La COVID-19 expliquée aux jeunes : ce que l’histoire peut nous enseigner

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Dans le cadre de la série des capsules SCOOP! sur la COVID-19, on s’intéresse aujourd’hui à ce que l’histoire peut nous apprendre sur les façons de vivre une pandémie. La COVID-19 bat son plein depuis plusieurs semaines maintenant et continue à laisser sa trace partout sur la planète. À l’image de la peste noire, de la grippe espagnole, du SRAS, de la grippe aviaire ou de l’Ebola, la COVID-19 marquera assurément l’histoire à sa façon. Malheureusement, toutes ces maladies sont responsables de millions de morts à travers le temps, mais permettent néanmoins à la société de faire des avancements sur les plans médical, technologique, humain… Avons-nous appris des précédentes épidémies? Quelles leçons pourrons-nous tirer de la situation exceptionnelle vécue présentement? SCOOP! t’explique en vidéo.

Ne pas reproduire les erreurs du passé, recommencer ce qui a bien fonctionné

Dans les 100 dernières années, le monde a été témoin de plusieurs pandémies : la grippe espagnole en 1918, les premiers cas de sida en 1981, le SRAS en 2002, la H1N1 (grippe porcine) en 2009 et la COVID-19 qui continue de faire des ravages depuis maintenant plusieurs mois. D’ici à ce qu’un vaccin soit trouvé, la COVID-19 ne pourra pas être maîtrisée, mais nous pouvons tout de même ralentir sa progression en suivant à la lettre les mesures de confinement et de distanciation sociale prescrites par le gouvernement.

Aplatir la courbe

Ce n’est pas d’hier que de telles mesures existent et elles ont pu montrer leur efficacité au courant de l’histoire. Par exemple, en 1918, au tout début de la pandémie de grippe espagnole, la ville de Philadelphie et celle de Saint-Louis ont adopté des stratégies complètement opposées : Philadelphie autorisait un défilé de quelque 200 000 personnes, tandis que Saint-Louis interdisait tout rassemblement. Comme représentée dans le graphique ci-dessous, la courbe de Philadelphie (en noir) démontre qu’il y a eu un nombre de morts assez élevé dès le début de la pandémie. À son opposé, Saint-Louis (en gris) a réussi à aplatir sa courbe et demeurer constant en faisant respecter des mesures de distanciation sociale à sa population. Le taux de grippe espagnole fut donc deux fois moins élevé à Saint-Louis qu’à Philadelphie.

Source : RAD

La mise en quarantaine

La mise en quarantaine est un concept qui existe également depuis très longtemps. En effet, c’est au 14e siècle, en Italie, que le phénomène fut observé pour la première fois. Des bateaux arrivant d’une zone infestée par la peste devaient s’isoler pendant 40 jours… D’où le terme « quarantaine ». Pendant la Grande peste de Londres en 1665, la mise en quarantaine était également utilisée pour isoler les malades. On barricadait les maisons où se trouvaient des personnes infectées et on y ajoutait une croix avec l’écriteau « God Have Mercy On Us » (que Dieu ait pitié de nous). Jusqu’au 20e siècle, plusieurs mises en quarantaines se passaient dans des lazarets (établissements avec des murs très épais et aux conditions de vie difficiles). Plusieurs essayaient d’ailleurs de s’en échapper. Aujourd’hui, la mise en quarantaine se passe beaucoup mieux, dans le confort de notre foyer, et pour une période de 14 jours.

La vaccination pour sauver des vies

Une des grandes avancées dans le domaine de la médecine est certainement l’arrivée de vaccins pour immuniser la population contre des maladies potentiellement mortelles. Lors de la vaccination, la bactérie ou le virus atténué est introduit dans le corps. Un agent infectieux atténué est inoffensif pour notre santé puisqu’il ne peut pas causer de maladie. C’est là que le système immunitaire entre en action en fabriquant des anticorps pour combattre la bactérie ou le virus en question. Le corps s’entraîne donc à combattre l’ennemi et s’il le rencontre pour vrai, il en sera protégé et ne tombera pas malade!

