#Clair2019 ou les mots qui manquent

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    Nelson Mandela a dit que l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. S’il y a une communauté qui a compris cette célèbre citation, c’est bien celle de Clair au Nouveau-Brunswick avec le Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM) comme porte-étendard. À sa façon, en osant l’innovation et en multipliant les occasions de voir autrement, cette école s’est totalement investie d’une mission de changement. « Pas d’éducation sans la volonté de changer », nous rappelait un certain Mathieu Lang en conférence d’ouverture du colloque Clair 2019.

    On y reviendra plus tard à cette phrase, car elle me parle beaucoup. Tout cela pour dire qu’une petite école, contenant à peine 200 élèves et une poignée d’enseignants, est armée d’une force difficile à expliquer. Une puissance qui se ressent, qui se vit, qui se voit, qui s’entend. Un désir de changement qui se construit, qui s’illumine, qui se transforme, qui se façonne, qui évolue. Mais dur à expliquer en mots, dur à objectiver en termes. De toute façon, les tours de magie, ça ne s’explique pas, ça se vit. Et c’est cette belle magie qui entoure le colloque de Clair que j’ai envie de vous faire vivre, l’instant de ces quelques réflexions.

    Ça ne s’explique pas, ça se vit

    En étant à ma première présence à Clair, quelques collègues me répondaient toujours que Clair ne s’expliquait pas, qu’il se vivait, quand j’essayais d’en savoir un peu plus sur cet événement qui semblait transformer les gens. Parce que oui, à lire les commentaires, les tweets et les billets des participants des années antérieures, Clair transforme et insuffle quelque chose de plus grand que nature à tous ceux et celles qui le vivent. C’était à mon tour d’en profiter, ce colloque qui vend ses 350 billets en moins de six heures sans faire aucune publicité, ce colloque dont tout le monde ne dit que du bien, ce colloque rempli de chaleur et d’humanité. La barre était placée assez haute, disons-le, mais jamais je n’aurais pu me douter que mes attentes même les plus folles seraient dépassées. Clair, ça ne s’explique pas, ça se vit…

    L’éducation au coeur de tout

    Me voilà donc de retour de Clair depuis un peu plus de 10 jours, porteur d’une énergie renouvelée, d’une vision élargie et d’un coeur choyé. D’un coeur choyé parce que l’éducation passe avant tout par le coeur et autant les organisateurs que les participants ont tous ce petit « je ne sais quoi » qui te va directement au coeur. Chacun, à sa façon, te donne le goût d’avancer, de voir plus loin. Chacun possède cette force qui t’inspire, qui te rend meilleur.

    Clair, c’est une grande famille qui t’adopte au premier regard, qui t’écoute à la première parole, qui te soutient à la première question. Clair, c’est aussi des passionnés rassemblés pour la même cause, des gens qui s’admirent et se respectent, des personnes qui donnent sans compter… Bref, Clair c’est ce que l’éducation a de meilleur à offrir, c’est l’éducation vue autrement, c’est l’éducation du changement. 

    « Pas d’éducation sans la volonté de changer »… Cette phrase de Mathieu Lang à l’ouverture de Clair 2019 est donc celle qui a su me transformer, me faire réfléchir encore et encore sur les changements que je voulais opérer dans ma vie. Pour être la meilleure version de moi-même? Pour faire une différence dans la vie d’enfants? Pour faire une différence dans la vie d’adultes? Pour rendre demain plus beau? Pour déstabiliser mes acquis? Pour améliorer notre monde? Pour voir plus loin, plus grand?

    À l’an prochain

    « Il faut le voir pour le croire », disait l’autre. Clair, c’est exactement ça. Il faut que vous le viviez au moins une fois dans votre vie pour constater à quel point il y quelque chose de magique à ce colloque. Peut-être aurais-je la chance de vous croiser l’an prochain et que, comme moi, les mots vous manqueront…

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    Je vous invite à rechercher le mot-clic #Clair2019 sur Twitter ou à consulter la chaîne Youtube de Clair pour vous imprégner un peu de l’ambiance qui régnait lors de l’événement.

    Maxime Laflamme est conseiller pédagogique et chargé de projets à l’École branchée. Il possède un baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement au primaire de l’Université de Sherbrooke et poursuit un diplôme de 2e cycle en gestion scolaire à l’Université Laval. Il transmet sa passion pour le numérique dans le cadre de minis-CréaCamps, de conférences et d'ateliers dans toute la francophonie.