Du chaos naissent les grandes idées!

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Les idées se bousculent dans nos têtes.

En jasant avec nos nouveaux amis chez Communautique, nous avons pris pleinement conscience du potentiel de notre projet. On nous faisait remarquer qu’à défaut d’avoir un atelier fonctionnel, nous travaillons déjà en Living Lab (on dirait qu’à chaque fois qu’on pense commencer à comprendre ce nouveau monde, du nouveau nous rappelle qu’en fait, on ne sait rien !).

Le Living Lab

Le Living Lab, ou laboratoire vivant, est un lieu, ou un état d’esprit, qui favorise la cocréation et l’innovation ouverte à travers des liens de collaboration entre différents individus provenant de différentes sphères reliées ou non à un projet. Bien évidemment, cela décloisonne le savoir et déloge la classe comme endroit de transmission des connaissances et de développement des compétences au profit des échanges entre divers participants.

Par exemple, dans notre cas, nous avons des élèves, des enseignants, des professionnels et des spécialistes qui travaillent ensemble et, outre les élèves et les enseignants, les individus proviennent de divers domaines du secteur entrepreneurial, de l’innovation et des communications.

Le principe est également de faire vivre des expériences à tout ce monde puisqu’ils agissent tous en tant qu’apprenants et qu’ils seront capables de réinvestir ces apprentissages immédiatement dans le processus de design de notre atelier de fabrication numérique.

Les possibilités offertes par un laboratoire vivant sont importantes. Notre atelier pourrait fort bien, par exemple, être un lieu de transmission intergénérationnel où les élèves pourraient côtoyer des personnes du troisième âge pour un partage des nouvelles façons de faire ou de nouvelles solutions à une problématique, le tout, dans le but de valoriser le savoir-faire de nos ainés et celui de nos plus jeunes. Oui, notre atelier serait un lieu de transmission d’expertises et un pont entre les générations.

Cela pourrait également être un lieu de passage de cultures et d’échanges ethniques axé, toujours, sur l’appropriation d’un univers de résolution de problèmes et de fabrication numérique.

Peu importe l’approche ethnologique ou anthropologique, ce qui importe est d’œuvrer à solutionner des problématiques réelles en collaboration avec une approche centrée sur l’utilisateur. Une personne âgée pourrait-elle travailler avec des jeunes sur des idées relatives à l’ergonomie pour, par exemple, faciliter ses déplacements ? Peut-on créer une semelle antidérapante amovible pour l’hiver ? Une prothèse ? Les possibilités sont infinies autant que les besoins des humains le sont.

Les trois piliers du temple

Selon notre démarche et selon où nous en sommes, nous approchons la fin d’une première étape, avec une certaine convergence des idées. Nous sommes partis d’une idée et nous avons recruté plusieurs personnes pour qu’ils y apportent leur expertise. Des idées ont fusé de toute part. Nous achevons donc la phase d’idéation pour nous diriger vers celle du prototypage :

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Bien que nous ayons précisé la forme que prendra notre atelier, il y aura plusieurs choses qui évolueront. Bref, nous pouvons préciser que nous connaissons la forme, donc le contenant, mais le contenu reste à déterminer et la disposition de celui-ci également.

Voici les fondements de notre espace :

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Ce que nous appelons, pour l’instant, la Fabrique Beaubois, sera donc un espace et un créneau, qui seront articulé sur trois piliers : un atelier de création (makerspace), un laboratoire vivant et un Média lab.

Si les deux espaces précédents ont été exposés préalablement, soit dans cet article ou dans les autres qui ont précédé, le Média lab demeure à être défini. Comme nous l’avons expliqué, le principe d’un atelier de fabrication numérique est de permettre à une idée de prendre forme et devenir concrète. Nous voulons que l’élève explore l’environnement des objets qui l’entourent et qu’il redéfinisse le lien qu’il exerce avec des derniers. Une fois que l’objet est créé, nous voulons permettre aux élèves de médiatiser leur démarche.

Avec l’avènement des médias sociaux, il est plus facile pour les élèves de mettre leur démarche en valeur. Pour ce faire, ils auront accès à des caméras, un écran vert et des logiciels à la fine pointe de la technologie. Et n’oublions pas que l’aspect création ne se limite pas exclusivement à des objets; il y a tout l’aspect relié au multimédia qui a un énorme potentiel en milieu scolaire !

Selon mes recherches, il existe des Fab Lab dans des écoles. Bien que souvent ils soient implantés dans un contexte de formation professionnelle, ou dans des institutions postsecondaires, l’amalgame existe déjà. Des Media Lab en contexte scolaire, ce n’est rien de bien excitant en soi non plus. Des écoles secondaires privées comme publiques ont d’excellents programmes de journalisme, de médias ou d’arts visuels. De plus, quelques Makerspaces existent également en milieu scolaire et, comme dans les Fab Lab, ils sont surtout utilisés dans les établissements d’enseignement postsecondaires. Enfin, les Laboratoires vivants ne semblent pas exister dans les écoles; ils sont surtout issus du milieu communautaire ou gouvernemental.

Le filon, pour nous, on le tient dans l’amalgame des trois fondements : Laboratoire vivant, Media Lab et Makerspace. Ce sera une première et cela cerne exactement ce que nous voulons offrir à nos élèves et à notre communauté. La Fabrique Beaubois sera un lieu unique en son genre!

 


Cet article fait partie du dossier « La mise en place d’un atelier de fabrication numérique (makerspace) », dont voici la liste des articles en ordre antéchronologique.

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