5 conseils pour éviter les frustrations dans l’intégration pédagogique de la technologie

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Adopter la technologie en enseignement, c’est plus facile à dire qu’à faire! Avec une bonne planification, il est cependant possible de diminuer les frustrations et de favoriser son adoption. Voici cinq conseils pour y parvenir.

Même si nous ne l’utilisons pas tous de façon identique, la technologie peut tous nous apporter quelque chose de positif, autant au niveau personnel que professionnel, surtout si son intégration est bien planifiée. Cependant, avouons-le, le changement est presque toujours une étape difficile…

Le World Wide Web a été créé en 1991 et Google en 1998. De ce fait, tous les enfants de moins de 16 ans sont nés dans un monde où Internet existait. Ils n’ont pas connu un monde sans la possibilité d’aller sur un moteur de recherche pour trouver de l’information. Pour eux, la technologie est tout simplement présente. Ils n’ont pas besoin de « l’intégrer » dans leur vie.

Si nombre d’entre eux l’utilisent seulement dans un but ludique, et non de façon productive, il leur reste donc à apprendre cette facette, mais cette intégration en classe se fait beaucoup plus facilement pour eux que pour l’enseignant qui écrit sur un tableau noir depuis 25 ans!

Justement, à ce sujet, Justin Tarte, directeur des programmes au Union R-XI School District, au Missouri, a récemment écrit un article intitulé 10 Tips to Avoid Technology Integration Frustration.

Voici ici 5 des 10 conseils de M. Tarte qui, selon ma propre expérience, peuvent diminuer les frustrations d’une équipe pédagogique. En effet, une personne frustrée est plus portée à délaisser une nouveauté qu’à l’adopter!

1) Établir un but pédagogique!
La pire erreur à faire est d’intégrer la technologie sans aucun but pédagogique. La technologie n’est pas une bouée de sauvetage pour augmenter le nombre d’élèves dans une école…

2) Avoir une infrastructure solide
Le réseau sans fil de l’établissement doit être performant et l’équipement doit fonctionner. La pire chose à vivre pour un enseignant est de sans cesse craindre que la connexion à Internet le laisser tomber et que l’ordinateur ne démarre pas ou ne se connecte pas au projecteur, par exemple.

3) Avoir une sérieuse conversation interne avec tous les acteurs à propos de la gestion des appareils et de l’accès à Internet
Déployer de la technologie dans une école tout en bloquant l’accès à ceci et à cela n’est pas la meilleure solution. À l’autre extrémité, tout ouvrir et ne rien contrôler peut finir par coûter très cher en bande passante et en gestion de crise. Les techniciens doivent travailler en équipe avec les enseignants, et un système de contrôle rigoureux doit être mis en place. Pour cela, agir comme un leader technologique du 21e siècle est capital.

4) Ne pas se concentrer seulement sur la technologie et soutenir les enseignants
Plusieurs affirment que la technologie est tout simplement un outil d’enseignement comme les autres. C’est vrai dans le contexte où la seule technologie est un portable et un projecteur pour l’enseignant. Par contre, c’est faux si tous les élèves ont en permanence un appareil entre les mains. La technologie amplifie autant ce qui fonctionne que ce qui ne fonctionne pas dans une classe. Il est donc important de bien soutenir les enseignants, par exemple en se basant sur un modèle d’intégration qui a fait ses preuves. Le modèle SAMR est un bon point de départ.

5) Offrir une formation personnalisée aux enseignants
Tous s’entendent sur le fait qu’enseigner d’une seule façon devant un grand groupe d’élèves ne favorise pas l’apprentissage de tous. Chacun apprend de façon différente. C’est aussi le cas des enseignants. Il est donc important de personnaliser le soutien aux enseignants.

Pour poursuivre la réflexion, lisez les 5 autres conseils de M. Tarte dans son article 10 Tips to Avoid Technology Integration Frustration.