Par Martine Rioux
Le Défi OSEntreprendre, qui en est à sa 28ᵉ édition, invite les jeunes à passer de l’idée à l’action en réalisant des projets entrepreneuriaux ancrés dans leur milieu. En contexte scolaire, il s’agit de projets collectifs qui permettent aux élèves de développer leur créativité, leur sens de l’initiative, leur collaboration et leur capacité à résoudre des problèmes concrets, tout en tissant des liens avec la communauté.
Au primaire et au secondaire, les projets peuvent prendre des formes très variées : coopératives scolaires, services offerts à la communauté, initiatives environnementales, projets solidaires ou économiques. L’important n’est pas la performance financière, mais l’apprentissage vécu, le sens donné aux actions et l’impact dans le milieu.
Consulter le numéro Cultiver l’esprit d’entreprendre à l’école du magazine École branchée pour découvrir des projets entrepreneuriaux.


Des retombées concrètes pour les élèves… et pour la communauté
Lors du lancement, un panel réunissant des acteurs de l’éducation et du développement économique a mis en lumière les bénéfices tangibles des projets entrepreneuriaux à l’école.
Pour Denis Chantal, directeur des écoles Saint-Cœur-de-Marie et Marie-du-Saint-Sacrement, au Centre de services scolaire de Portneuf, ces projets sont profondément inclusifs :
« Les projets entrepreneuriaux permettent de faire vivre des réussites à des élèves qui éprouvent des difficultés dans certaines matières. »
Il souligne aussi l’effet durable de ces initiatives, qui laissent une trace dans la communauté et renforcent le sentiment d’appartenance des jeunes à leur milieu.
De son côté, Marie-Line Cloutier, enseignante d’anglais intensif à l’école Sainte-Geneviève, au Centre de services scolaire des Découvreurs, voit dans l’entrepreneuriat scolaire un puissant levier de motivation.
Ses élèves ont, par exemple, vendu des décorations de Noël au profit de l’organisme Moisson Québec. Un représentant de l’organisme est ensuite venu dans la classe pour recueillir le don et pour remercier les élèves. « Quand quelqu’un de l’externe reconnaît l’impact d’un projet, les élèves comprennent que leur voix compte et que leurs gestes sont importants. Je ne vois pas ce qui peut allumer plus l’étincelle chez eux. »
Elle souligne également les retombées sur le lien école-famille, notamment lorsque les parents sont invités à constater concrètement les apprentissages et les réussites de leur enfant. L’année dernière, les parents de ses élèves ont notamment été conviés à participer à une soirée de jeux de société à l’école. Tout avait été pensé et organisé par les élèves. « Tous les parents ont répondu présents et nous avons vécu une soirée mémorable. »
L’entrepreneuriat comme moteur d’inclusion et d’estime de soi
Les témoignages entendus lors du lancement ont aussi mis en évidence le rôle de l’entrepreneuriat scolaire auprès d’élèves plus vulnérables. Marie Desjardins, enseignante au Centre de services scolaire des Découvreurs, en formation préparatoire au travail auprès de jeunes ayant des déficiences intellectuelles légères, rappelle que :
« L’entrepreneuriat n’a pas de limite. Il permet à des élèves de croire en leurs capacités, de découvrir leur potentiel et de se faire une place dans la société. »
À travers des partenariats avec des entreprises locales, comme une entreprise de transformation alimentaire et un centre de la petite enfance, ses élèves vivent des expériences concrètes qui renforcent leur estime de soi et leur donnent une vision plus positive de ce qu’ils peuvent accomplir comme tâches au quotidien.
Un appel à l’action pour les écoles
Les projets entrepreneuriaux transforment les parcours scolaires, autant sur le plan des apprentissages que du bien-être et de l’engagement des élèves. Les écoles intéressées sont invitées à déposer leur candidature d’ici le 11 mars à 16 h.
Toutes les informations et les modalités d’inscription sont disponibles sur le site officiel du Défi OSEntreprendre.







