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Très conservatrice, l’école française est aujourd’hui à contre sens des valeurs de la société, selon le politicien Jean-Michel Fourgous, responsable de la modernisation de l’école par le numérique en France. Il estime que les savoirs traditionnels ne suffisent plus à répondre à la complexification de la société.
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Très conservatrice, l’école française est aujourd’hui à contre sens des valeurs de la société, selon le politicien Jean-Michel Fourgous, responsable de la modernisation de l’école par le numérique en France. Il estime que les savoirs traditionnels ne suffisent plus à répondre à la complexification de la société.

Après un premier rapport en 2010 sur l’équipement numérique des écoles, il vient d’en publier un second sur la pédagogie à l’heure numérique. « Équiper les classes ne suffit pas à améliorer les résultats scolaires. L’Observatoire de l’éducation de Norvège a montré que, lorsqu’il y a appropriation pédagogique de ces outils par les enseignants, les élèves s’investissent plus et les résultats scolaires s’améliorent. Il existe un consensus sur la nécessité d’une évolution des pratiques vers des pédagogies plus actives, participatives, collaboratives et différenciées », fait-il valoir.

Il propose donc 25 mesures pour favoriser la réussite. Parmi celles-ci, il juge que l’accessibilité aux outils numériques ainsi que l’accompagnement et la formation des enseignants sont particulièrement importants. Il insiste également sur l’évaluation de la maîtrise des outils numériques. « Au Danemark, les élèves peuvent utiliser Internet aux examens. Ils sont notés sur leur raisonnement, leur créativité, leurs compétences numériques, etc. », écrit-il.

M. Fourgous juge également nécessaire de mettre en place une pédagogie mixte, c’est-à-dire en classe, en ligne et hors classe. Ainsi, selon lui, il faudrait inciter les jeunes à consacrer de 20 % à 50 % du temps qu’ils passent sur Internet à des apprentissages en ligne et prendre en compte cet « e-apprentissage » dans l’évaluation des élèves. Quant aux enseignants, il faudrait revoir leurs contrats de travail pour intégrer le télétravail.

Le rapport traite aussi de la question des droits d’auteur. Il propose la création d’un «éduc-pass numérique », soit une exception au droit d’auteur pour l’enseignement. La création de ressources libres (sous licence creative commons) devrait aussi être encouragée.

Quatre indispensables

Enfin, M. Fourgous identifie quatre « indispensables » pour la classe numérique. Le premier : le tableau blanc interactif. « Plus motivant, moins stressant qu’un tableau traditionnel, les élèves vont plus volontiers au tableau. Le statut de l’erreur change. Le TBI modifie l’organisation spatiale et fonctionnelle de la classe », croit-il.

Le second : l’espace numérique de travail. « Il permet de retrouver à distance ses cours, ses exercices quel que soit le lieu et le moment. Conséquences : une conception modifiée du temps scolaire, une réelle continuité dans les apprentissages, une prise en compte des rythmes de chacun et la possibilité d’un enseignement mixte. »

Le troisième : les classes mobiles incluant une quinzaine d’ordinateurs ou de tablettes pour alterner facilement le travail collaboratif et l’apprentissage personnalisé ainsi qu’alléger le sac à dos des élèves.

Enfin, le quatrième : la baladodiffusion et la visioconférence pour faciliter l’apprentissage des langues et favoriser la communication orale.

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