Des conseils pour organiser une classe coopérative à distance

Guillaume Caron et Laurent Fillion, enseignants au collège Vadez de Calais (Pas-de-Calais) en France, présentent une proposition d’organisation pratique pour la mise en place d’une classe coopérative à distance.

Publié le :

Classé dans :
LIRE CET ARTICLE EN :

Traduction automatisée - des erreurs (parfois hilarantes) peuvent se glisser! 😉

Ces textes pourraient aussi vous intéresser :

Guillaume Caron et Laurent Fillion, enseignants au collège Vadez de Calais (Pas-de-Calais) en France, présentent une proposition d’organisation pratique pour la mise en place d’une classe coopérative à distance. Ils ont eux-mêmes vécu l’expérience avec une classe de 4e. En fait, pour eux, il s’agissait d’une continuité puisque le volet coopératif était déjà en place dans leur classe en présence.

1- Un plan de travail sur Padlet

L’ensemble du travail des élèves est centralisé sur un Padlet, classé par discipline. Ils y trouvent des travaux à faire de manière individuelle, de même que les moments de visioconférence pour le travail collectif. Des éléments concernant la vie de la classe apparaissent également.

2- Un conseil coopératif virtuel

Le conseil coopératif de la classe peut se tenir en vidéoconférence sans problème. La boîte à messages qui permet habituellement aux élèves de déposer un coupon de préparation de l’ordre du jour est cependant remplacée par un formulaire en ligne que les élèves pouvaient compléter. Un des avantages observés du conseil coopératif à distance est qu’il est plus facile d’accueillir d’autres enseignants comme observateur, invité spécial ou participant.

3- Travail en groupe par visioconférence

Un maximum de deux heures par jour est fixé pour le travail collaboratif en ligne. Les moments sont aussi répartis dans la grille-horaire pour éviter les trop longues périodes devant l’écran. Une séquence prévue pour le travail (avec durée) est aussi proposée aux élèves.

4- Des traces dans les outils numériques

Une partie du travail à faire seul se fait à l’écrit afin que les enseignants puissent ensuite récolter des traces des apprentissages des élèves. Des outils d’exercices en ligne permettent de récupérer d’autres formes de résultats. Ils offrent aussi l’avantage de fournir des rétroactions, souvent en direct, aux élèves.

À titre d’exemple, Guillaume Caron et Laurent Fillion mentionnent Tactileo (qui permet de créer soi-même des modules avec différents types de questions) et Labomep (avec la génération de séances d’exercices en ligne en mathématiques en fonction des thématiques et des profils d’élèves). Ces deux plateformes permettent à l’enseignant de suivre individuellement le travail des élèves. Ils utilisent aussi CoopMaths qui génère des exercices à données aléatoires.

5- De l’aide en cas de doute

Une charte d’aide, qui avait été élaborée en classe, est toujours valable à distance (ex. ne pas donner la réponse mais guider les camarades vers celle-ci). Comme les élèves ont toujours la possibilité de demander de l’aide à l’enseignant et aux autres élèves en cas de blocage, les enseignants ont mis en place un tableau d’aide sur un outil type Framapad. Cependant, ils se sont rapidement rendu compte que les élèves utilisaient d’autres moyens, comme les messageries des réseaux sociaux et le SMS, pour communiquer entre eux et s’entraider.

« L’enseignement à distance ne remplacera jamais ce que nous pouvons faire en classe. La coopération est facilitée par la présence physique, l’importance des gestes, des regards, de l’espace, des corps est importante. Toutefois, grâce à des petites organisations, cette coopération parvient à franchir le mur du distanciel qui offre des outils adaptés. L’équilibre des temps devient alors fondamental pour lutter contre l’isolement, le décrochage ou la surcharge », conclut Guillaume Caron et Laurent Fillion.

La version intégrale de leur témoignage est disponible sur les Cahiers pédagogiques.

Vos commentaires sur l'article

Vous pouvez commenter cet article ici et y ajouter vos idées!

À propos de l'auteur

Martine Rioux
Après des études en communication publique, Martine a été journaliste pour différentes publications, avant de poursuivre sa carrière comme conseillère en communications interactives chez La Capitale, groupe financier, puis chez Québec numérique, organisme dont elle a pris la direction générale avant de faire le saut comme conseillère politique au cabinet du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale. Elle est aujourd'hui rédactrice en chef adjointe et chargée de projets spéciaux à l'École branchée. Son rêve : que chacun ait accès à la technologie et puisse l'utiliser comme outil d’apprentissage et d’ouverture sur le monde.

Quelques annonces

Vous avez une nouvelle à nous communiquer?

Écrivez-nous sans tarder à info@ecolebranchee.com

Vous pouvez aussi publier votre propre texte!
Faites connaître votre projet pédagogique ou partagez vos idées via nos sections Opinion, Témoignages ou Communiqués! Voici comment faire!

Recevez les nouvelles de l’École branchée

L‘École branchée | Hebdo, la publication qui alimente votre boîte courriel pour que vous ne manquiez rien!

Nos prochaines formations en direct