(Dossier orthographe) Réinventer les méthodes traditionnelles

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(suite du dossier…)

Comme on l’a mentionné précédemment, la lecture des mots et leur épellation (ou mieux, leur écriture, lorsque le contexte d’étude le permet) produisent un certain rendement. Cependant, il est possible de structurer ce type de méthodes afin qu’elles deviennent redoutablement efficaces. Voici quelques exemples que l’on peut trouver sur le Web.

 

1. L’étude en étapes

Cette étude individuelle en six étapes peut s’effectuer seul ou en équipe.

  1. Lire le mot
    2. Mémoriser (ici, l’usage de la carte mentale peut s’avérer pertinent)
    3. Cacher le mot.
    4. Écrire le mot.
    5. Vérifier l’orthographe.
    6. Corriger les erreurs potentielles.

À l’étape 4, on pourra épicer un peu le fait d’écrire le mot. À cet effet, l’idée de l’écriture à distance apparaît intéressante. C’est simple : il faut lire le mot et l’écrire avec le cahier de vocabulaire sous les yeux. Ensuite, on le lit, puis on va plus loin pour l’écrire. On continue de mémoriser pour aller écrire les mots carrément quelque part d’autre dans la classe ou même dans l’école.

Les Superprofs de l’orthographe proposent quant à eux une démarche en huit étapes qui varie légèrement et qui comporte une touche de créativité, car l’élève peut faire un dessin ou inventer une phrase. Ces étapes sont présentées sur un feuillet à la page 4 du document ici disponible.

 

2. La dictée sous toutes ses formes

Le site Le Monde du 2e cycle propose ici des dictées à toutes les sauces. Elles n’auront plus jamais la même saveur! On y illustre divers types de dictées dites « d’apprentissage ». Celles-ci ont toutes un point commun : elles visent l’apprentissage plutôt que l’évaluation. Or, en contexte de classe, la plupart des enseignants utilisent encore la dictée sous forme d’évaluation notée. Pourtant, elle peut s’avérer un précieux allié pour apprendre, puisqu’elle met le rédacteur en situation d’écriture et de correction. En permettant à l’élève de discuter, de questionner et d’utiliser ses erreurs pour apprendre, le transfert de connaissances et l’application de stratégies de correction deviennent plus concrets.

Voici quelques exemples de dictées qui visent l’acquisition de stratégies et prévient la diminution de l’estime de soi (parfois le résultat malencontreux de trop nombreux mauvais résultats).

D’abord, la dictée « Zéro fautes » semble un incontournable. Au cours de celle-ci, l’élève a droit à un nombre illimité de questions, tout comme l’enseignant, d’ailleurs. Ce dernier peut ainsi questionner le jeune pour l’amener à trouver les réponses, ou les lui expliquer s’il n’y a aucune lumière à l’horizon. Réalisé en groupe, ce type de dictée permet à tous les enfants de s’entraider, puisque chacun peut offrir des pistes de solutions. D’autres idées vous plairont :

La phrase dictée du jour : les élèves confrontent leurs diverses façons d’écrire les mots provenant d’une phrase. Vous en trouverez ici divers exemples pour la 5e année du primaire, accompagnés de dictées sous forme de textes. À l’aide de votre TBI / TNI, ce type d’exercice devient très aisé : il suffit de projeter une variété de possibilités d’écrire un mot, puis de laisser les élèves discuter et passer au vote quant à l’orthographe probable.

La dictée coopérative : les élèves travaillent en petites équipes de trois ou quatre pour s’entraider. Le tout peut être effectué sur une tablette commune, ce qui permet les discussions et la remise d’une version finale du texte. Cette version pourrait même être ensuite projetée à l’écran pour continuer l’entraide en grand groupe.

La dictée dirigée : l’enseignant modélise les stratégies en les verbalisant au fur et à mesure. Encore une fois, ici, le tableau interactif s’avère un précieux atout. N’hésitez pas, par exemple, à user de couleurs pour distinguer les divers types de mots.

La dictée préparée : le texte utilisé pour la dictée doit avoir déjà été analysé et travaillé en grand groupe, en classe (parmi ceux qui auront été projetés à l’écran, par exemple). On reprend ensuite l’exercice en dictée individuelle.

La dictée mutuelle : c’est un élève de la classe qui conçoit la dictée pour toute la classe, ou pour un petit groupe d’élèves. Le tout pourra être effectué à partir de la maison, à l’aide d’un traitement de texte, puis projeté au moment de la correction.

La dictée réflexive : Le concept de celle-ci est repris dans ce document. On y propose de classer les mots selon deux catégories : ceux dont l’élève est assez certain, et ceux dont il doute de l’orthographe. L’élève est ensuite invité à vérifier dans un outil de référence l’orthographe réelle, puis à déterminer une ou des stratégies pour en mémoriser l’orthographe.

Par ailleurs, si vous cherchez des dictées en ligne, sachez que Ladictée.fr en offre plus de 1000 pour petits et grands. Voilà qui pourra vous aider en ateliers, mais qui pourra aussi être proposé comme outil de travail à la maison.

Twictée : Enfin, ne manquez surtout pas de jeter un oeil sur une forme résolument moderne d’appréhender la dictée : la « twictée ». Elle marie dictée, collaboration intra- et inter-classe ainsi que réseaux sociaux (Twitter).

 

Table des matières du dossier

Introduction

Les éléments à observer
– Les causes des difficultés : un large éventail de possibilités
– Tenir compte des variétés d’intelligences

Orthographe : comment apprendre pour longtemps en s’amusant
– La perception des mots
– La compréhension des mots
– Le ressenti des mots

Réinventer les méthodes traditionnelles
– L’étude en étapes
– La dictée sous toutes ses formes

Constituer la liste d’étude
– Et le choix des mots dans tout cela?
– Combien de mots doit-on proposer chaque semaine?

Le meilleur des TIC à la rescousse