Le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada souligne son 50e anniversaire

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CHARLOTTETOWN, 20 juillet 2017 (GLOBE NEWSWIRE) — Les ministres provinciaux et territoriaux responsables de l’éducation étaient à Charlottetown à la fin juillet pour la 106e réunion du Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) [CMEC].

50e anniversaire du CMEC

Cette année marque le 50e anniversaire du CMEC. Depuis 1967, le CMEC fait partie intégrante du paysage de l’éducation au Canada. Il réunit les ministres de l’Éducation de l’ensemble des provinces et des territoires et joue un rôle vital dans les systèmes d’éducation du pays.

« Notre conseil apporte une importante contribution aux systèmes d’éducation provinciaux et territoriaux. Il est notre lieu de rencontre pour des discussions stratégiques, notre ambassadeur pour rayonner à l’international et notre forum pour entamer des actions pancanadiennes », a déclaré M. Doug Currie, actuel président du CMEC et ministre de l’Éducation, du Développement préscolaire et de la Culture de l’Île‑du‑Prince‑Édouard. « Notre partenariat au sein du CMEC nous permet de faire progresser nos systèmes d’éducation au moyen du leadership et de la collaboration. »

Pendant leur séjour à Charlottetown, les ministres ont examiné un nouveau plan stratégique pluriannuel pour le CMEC et ont convenu de le lancer à l’automne 2017. Ce plan permettra au CMEC de continuer à concentrer ses efforts sur les domaines prioritaires ciblés par les ministres, où le dialogue et une action concertée présentent le plus d’avantages pour les systèmes d’éducation provinciaux et territoriaux.

Transitions des élèves

La facilité avec laquelle un élève passe du secondaire au postsecondaire et intègre le marché du travail est une mesure importante de la capacité de nos systèmes d’éducation de répondre aux besoins des apprenantes et apprenants.

En complément au travail réalisé dans chaque province et chaque territoire pour appuyer les transitions, les ministres ont publié le Cadre de référence du CMEC pour la réussite des transitions des élèves. Ce cadre de référence – qui comprend les points de vue communs quant aux transitions, un outil d’autoévaluation des points de repère et un modèle de plan d’action – vise à proposer une orientation basée sur les bonnes pratiques tirées d’analyses pancanadiennes et internationales.

Chaque province et chaque territoire pourra utiliser les éléments du cadre de référence qui correspondent le mieux à ses propres objectifs et à son contexte particulier.

« L’Île-du-Prince‑Édouard et les autres provinces et territoires insistent depuis longtemps sur l’importance de mécanismes de transition efficaces », a déclaré M. Currie. « Notre nouveau cadre de référence sera un outil utile pour faire en sorte que le parcours d’un élève tout au long de ses études, jusqu’à son intégration au marché du travail, le mène à la réussite. »

Éducation des Autochtones

Les ministres ont discuté du Plan du CMEC pour l’éducation des Autochtones 2016‑2019 (PEA) et ont échangé de l’information sur les initiatives entreprises par leur gouvernement respectif pour répondre à l’appel à l’action 63 de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et pour donner suite aux objectifs et aux principes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Les ministres ont été informés des progrès de la mise en œuvre du PEA et ont examiné les thèmes proposés en prévision d’un évènement clé, la tenue en 2018 d’un colloque sur l’autochtonisation des programmes de formation en enseignement.

La technologie en éducation primaire‑secondaire

Pour bien outiller les élèves dans un monde numérique, il faut faire davantage que simplement leur offrir l’accès à des appareils de haute technologie. De plus en plus, les systèmes scolaires sont appelés à trouver des moyens d’intégrer plus efficacement la technologie, de manière à appuyer les pédagogies du xxie siècle et à permettre aux élèves de développer les compétences dont ils ont besoin pour réussir dans le monde de demain.

Lors de cette première discussion ministérielle pancanadienne sur la technologie et l’innovation dans nos systèmes d’éducation, les ministres se sont penchés, à la lumière de données pancanadiennes et internationales, sur la situation actuelle des compétences numériques des élèves.

Ils ont également échangé avec un panel de participantes et participants issus du domaine de l’éducation, animé par la C21 CEO Academy (académie des leaders C21), laquelle forme un réseau pancanadien de surintendantes et surintendants scolaires, et ont réfléchi aux prochaines étapes du travail du CMEC sur la technologie en éducation.

Il a été convenu qu’un groupe de travail du CMEC sera établi pour étudier les possibilités d’apprentissage requises de manière à veiller à ce que les élèves du Canada soient en mesure de participer pleinement à la vie sociale et économique à titre de citoyennes et de citoyens du monde.

Compétences et stratégies en mathématiques au niveau primaire-secondaire

Dans la foulée de leur engagement pour de solides compétences de base chez tous les élèves, les ministres ont participé à une table ronde sur le rendement des élèves en mathématiques et ont discuté des mesures prises par leur gouvernement respectif  pour favoriser l’amélioration des résultats scolaires dans cette matière.

Leur discussion s’est articulée autour d’une présentation sur le rendement en mathématiques et en numératie au Canada, mesuré par des évaluations pancanadiennes et internationales menées auprès des élèves.

