Appel au public pour la future exposition «Dégoût et des couleurs»

image : Alimentarium
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L’Alimentarium de Vevey en Suisse, un musée qui s’intéresse à l’alimentation sous toutes ses formes, se met à l’heure de la nourriture de l’étrange et fait appel au public pour contribuer à sa prochaine exposition au printemps 2020.

«Jamais je ne mangerai des escargots» ou «J’ai horreur des choux de Bruxelles»: on a tous entendu ce genre de phrases au détour d’une conversation en famille ou avec des amis. Les aliments desquels on se délecte n’auraient pas la même saveur si ceux qui nous ont traumatisés n’étaient pas tapis dans l’ombre des placards de nos souvenirs. À cet effet, l’Alimentarium de Vevey lance un appel au public pour le mettre à contribution dans la préparation de sa prochaine exposition The food we love to hate, dont le vernissage est prévu en avril 2020.

Et si, au profit de raisons climatiques, nous étions contraints de nous déshabituer de nos plats favoris pour adopter de nouvelles façons de manger, de nouvelles recettes à base d’ingrédients qui nous dégoutent? Comment ferions-nous? Serions-nous prêts à manger des insectes au petit-déjeuner au lieu de nos céréales préférées? Quelle sera notre réaction quand, invités chez des amis, ces derniers nous serviront un steak tartare de viande de laboratoire accompagné d’un verre d’eaux usées recyclées? L’émotion du dégoût pose donc la question collective :

Jusqu’où serions-nous prêts à aller pour changer nos habitudes en choix alimentaires plus durables, pour le bien-être de notre environnement?

Pourquoi participer?

Comme nous l’évoquions plus haut, certains aliments divisent le monde en deux, comme par exemple la coriandre : certains l’adorent pendant que d’autres l’abhorrent. Si comme le chantait Jacques Dutronc, «tous les goûts sont dans la nature », le goût est avant tout une histoire personnelle, qui se construit sur une multitude de critères remontant souvent à l’enfance et aux origines géographiques. On évoque volontiers nos «madeleines de Proust», autant que nous sommes en quête de «comfort food» et de saveurs exotiques. Qu’en est-il des produits qui nous révulsent? En étudiant ce que nous n’apprécions pas et les réactions que cela provoque en nous, l’Alimentarium compte cartographier les aliments par ordre de dégoût et analyser ainsi leur dimension culturelle, sociale, historique et scientifique. Par ailleurs, ce classement permettra de mettre ces réactions en perspective avec les problématiques écologiques actuelles.

Comment participer?

Tous, âgés de 13 ans et plus, sont invités à soumettre une histoire alliant un média (image, vidéo, son) et un texte (sous forme de questions/réponses) sur le site internet dédié. Toutes les contributions sont les bienvenues, pour autant que le contenu soit téléchargeable. Faites vos jeux, votre tambouille ou votre pire recette cauchemardesque!

  1. Lisez attentivement les conditions générales de participation.
  2. Suivez ce lien pour envoyer votre contenu : http://thefoodwelovetohate.org
  3. Les soumissions sont ouvertes de décembre 2019 à juin 2020.
  4. Le vernissage de l’exposition The food we love to hate se fera le 2 avril 2020.

Les contributions seront scénographiées sous forme d’exposition. L’objectif est de décortiquer les fonctionnements du dégoût en lien avec le rejet alimentaire et ses motivations, qu’elles soient physiologiques, éthiques, religieuses, esthétiques, écologiques, etc. En tant que participant, vous intégrez cette communauté de recherche. Inscrivez-vous à la newsletter du Musée afin de savoir comment votre contenu sera utilisé.

À propos de l’Alimentarium

Depuis son ouverture en 1985, le premier musée au monde consacré à l’alimentation explore les voies de ce que nous mangeons et met ses compétences au service d’un public avide de connaissances. L’Alimentarium s’inscrit dans une approche pluridisciplinaire en abordant les aspects culturels, historiques et scientifiques. Au fil du temps, le Musée s’est imposé comme une référence de l’alimentation grâce à sa programmation audacieuse et décalée et répond en tous points à la véritable obsession contemporaine que représente la nourriture, ayant acquis le statut de phénomène de société depuis des années.



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NOTE : NOS ABONNÉS NE VOIENT PAS CES ANNONCES