REFER 2017 : La classe, un univers de créativité en exemples

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Allant des mathématiques à l’art dramatique, la 4e édition du REFER a laissé une grande place à l’univers créatif des salles de classe. Retour sur des présentations marquantes.

La créativité était à l’honneur lors de la 4e édition du Rendez-vous des écoles francophones en réseau (REFER), qui se tenait les 16 et 17 mars 2017 derniers. Petits et grands se sont mobilisés pour y présenter des projets créatifs et pour échanger sur la place de la créativité dans la salle de classe.

Aujourd’hui, on fait un retour sur différentes présentations sur la scène principale qui ont su frapper l’imaginaire.

Laisser la place aux apprenants

Un des principaux fondements du REFER est sans contredit l’implication des classes dans le cadre des festivités. La place des jeunes y est centrale. À cet effet, le comité organisateur a accueilli plusieurs élèves, accompagnés de leur enseignant, qui sont venus présenter le fruit de leur travail à différents moments du rassemblement.

Faire des maths autrement

C’est possible de faire des mathématiques autrement? Bien sûr! C’est ce que Annie Fillion, Jocelyn Dagenais et Isabelle Grenier sont venus démontrer en compagnie de leurs élèves. Ils ont notamment parlé du projet QELI (Quel Est L’Intrus?). Un QELI est simplement une feuille divisée en 4 sur laquelle 4 images ou items sont disposés. Le défi est de déterminer le ou les intrus possibles et de le justifier adéquatement. La création de QELI permet aux jeunes de valider leur compréhension du thème choisi et d’utiliser leur créativité. Voici d’ailleurs les conseils d’un élève par rapport à la création d’un QELI.

La programmation à l’honneur

M. Vincent Lessard, enseignant à l’Académie St-Louis, s’est récemment lancé dans l’aventure de la programmation avec ses élèves en découvrant le langage Scratch. Il a osé malgré son manque de connaissances à ce sujet, puisque, comme il le dit lui-même, « l’enseignant ne peut être jedi dans tous les domaines ». En apprenant à programmer, les élèves ont développé leur créativité et leur pensée informatique (abstraction, composition, structuration, élaboration), en plus de leurs compétences en résolution de problème. Le scénario proposé était un studio d’animation, ayant une succursale (classe partenaire) à Québec et une autre en France. Apprenti, créateur ou mathématicien, chaque élève avait son propre rôle à insérer dans la démarche. Le rôle pouvait être modifié lors de périodes de bilan en démontrant les efforts justifiant la demande. À ces rôles s’ajoutaient les qualités d’Élite : gestion du temps, travail d’équipe, ouverture d’esprit, créativité. Les défis de programmation ont été choisis par les élèves eux-mêmes ou bien proposés par une autre « succursale » (classe).

Manon Légaré, enseignante de mathématiques dont les élèves ont participé en tant que succursale au studio d’animation de M. Lessard, s’est laissée tentée par la programmation afin de développer la pensée critique, structurer la pensée, développer la capacité, le séquencement, la résolution problème et la méthode essai-erreur. La création d’un projet signifiant aux yeux des élèves leur a permis d’évoluer en suivant les étapes du processus de conception : réfléchir, utiliser la plateforme, concevoir, réguler, revenir sur ses essais, puis publier.

Du côté de la France, la classe correspondante a présenté la quatrième phase du projet collaboratif de programmation : scénariser une histoire à l’aide de Scratch. Des outils technologiques sont utilisés pour développer le storyboard puis pour coder chaque chapitre de l’histoire.

Gigaoctets de culture

Il est impossible de passer sous silence les présentations des élèves de l’Académie Lafontaine, du Collège des Compagnons et du Collège Beaubois dans le cadre des capsules Gigaoctets de culture. Ils ont tour à tour offert à la foule d’émouvantes prestations audiovisuelles qui n’ont laissé personne indifférent.

D’abord, on a rencontré deux jeunes du Collège Beaubois : un musicien et un scientifique. Chacun exploitant ses forces, ils ont créé une oeuvre musicale sur place. Ils ont fait équipe pour présenter leur création, jouée en temps réel devant le public, tels de vrais DJ. Comment ont-il acquis les connaissances nécessaires pour y arriver?

Aussi, grâce à la carte blanche laissée par leur enseignant, les élèves d’art dramatique de l’Académie Lafontaine ont présenté Après la vie, une pièce théâtrale soutenue par les technologies, mettant en scène des sujets que les jeunes de notre époque ont à coeur. Sans censure, elles ont su intriguer, toucher et émouvoir leur auditoire.

Enfin, les élèves de quatrième secondaire de PROTIC, un programme du Collège des Compagnons qui vise le travail d’équipe et la collaboration tout en utilisant les technologies, sont appelés à produire une oeuvre cinématographique dans le cadre du festival du film PROTIC. Ce projet à saveur entrepreneuriale demande aux jeunes, jumelés en équipe de 4 à 6, de réaliser toutes les étapes nécessaires à la production de leur film : scénario, découpage technique, tournage, montage final, création de la bande annonce et de l’affiche promotionnelle. Au REFER, des jeunes sont venus présenter leur court métrage avec aisance et assurance. La production sélectionnée, Ellipsis, avait tout d’une oeuvre professionnelle et a su impressionner le public.

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