L’éco-épidémiologie

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Depuis plusieurs années, environnementalistes, scientifiques, agriculteurs et autres groupes inquiets sonnent l’alarme : les échanges de germes sont beaucoup plus fréquents qu’autrefois. Ils remarquent qu’une nouvelle infection fait son apparition tous les 14 à 16 mois. Les conditions pour que ces infections se développent, se transmettent et demeurent actives sont de plus en plus favorables.

En t’informant sur la COVID-19, tu as peut-être lu ou entendu parler de « zoonoses ». On essayait probablement d’expliquer la provenance de ce coronavirus qui provoque la pandémie actuelle. Les zoonoses sont des maladies et des infections dont les agents se transmettent naturellement des animaux vertébrés à l’être humain, et vice-versa. Dans le cas de la COVID-19, le virus se serait transmis de la chauve-souris ou du pangolin vers l’humain.

Il est pertinent de laisser notre curiosité s’attarder sur l’éco-épidémiologie qui englobe les zoonoses. L’éco-épidémiologie (ou épidémiologie environnementale) s’intéresse aux facteurs environnementaux qui exercent une influence sur la transmission de maladies. On parle d’influence d’un animal à un autre, de l’animal à l’humain, de l’humain à l’animal, et on englobe aussi les végétaux et toute l’écologie environnante. 

D’abord, à quelles sortes de maladies faisons-nous référence? On parle de maladies ou de germes qui ont besoin d’un réservoir pour se développer et se transmettre. Le réservoir peut être un humain, un animal, un insecte, l’eau, le sol. Ces germes peuvent se développer sous forme de virus (ex.: COVID-19, SIDA), de bactéries (ex.: méningite, tétanos, choléra, maladie de Lyme), de parasites (ex.: pédiculose (pou), paludisme, oxyurose, teigne) ou de prions (protéines anormales qui causent des maladies infectieuses comme la tremblante du mouton).

Ces germes se développent donc dans des réservoirs. L’humain prend beaucoup de place sur la planète; en détruisant les habitats des animaux, polluant les cours d’eau, rassemblant de grandes concentrations d’animaux pour l’agriculture, déplaçant de la marchandise contaminée d’un continent à un autre, voyageant à la découverte d’endroits magnifiques… L’humain crée donc, sans le vouloir, des conditions très favorables à la propagation de germes. Et puis, on peut aussi ajouter le réchauffement de la planète qui force plusieurs animaux à changer leurs habitudes et à se déplacer pour pouvoir survivre.

Au Québec, nous ne sommes pas à l’abri de ces germes. Nous n’avons qu’à penser à ceux qui se promènent dans les écoles : poux, oxyures, gastros, rhumes, varicelles… Et si on se marche en forêt, il faut faire attention aux tiques qui peuvent être des réservoirs de la maladie de Lyme.

Tous ces germes ont une durée de vie variable et nécessitent un réservoir pour continuer leur transmission. Pour se protéger, il faut rompre la chaîne. Dans le cas de la COVID-19, le confinement est une façon d’empêcher le virus de se transmettre des uns aux autres. Il est aussi capital d’adopter une hygiène saine en se lavant les mains régulièrement par exemple. Il faut étudier les phénomènes éco-épidémiologiques pour comprendre ce qui permet aux organismes de devenir des réservoirs et voir comment les germes se transmettent. 

Tu auras compris que, les germes, il y en a toujours eu et il y en aura toujours! Une meilleure compréhension des causes nous aide donc à contrôler les épidémies, à mettre en place des mesures pour les éviter ou, du moins, en réduire les conséquences avec des vaccins et des médicaments. On prend alors conscience qu’il est nécessaire d’informer le plus de gens possible afin que les décisions futures soient solidaires et qu’elles limitent la transmission des germes pour maintenir un équilibre des écosystèmes.

Ton défi

À l’aide de Scratch Junior ou de Scratch, amuse-toi à créer (coder) le chemin qu’un germe peut prendre dans son environnement en se transmettant à d’autres réservoirs. 

 

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