Compétences globales

Les six compétences globales du CMEC – soit : la pensée critique et la résolution de problèmes; l’innovation, la créativité et l’entrepreneuriat; apprendre à apprendre/la conscience de soi et l’apprentissage autonome; la collaboration; la communication; ainsi que la citoyenneté mondiale et la durabilité – ont été présentées pour la première fois en juillet 2016 et s’inscrivent dans un effort pancanadien visant à préparer les élèves aux contextes sociaux, économiques et technologiques en rapide évolution propres au xxie siècle.

À leur réunion de Charlottetown, les ministres de l’Éducation ont échangé de l’information sur les progrès réalisés et sur leurs initiatives respectives en lien avec ces compétences globales.

Ils ont également convenu d’amorcer l’élaboration d’une stratégie pancanadienne pour l’évaluation des compétences globales. Cette stratégie s’ajoutera aux évaluations en littératie, en numératie et en lecture, ainsi que dans d’autres matières connexes, que le CMEC coordonne déjà au Canada.

Durabilité en éducation postsecondaire

La durabilité des systèmes d’éducation est une préoccupation de toutes les provinces et de tous les territoires, au moment où ils étudient les importantes priorités publiques et planifient un avenir dans lequel l’éducation et la formation sont plus déterminantes que jamais pour atteindre la prospérité. La réussite d’études postsecondaires est dorénavant exigée pour un grand nombre d’emplois d’aujourd’hui, et elle le sera par un nombre encore plus grand d’emplois de demain. Le secteur fait face à de nombreux défis, notamment les changements démographiques et l’évolution des tendances relatives aux effectifs étudiants, qui influencent sa durabilité.

La 106e réunion du CMEC a été pour les ministres l’occasion de poursuivre leur discussion sur les meilleures façons de veiller à la santé à long terme des systèmes provinciaux et territoriaux d’éducation postsecondaire. Ils ont échangé sur leurs approches respectives pour assurer la durabilité en éducation postsecondaire ainsi que sur les moyens de travailler efficacement avec les collèges, les universités et les autres établissements postsecondaires. Il a également été question des défis liés au renouvellement du corps professoral.

Il a été convenu qu’une discussion et la mise en commun des pratiques exemplaires sur une base continue sont essentielles puisque toutes les provinces et tous les territoires cherchent des solutions aux défis que représente la durabilité.

Les universités en tant que moteurs économiques

En plus du rôle qu’elles jouent depuis longtemps dans la création de connaissances et le développement du capital humain, les universités sont de plus en plus appelées à contribuer plus directement à l’innovation et à la croissance économique.

Les ministres responsables de l’éducation postsecondaire relèvent ce défi de différentes façons au sein de leur propre province ou territoire. Ils ont profité de leur réunion à Charlottetown pour échanger avec un panel dont les membres assument différentes positions dans l’« écosystème » économique universitaire.

« Nous souhaitons donner le pouvoir à nos universités et nos collèges de servir d’incubateurs pour les nouvelles idées, les nouvelles initiatives et les pratiques exemplaires », a déclaré Mme Deb Matthews, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle et vice‑première ministre de l’Ontario. « Nos attentes envers ce que les établissements postsecondaires peuvent accomplir changent; nous reconnaissons le rôle important qu’ils jouent pour le développement économique à titre d’employeur et de créateur de la main‑d’œuvre. »

Bien-être des élèves

Au cours des 10 dernières années, le bien‑être des élèves, à l’école comme sur le campus, est devenu un sujet de plus en plus important pour les responsables de l’élaboration des politiques au Canada et à l’étranger, ne serait‑ce que pour déterminer dans quelle mesure les systèmes d’éducation encouragent le développement général des élèves, leur estime de soi et leur qualité de vie.

Les ministres ont discuté d’initiatives, de programmes et d’approches liés au bien‑être des élèves. Ils ont prêté une attention particulière aux diverses facettes du bien‑être des élèves, telles que la santé mentale, des environnements d’apprentissage sécuritaires, tolérants et sains ainsi qu’une éducation équitable et inclusive.

L’éducation au Canada sur la scène mondiale

À Charlottetown, les ministres ont examiné le programme proposé et ont discuté des thèmes possibles pour la Quatrième Consultation à haut niveau sur une coopération en éducation entre les provinces et les territoires du Canada et la République populaire de Chine, dont Beijing sera l’hôte du 18 au 21 octobre 2017.

Les ministres ont également passé en revue le programme proposé pour une délégation au Vietnam, les 14, 15 et 16 octobre 2017. Ils espèrent établir et développer avec le Vietnam une bonne coopération et encourager la collaboration en éducation.

En outre, les ministres ont été ravis d’accueillir à leur 106e réunion M. Andreas Schleicher, directeur à la Direction de l’éducation et des compétences de l’OCDE. M. Schleicher a présenté un aperçu des activités de l’OCDE liées à l’éducation et a examiné les tendances en éducation au Canada et dans le monde entier. Les provinces et les territoires sont parmi les plus performants dans beaucoup d’études de l’OCDE liées à l’éducation et se démarquent à la fois par l’excellence de leurs résultats et par la grande équité parmi les élèves.

Au sujet du CMEC

Fondé en 1967, le CMEC donne aux ministres de l’Éducation au Canada une voix collective et leur permet d’assumer leur leadership en éducation aux échelons pancanadien et international. L’organisme aide les provinces et les territoires à exercer leur compétence exclusive en éducation. Pour de plus amples renseignements, consultez notre site Web au www.cmec.ca.

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