ANNONCE
ANNONCE

L’éducation aux médias à l’heure des grands bouleversements

Si, aujourd’hui, on parle plus que jamais d’éducation aux médias, cela n’est pas dû au hasard. En effet, on vit dans une époque où l'on baigne à longueur de journée dans un flux d’informations sans précédent. Si certaines informations sont plus véridiques que d’autres, reconnaître la bonne information n’est pas facile et demande un certain éveil médiatique. Lors de la Semaine de la presse et des médias, le sujet a fait l’objet d’un panel de discussion. 

Table des matières

Temps de lecture estimé : 4 minutes
PROPAGER VIA :
ANNONCE

Si, aujourd’hui, on parle plus que jamais d’éducation aux médias, cela n’est pas dû au hasard. En effet, on vit dans une époque où l’on baigne à longueur de journée dans un flux d’informations sans précédent. Si certaines informations sont plus véridiques que d’autres, reconnaître la bonne information n’est pas facile et demande un certain éveil médiatique. Lors de la Semaine de la presse et des médias, le sujet a fait l’objet d’un panel de discussion. 

Alexandre Chenette, enseignant et conseiller pédagogique, Ève Tessier-Bouchard, directrice et productrice de contenus jeunesse pour Les Coops de l’information, Karen Prevost-Sorbe, coordonnatrice académique pour le CLEMI en France, et Gilles Van Kote, directeur délégué au journal Le Monde, ont eu l’occasion de discuter du sujet. La webconférence, animée par André Lavoie, journaliste indépendant, était offerte par le Centre québécois d’éducation aux médias et à l’information (CQÉMI) dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias.

D’entrée de jeu, les panelistes se sont accordés pour dire que « s’informer, c’est naviguer dans une jungle complexe » et que « sans les bons outils, on se perd très facilement ». De plus, apprendre à s’informer est un processus qui se fait sur le long terme et qui doit être enseigné d’une manière positive, empathique et très tolérante en prenant le temps d’écouter les opinions et les idées divergentes.

Quels sont les outils pour trouver, trier et absorber l’information?

L’école aurait un rôle important à jouer dans l’éveil médiatique des enfants. Dès leur plus jeune âge, ils y passent le plus clair de leur temps. Selon les panélistes, il s’agit du meilleur endroit pour aborder le sujet de l’information et ainsi les sensibiliser à la bonne gestion de l’information. Il n’est pas question ici de dire aux enfants quoi ou comment penser mais bien de leur donner des astuces et des techniques afin de reconnaître une source fiable, une information véridique et ainsi lutter contre le fléau du 21e siècle en termes d’information : les fake news.

En parallèle, il est impossible de nier le pouvoir des réseaux sociaux sur notre vie et celle des enfants. Selon une étude réalisée pour le média La Croix en janvier 2021, en France, 66 % des moins de 35 ans affirment qu’Internet et les réseaux sociaux sont leur principale source d’information au quotidien. Au Québec, le tiers (33 %) des adultes québécois utilisent les réseaux sociaux comme principale source pour s’informer sur l’actualité, et le pourcentage grimpe à 67 % chez les 18 à 24 ans.

En ce sens, la question de l’éveil médiatique prend un autre tournant et devient : Comment est-ce possible d’augmenter la présence de médias traditionnels sur les réseaux sociaux, tout en évitant la désinformation et la circulation de fausses nouvelles? Comment faire ressortir les médias plus crédibles dans ce mélange d’actualité que sont les fils de nouvelles des réseaux sociaux?

Karen Prevost-Sorbe parle alors de l’importance de connaître et de comprendre le concept de littératie visuelle lorsqu’il est question de puiser de l’information auprès de médias visuels tels que Tik Tok.

Qu’est-ce que la littératie visuelle?

La littératie visuelle veut que chaque image évoque en chacun une compréhension basée sur ses expériences et connaissances antérieures. Pour éveiller à la littératie visuelle, il faut prendre le temps, selon la panéliste, de revenir à l’essence de l’image, de comprendre ce qu’elle évoque chez les plus jeunes et les grands aussi. C’est en ouvrant le débat, en échangeant et en partageant que cet éveil se fera. 

N’attendons pas une autre pandémie mondiale ou une autre guerre provoquant un flux incessant d’informations pour expliquer aux enfants comment sélectionner l’information, ont dit les panélistes. Il faut faire cela avant, car éveiller aux médias est un processus long, qui doit se faire en prévention, qui doit être réalisé avant un événement internationalement médiatisé. Les enfants devraient pouvoir disposer des ressources nécessaires pour prendre du recul face à l’actualité. 

Il est possible de revoir la discussion:

L’éducation aux médias à l’heure des grands bouleversements – SPM 2022
À propos de l'auteur(e)
Diffusez vos nouvelles dans l'École branchée!
📝 Chaque histoire positive a le potentiel d'inspirer une innovation pour améliorer la réussite éducative. L'École branchée est VOTRE média! Profitez de ses pages virtuelles pour partager une nouvelle, faire briller les réalisations de votre milieu, proposer des idées et des ressources utiles... tout ce qui permet d'alimenter la veille professionnelle en éducation, ici et ailleurs.
Recevez l'infolettre Hebdo pour ne rien manquer des nouveautés!
NOS ANNONCEURS ET PARTENAIRES :
PROPAGER VIA :
À lire aussi
Souveraineté numérique : ce que la nouvelle politique du Québec change pour le milieu scolaire

Le gouvernement du Québec un nouvel énoncé de politique en matière de souveraineté numérique, dans lequel il affirme sa volonté de mieux contrôler ses données, ses infrastructures et ses investissements technologiques. Pour le personnel scolaire, cette orientation pourrait influencer concrètement les choix d’outils numériques et les pratiques d’approvisionnement dans les prochaines années.

Lire la suite
Clair 2026 – Amplifier l’humain grâce à l’agentivité et la coéducation

Le 15e anniversaire du colloque « Clair – Voir l’éducation autrement » a permis de rappeler l’importance de réconcilier les outils technologiques avec l’essence même de l’humanité. Entre rigueur scientifique et récits de terrain, la conférencière Stéphanie Dionne a démontré, sous les projecteurs de cette tribune acadienne, que la technologie, loin d’être une fin, doit devenir le levier d’une « humanité augmentée », au service du bien-être et de la réussite des élèves et permettant de solidifier le pont entre l’école et la famille. Retour sur ses propos.

Lire la suite

Connectez-vous!