Le plus bel exemple et qui, de surcroît, apparaît comme une des plus grandes réussites de l’histoire en Santé publique, est l’éradication de la variole grâce à la vaccination. Cette maladie, depuis des centaines et des centaines d’années, tuait en deux semaines 30% des gens qui en étaient infectés. Juste au 20e siècle, on parle de plus de 300 millions de décès causés par la variole. Après des décennies d’effort et une campagne mondiale de vaccination à la fin des années 60, le 29 octobre 1979, l’OMS déclara la variole éradiquée de la surface de la Terre.

Dans le cas de la COVID-19, toutes les communautés scientifiques travaillent jour et nuit sur la conception d’un vaccin. Aucune date n’a encore été avancée concernant la possible mise en marché. Des essais cliniques s’effectuent, entre autres à Seattle, où 45 volontaires vont tester pendant six semaines un vaccin nommé mRNA-1273. Si ces tests s’avèrent concluants, il pourrait s’écouler encore dix-huit mois avant une commercialisation. Il faut savoir qu’aucun remède n’a été trouvé contre un coronavirus (la famille de la COVID-19) dans l’histoire. Néanmoins, les recherches effectuées actuellement sont encourageantes et pourraient stopper la pandémie dans les prochains mois. 

La désinformation : d’hier à aujourd’hui

Ce n’est pas d’hier non plus que la désinformation pullule en période de crise. Par exemple, lors de la grippe espagnole de 1918 (qui coïncidait avec la Première Guerre), les médias ont évité de parler de cette pandémie pour que les soldats ne perdent pas leur motivation à combattre. Une fois la guerre terminée, ce sont les fausses rumeurs de traitement contre la grippe espagnole qui abondaient : une eau miraculeuse pour prévenir la maladie, une liqueur magique pour tuer les germes de la grippe, etc. Ce phénomène de désinformation n’est donc pas nouveau et s’amplifie pendant une crise. Les gens ont besoin d’être rassurés, de connaître toutes les réponses, d’avoir une impression de contrôle sur la situation. En ces temps de pandémie, il est facile de laisser les émotions prendre le dessus sur la raison. C’est pourquoi nous retrouvons autant de contenu aux intentions douteuses qui peut mener à différents biais cognitifs, altérant du même coup le jugement critique. Certains gourous et charlatans profitent donc de la situation pour influencer et rallier un maximum de gens à leur cause.

Le nombre de fausses informations qui circulent en temps de COVID-19 bat tous les records. Désinformation médicale, théories du complot, rumeurs sur les mesures gouvernementales, photos et vidéos détournées, tentatives d’arnaques ou canulars, les « fake news » concernant la COVID-19 se propagent plus rapidement que le virus. Il est donc important, voire essentiel, dans le contexte de crise que nous vivons actuellement, de choisir des sources d’information crédibles quand vient le temps de s’informer, telles que Radio-CanadaLa PresseL’actualitél’Agence Science-Pressel’École branchée. En plus de faire confiance à ces médias qui publient du contenu fiable, des spécialistes du Web ont mis en place des plateformes où ils passent au crible une quantité impressionnante de nouvelles pour ainsi démêler le vrai du faux. Les Décrypteurs de Radio-Canadale détecteur de rumeurs de l’Agence Science-Presse et les Décodeurs du journal Le Monde sont des experts dans le traitement des fausses nouvelles qui se propagent sur les réseaux sociaux. Ils rétablissent les faits et te donnent l’heure juste, entre autres, sur tout ce qui concerne la COVID-19.


Pour la première fois de son histoire, c’est la totalité de la population québécoise qui est touchée par toutes ces mesures exceptionnelles. De quelles manières la COVID-19 passera-t-elle à l’histoire, selon toi? Quelles leçons pourrons-nous tirer de tout ça, une fois la pandémie derrière nous?


L’heure du quiz

Clique ici pour avoir accès à un jeu-questionnaire créé à partir de la plateforme Quizizz. Tu seras en mode « pratique », alors aucun adulte n’est requis pour démarrer le quiz. Tu auras même tout le temps que tu veux pour répondre aux questions.

Pour les profs, servez-vous de ce lien-ci pour avoir accès au quiz. Cliquez ensuite sur « Play Live ». Une fenêtre s’ouvrira pour attribuer les paramètres de votre choix. Cliquez maintenant sur « Jeu d’hôte » et invitez les élèves à aller sur joinmyquiz.com en leur fournissant le code du jeu qui est apparu à l’écran. Quand tous seront prêts à commencer, cliquez sur « Début ».

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