte-clé sécurisé, on comprend mieux pourquoi l’iPad est définitivement sécuritaire.

Il faut par contre penser à protéger le contenu de l’appareil en cas de perte ou de vol. L’iPad peut être verrouillé par un code numérique ou alphanumérique et il est possible de limiter le nombre de tentatives d’accès avant d’en effacer complètement le contenu. Alors, comme les données sont sauvegardées sur l’ordinateur personnel lorsque la sauvegarde automatique est activée, il suffirait ensuite de les télécharger à nouveau sur un nouvel iPad. Le système de stockage virtuel iCloud, associé à un compte personnel, permettra par la suite de récupérer chacune des applications achetées.

 

Mais, il y a un « mais »!

Il faut noter que lorsqu’un utilisateur déverrouille volontairement son appareil en éliminant les restrictions imposées par Apple (appelé aussi « jailbreaking » ou débridage), le iPad devient sensible aux attaques externes. De plus aucune des fonctionnalités nommées précédemment n’est alors garantie. D’ailleurs, la seule attaque de malware couronnée de succès sur un iPad fut effectuée à partir d’un appareil déverrouillé… Un mal pour un bien?

 

 

 

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