« Si c’est bon pour les enfants, on doit y aller! »

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À l’occasion du colloque #Clair2018, nous avons eu le plaisir de recevoir en entrevue M. Roberto Gauvin, directeur du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska.

Du 25 au 27 janvier, L’École branchée était à Clair au Nouveau-Brunswick. C’est dans cette petite école au grand coeur, le Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM), que se tient le colloque annuel CLAIR – Voir l’éducation autrement. Plus de 325 personnes s’y sont réunies, en plus des presque 200 élèves.

Cette école aux couleurs entrepreneuriales a reçu une reconnaissance d’exception. Le CAHM est devenu la première École communautaire entrepreneuriale (ECE) au monde à atteindre le plus haut niveau de valorisation, soit celui d’ECE QUASAR. Une reconnaissance qui témoigne d’une performance marquée en innovation entrepreneuriale consciente, responsable et communautaire. Pour couronner le tout, Idée éducation entrepreneuriale a décerné pour la première fois le Prix international Paul Gérin-Lajoie : Entrepreneur d’École à M. Roberto Gauvin, directeur du CAHM, avec qui nous avons eu la chance de nous entretenir. Ce prix lui a été décerné pour son leadership d’avant-garde, qui a permis la transformation de son établissement d’enseignement en un environnement éducatif « école-communauté » innovant.

La réputation de Roberto Gauvin et de son leadership n’est plus à faire. Quelle est donc la clé de son succès? Je dirais qu’il cultive la passion de son équipe enseignante autour de la mission que celle-ci s’est donnée : développer le plein potentiel et les talents de chaque élève avec l’aide des technologies dans un milieu fièrement francophone. Dans notre entrevue, vous l’entendrez dire : « Si c’est bon pour les enfants, on doit y aller! ». Cela représente bien l’esprit qui règne dans cette école.

Cultiver l’innovation sans s’essouffler

Roberto se sent comme dans un spirale vers le haut. D’année en année, son équipe est en mouvement. Il nous rappelle qu’il faut d’abord apprendre à ramper avant d’apprendre à marcher, puis à courir. Il suffit de commencer par quelque chose de simple. À l’entendre, vous découvrirez que Roberto a su mettre en place les conditions gagnantes pour cultiver l’innovation :

  1. Créer un climat qui encourage la prise de risques par les enseignants;

  2. Libérer et organiser le temps et l’espace pour rassembler l’équipe afin de réfléchir, planifier le projet éducatif et discuter du progrès des élèves;

  3. Mettre à la disposition des enseignants et des élèves les outils nécessaires pour réaliser leur travail.

Communauté d’apprentissage professionnelle (CAP)

Cet esprit d’innovation qui est bien présent au CAHM est certainement nourri et encouragé par la mise en place d’une communauté d’apprentissage professionnelle. Le personnel enseignant dispose d’une demi journée aux deux semaines pour se rassembler. Il s’agit d’un moment pour mettre en commun leurs idées, leurs pratiques pédagogiques et leurs projets orientés sur la réussite de leurs élèves. Le temps est un facteur incontournable pour stimuler la créativité et l’innovation.

S’entreprendre autour des besoins de la communauté

Roberto espère que les participants du colloque Clair 2018 repartiront avec l’envie de s’entreprendre autour des besoins de leur communauté. En effet, l’école est un lieu de rassemblement important.

Pour terminer, il vous invite, en tant que direction d’école, à créer de l’espace pour la prise de risque. Il vous propose d’ouvrir vos horizons en rappelant que « si c’est bon pour les enfants, on doit y aller! »

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