Utilisation du TBI en classe : une pédagogie à acquérir

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Dieppe – Le tableau blanc interactif peut indéniablement contribuer à accroître le niveau d’attention et de concentration des élèves dans une salle de classe. Mais il ne constitue pas un outil miracle, les enseignants qui l’utilisent ont besoin d’accompagnement pour apprendre à l’utiliser à bon escient.

« Il faut savoir doser, l’utiliser au moment opportun. Sans stratégie pédagogique, il y a quand même un risque que le tableau ne contribue qu’à un enseignement plus magistral encore », fait remarquer Bernice McGraw-LeBlanc, mentor en APO (application pédagogique de l’ordinateur), dans le District 1, qui regroupe les écoles francophones du secteur de Moncton au Nouveau-Brunswick.

Depuis plus d’un an, Mme McGraw-LeBlanc accompagne des enseignants dans leur découverte du tableau blanc interactif et dans la réalisation de différents projets technologiques.

« L’élément de nouveauté a eu son effet sur les élèves. Le tableau rend les notions plus concrètes, plus visuelles, plus belles. Ils sont captivés et plus attentifs. Mais, il faut aller plus loin, sinon, l’effet de nouveauté s’estompera et il n’y aura aucun changement dans la classe », dit-elle.

Branché directement à un ordinateur et à un projecteur, le tableau blanc interactif est un écran d’ordinateur géant sur lequel l’enseignant agit à l’aide d’un stylet qui reproduit les actions d’une souris et permet d’écrire comme sur un tableau de classe régulier, mais avec toutes les fonctionnalités de l’ordinateur en prime, accès à Internet inclus.

De façon générale, le tableau agit comme élément de motivation en rendant les notions plus concrètes, plus colorées, en permettant de manipuler des objets, d’annoter des images, d’enregistrer ce qu’on y a écrit.

Mais, pour changer leur approche pédagogique, les enseignants ont besoin d’être outillés, croit Mme McGraw-Leblanc. « L’appropriation du tableau demande un certain investissement en temps de la part de l’enseignant. Mais, celui-ci a aussi besoin d’être guidé et accompagné pour développer un nouveau savoir-faire, pour rendre sa classe véritablement interactive. »

Elle ajoute : « Comme cette technologie est très récente, nous avons une expertise à développer pour garantir une application pédagogique du tableau interactif en classe. »

Voilà pourquoi les TBI se trouvent dans les salles de classe. « Nous avons sorti les tableaux des salles multimédias. Ce n’était pas leur place. Pour l’utiliser et exploiter son plein potentiel, il faut l’avoir à portée de main », insiste Mme McGraw-Leblanc.

Mais, le TBI n’est pas nécessairement placé à l’avant de la salle de classe et il n’est surtout pas réservé à l’usage exclusif des enseignants. Dans certaines classes, le tableau fait partie d’un centre d’apprentissage. Les élèves y vont à tour de rôle lorsqu’ils sont en atelier. Les élèves travaillent ensemble au tableau, ils collaborent et s’entraident, créent du matériel.

Le prochain défi, selon Mme McGraw-Leblanc, sera de favoriser le partage du matériel créé avec le tableau, autant par les enseignants que par les élèves, afin que tous puissent tirer profit de ce qui est fait par les autres, et y trouver des idées d’application.

Par Martine Rioux

*Note aux lecteurs : De Marque, éditeur de l’Infobourg, est revendeur du tableau blanc interactif Activboard.

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Martine Rioux
Martine a été rédactrice en chef d'Infobourg.com (le premier nom du site de l'École branchée) pendant plusieurs années. Elle est aujourd'hui conseillère en communication pour l'organisme Québec numérique.