ANNONCE
ANNONCE

Le tutorat par les pairs : une approche gagnante pour tous!

Afin de soutenir les élèves qui éprouvent certaines difficultés, le Collège Bourget a mis sur pied le CAP, le Centre d’aide par les pairs. Il s’agit d’un projet où les élèves de quatrième et cinquième secondaire viennent en aide aux élèves de première, deuxième ou troisième secondaire.

Table des matières

Temps de lecture estimé : 3 minutes
PROPAGER VIA :
ANNONCE

Par Johanne Patry, orthopédagogue au Collège Bourget

Afin de soutenir les élèves qui éprouvent certaines difficultés, le Collège Bourget a mis sur pied le CAP, le Centre d’aide par les pairs. Il s’agit d’un projet où les élèves de quatrième et cinquième secondaire viennent en aide aux élèves de première, deuxième ou troisième secondaire.

Pour s’assurer de la réussite de ce projet, l’école a mis à contribution les services d’orthopédagogie et de psychoéducation et la direction des élèves. Pour la première année, on a ciblé les matières de base, soit le français, les mathématiques et l’anglais. Ainsi, cela a permis d’observer, d’analyser le service d’aide et de se réajuster au besoin.

 

Il y a trois volets à la mise en place d’un tel service :

Le Collège :

  • Donne une formation aux élèves tuteurs (comment être ? comment agir?…);
  • Paire les tuteurs à un enseignant-matière;
  • Crédite l’élève tuteur pour l’obtention de son diplôme;
  • Prévoit un espace pour les rencontres.

 

Le tuteur doit :

  • Démontrer de la facilité dans la matière choisie;
  • Faire preuve d’assiduité, d’altruisme, d’empathie et de disponibilité;
  • S’engager à suivre une formation;
  • Se référer à l’enseignant-matière.

 

Le tutoré doit :

  • S’engager dans sa réussite scolaire;
  • Identifier ses besoins;
  • Présenter des résultats de moins de 69 %;
  • Faire preuve d’assiduité et d’ouverture.

 

Avec le recul d’une première année du projet CAP, le Collège Bourget peut affirmer que tout le monde est gagnant dans cette approche. Les parents font appel au service pour répondre aux besoins ponctuels de leur enfant. Les enseignants, eux, ciblent les élèves et peuvent mettre leur participation au CAP comme moyen dans leur plan de réussite. Certains élèves font eux-mêmes la demande pour obtenir les services d’un tuteur. Enfin, les élèves tuteurs prennent leur rôle très au sérieux, car ils savent qu’ils font la différence dans la réussite scolaire d’un pair.

Ainsi, l’élève tutoré reprend confiance. Sa perception sur la contrôlabilité des tâches augmente ce qui influence positivement son engagement et sa motivation scolaire. De plus, on constate les impacts bénéfiques, autant pour le tuteur que le tutoré que ce soit au niveau de la persévérance scolaire, de la motivation et de l’estime de soi.

 

À propos de l'auteur(e)
Diffusez vos nouvelles dans l'École branchée!
📝 Chaque histoire positive a le potentiel d'inspirer une innovation pour améliorer la réussite éducative. L'École branchée est VOTRE média! Profitez de ses pages virtuelles pour partager une nouvelle, faire briller les réalisations de votre milieu, proposer des idées et des ressources utiles... tout ce qui permet d'alimenter la veille professionnelle en éducation, ici et ailleurs.
Recevez l'infolettre Hebdo pour ne rien manquer des nouveautés!
NOS ANNONCEURS ET PARTENAIRES :
PROPAGER VIA :
À lire aussi
Souveraineté numérique : ce que la nouvelle politique du Québec change pour le milieu scolaire

Le gouvernement du Québec un nouvel énoncé de politique en matière de souveraineté numérique, dans lequel il affirme sa volonté de mieux contrôler ses données, ses infrastructures et ses investissements technologiques. Pour le personnel scolaire, cette orientation pourrait influencer concrètement les choix d’outils numériques et les pratiques d’approvisionnement dans les prochaines années.

Lire la suite
Clair 2026 – Amplifier l’humain grâce à l’agentivité et la coéducation

Le 15e anniversaire du colloque « Clair – Voir l’éducation autrement » a permis de rappeler l’importance de réconcilier les outils technologiques avec l’essence même de l’humanité. Entre rigueur scientifique et récits de terrain, la conférencière Stéphanie Dionne a démontré, sous les projecteurs de cette tribune acadienne, que la technologie, loin d’être une fin, doit devenir le levier d’une « humanité augmentée », au service du bien-être et de la réussite des élèves et permettant de solidifier le pont entre l’école et la famille. Retour sur ses propos.

Lire la suite

Connectez-vous!