Quand Rome, Londres, New-York et Paris deviennent des villes intelligentes

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On discute aujourd’hui avec Philippe Domaschio, enseignant au Collège Beaubois, qui présente ses villes intelligentes, un projet pédagogique qui fait le pont entre géographie et technologie.

texte par Alexane St-Amant

Les « Rendez-vous pédagogiques de l’École branchée » sont des entretiens en baladodiffusion avec des acteurs du milieu scolaire d’ici et d’ailleurs. Dans cet épisode, notre collaborateur (et idéateur du concept) Marc-André Girard s’entretient avec Philippe Domaschio, qui est enseignant de géographie au collège beaubois.

Après plus de trente ans d’enseignement, Philippe Domaschio est toujours aussi passionné. Lorsqu’on lui demande pourquoi il propose des projets à ses élèves, il répond : « j’aime quand les élèves sont en action et que mon rôle d’enseignant est de les guider ».

En 2016, il a été inspiré par le projet universitaire de Margarida Romero et a reconnu son potentiel et la possibilité de l’adapter à sa propre pratique. Rapidement, il a compris que le projet s’intégrait parfaitement au programme d’univers social de première année du secondaire.

Villes intelligentes : des parcours touristiques à Rome, Paris, Londres et New-York

Le projet de villes intelligentes consiste d’abord à réaliser une carte à grande échelle d’une métropole, puis de produire des édifices patrimoniaux à petite échelle à l’aide d’une découpeuse laser. Par la suite, il s’agit de programmer des trajets afin que des robots puissent circuler dans la ville et s’arrêter devant chaque édifice.

Le processus avant le résultat 

Le projet de villes intelligentes en est à sa deuxième année et déjà, Philippe y a apporté des améliorations. À ses yeux, même si le projet ne fonctionne pas à 100%, les apprentissages sont nombreux, tant pour lui que pour ses élèves : « Un projet, c’est en continuelle progression, je suis ouvert à ça ».

« Embarquer » les collègues dans l’aventure

Pour les prochaines années, Philippe espère convaincre des collègues de se joindre au projet et d’y apporter leur contribution. Il considère que l’intégration de matières sauve beaucoup de temps et aide à faire avancer le projet rapidement. Alors que l’enseignant de mathématiques pourrait intégrer des notions de dessin vectoriel, le volet présentation audiovisuelle pourrait être pris en charge par l’enseignant de français.

Le conseil qu’il partage à ses collègues est de ne pas avoir peur d’essayer des nouveautés en classe et d’amener ses élèves à trouver eux-mêmes des solutions pour améliorer les activités et projets pédagogiques.

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