L’énigme de Clair expliquée par les acteurs du milieu

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Les 25-26-27 janvier dernier se tenait la neuvième édition du colloque CLAIR au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM). Encore cette année, les participants sont venus par centaines de tous les districts du Nouveau-Brunswick, du Québec, de l’Ontario et de l’Europe afin de vivre un moment d’inspiration unique.

Je pense que tous seront d’accord pour dire qu’un passage à Clair est une expérience marquante. Ce n’est pas pour rien que plusieurs reviennent religieusement, année après année, pour vivre ce colloque qui invite à voir l’éducation autrement. 

Mais entre les conférences par des experts du monde de l’éducation, entre les deux labos créatifs qui débordent des plus récentes tendances techno-pédagogiques, qu’est-ce qui fait en sorte que Clair est un événement qui attire autant d’habitués et de curieux chaque année? Qu’est-ce qui motive les enseignants comme les élèves à investir toute leur énergie pour ouvrir les portes de leur école à un si grand nombre de visiteurs?

En somme, comment est-ce que Clair est possible?

Afin d’offrir des réponses à ces questions, le comité organisateur a imaginé une nouveauté pour Clair2018 : une table ronde intitulée « l’énigme du colloque de CLAIR expliqué par les acteurs du milieu ».

Cinq personnes, cinq témoignages

Devant nous, cinq personnes.

Deux enseignantes, deux anciens et une maman d’élèves. Chacun nous livrant un témoignage touchant au sujet du colloque, mais surtout, au sujet du CAHM, une école qui a réussi ce que trop peu parviennent à faire. Mobiliser une équipe. Créer un sentiment de fierté et d’appartenance. Miser sur les forces de chacun et placer le respect, l’entraide et la bienveillance au cœur de toutes ses réalisations.

En effet, et contrairement à ce que plusieurs s’imaginent, ce ne sont pas les avancées technologiques qui font la magie de Clair. En réalité, ici, la technologie n’est utile que si elle est mise au service du bien-être des enfants. Le labo créatif de Clair, c’est avant tout un lieu pour intéresser et motiver les élèves, afin qu’ils restent à l’école. C’est un prétexte pour créer un sentiment de fierté et d’appartenance.

Ce sentiment de fierté et d’appartenance, il est présent dans toute la communauté. Chez les membres du personnel, il n’y a pas de jalousie ou de compétition. Chacun se réjouit de voir les réussites de ses collègues.

On est loin de l’équipe éducative de Monsieur Connard et le crapaud fou…!

« Elle est petite notre école, mais elle a un grand cœur! »

L’un des participants à la table ronde, Jonathan Cyr, a été élève au CAHM de 1999 à 2006. Il n’a pas connu le colloque de Clair, or à ses yeux, c’est bien avant l’arrivée des technologies dans l’école et la première édition du colloque que la flamme a été allumée chez les élèves. Aujourd’hui enseignant dans la région de la capitale nationale, il reste profondément attaché à ce milieu qui l’a vu grandir. Il est inspiré dans son métier par les enseignant-e-s qu’il a côtoyés au CAHM. Des personnes qui développent et nourrissent le goût d’apprendre et qui ont une influence sur l’être humain.

Cet « effet enseignant », l’équipe éducative du CAHM l’a bien compris!

La magie c’est le lien

Au-delà des étiquettes – « école techno », « école entrepreneuriale », « école citoyenne » – qu’on peut donner au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska, la magie de cette école réside dans la relation humaine. Dans le lien de confiance qui existe entre les élèves et les enseignants. Dans le lien puissant qui unit l’école et sa communauté. Le CAHM se démarque car il a su créer un milieu de vie qui favorise le bien-être et l’épanouissement ainsi que la découverte des passions et des talents de chacun.

D’ailleurs, au Colloque de Clair, à travers les prestations de musique, de chant et de danse contemporaine, ce sont les talents des élèves qui sont à l’honneur!

Clair, ce n’est pas un « show »

En réponse à ceux qui pensent que Clair est un spectacle, une prestation planifiée au quart de tour par le personnel et les élèves, Chantale Michaud, enseignante de 1ère année, raconte l’anecdote suivante :

Un enfant de six ans vient la voir quelques minutes avant la fin des visites de classe : « Madame, madame, quand est-ce qu’on va faire Clair2018? ». Elle lui répond en souriant : « Ça achève mon cœur ». Étonné, il s’exclame : « Ben! On n’a rien fait de différent! » 

Une affirmation qui en dit long sur la dynamique exceptionnelle de cette école!

 

Grâce au Centre de services technologiques du Campus d’Edmundston de l’Université de Moncton (UMCE), vous pouvez revoir la table ronde en webdiffusion ici.

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