Les jeunes du Canada sont sur la bonne voie en sciences selon un nouveau rapport

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TORONTO, le 7 oct. 2014 /CNW/ – Un nouveau rapport publié aujourd’hui par le Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) [CMEC], brosse un portrait détaillé des compétences de la jeunesse canadienne en 8e année (2e secondaire au Québec) dans trois matières de base, soit les sciences, les mathématiques et la lecture.

Les ministres de l’Éducation ont lancé le Programme pancanadien d’évaluation (PPCE) en 2007 pour obtenir des données solides et comparables sur la réussite des élèves dans les systèmes provinciaux d’éducation. Ce programme est le complément d’autres évaluations réalisées dans chaque province et chaque territoire et permet de comparer le rendement des élèves à l’échelle du pays. Le PPCE vient en outre s’ajouter à d’importantes études internationales auxquelles participe le Canada, tel le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l’OCDE.

Près de 32 000 élèves de 8e année ont participé au printemps 2013 à l’évaluation du PPCE 2013 dans plus de 1500 écoles dans l’ensemble des 10 provinces. L’évaluation était axée principalement sur les sciences. L’évaluation a également porté sur les mathématiques et la lecture.

Le rapport d’aujourd’hui montre que les jeunes du Canada réussissent bien en sciences. À l’échelle canadienne,  91 p. 100 des élèves atteignent le niveau de rendement attendu pour leur année d’études. De plus, près de la moitié des élèves font preuve de résultats correspondant à un niveau encore plus élevé.

Dans toutes les provinces, sans exception, plus de 85 p. 100 des élèves — et dans certains cas, plus de 90 p. 100 — ont un rendement qui correspond aux attentes en sciences.

« La littératie scientifique est un aspect essentiel de la notion de culture et d’engagement civiques au xxie siècle », a déclaré M. Gordon Dirks, président du CMEC et ministre de l’Éducation de l’Alberta. « Les résultats qui paraissent aujourd’hui confirment que nos systèmes d’éducation permettent aux jeunes d’acquérir des bases solides en ce qui concerne le savoir et les compétences scientifiques nécessaires pour comprendre le monde qui nous entoure et la place que nous y occupons. »

Le cycle de trois ans du PPCE a débuté en 2007. Il est donc possible maintenant d’effectuer, avec le PPCE 2013, certaines analyses des résultats au fil du temps en mathématiques et en lecture.

En mathématiques, les données du PPCE montrent qu’entre 2010 et 2013 au Canada, le rendement des élèves de 8e année s’est amélioré dans la plupart des provinces. Les résultats des élèves en lecture ont été évalués par le PPCE en 2007, 2010 et 2013. En lecture, le rendement est resté stable dans l’ensemble du pays entre 2007 et 2013 et s’est amélioré entre 2010 et 2013.

Parmi les autres points saillants du rapport, notons les suivants :

  • Au Canada, le rendement, que ce soit en sciences ou en mathématiques, en 8e année ne semble pas influencé par le sexe des élèves. Les données du PPCE n’indiquent aucune différence majeure entre le rendement des filles et celui des garçons dans ces matières. Dans l’ensemble des provinces, les résultats des filles en lecture restent meilleurs que ceux des garçons. Ce phénomène a également été relevé dans le cadre du PISA et d’autres évaluations.
  • Pour l’ensemble des provinces, les élèves de l’Alberta et de l’Ontario font preuve du rendement le plus élevé en sciences, tandis que ceux de l’Ontario et du Québec atteignent un niveau plus élevé que la moyenne canadienne en lecture et en mathématiques respectivement.
  • Dans la plupart des provinces avec un système scolaire anglophone majoritaire, le rendement des élèves en sciences et en lecture est plus élevé dans le système anglophone que dans le système francophone. En mathématique c’est l’inverse; les élèves du système francophone ont tendance à enregistrer un meilleur rendement que leurs homologues du système anglophone. Au Québec, le rendement en sciences et en lecture est le même dans le système anglophone et le système francophone, alors qu’en mathématiques, les élèves du système francophone réussissent mieux que ceux du système anglophone.

Le total des scores des élèves dans chaque matière a été transposé sur une échelle commune allant de 0 à 1000, dont la moyenne pancanadienne a été fixée à 500. Les scores ainsi produits sont appelés « scores à l’échelle ».

Le PPCE 2013 a également rassemblé une mine de renseignements contextuels à partir des questionnaires remplis par les élèves, le personnel enseignant et les directions des écoles. Ces renseignements seront publiés fin 2014 et devraient permettre de mieux comprendre les facteurs susceptibles d’influencer le rendement scolaire.

Le prochain cycle du PPCE est déjà amorcé. Le PPCE 2016 portera avant tout sur la lecture; les mathématiques et les sciences seront également évaluées.

Les faits saillants et le rapport intégral sont publiés à http://www.cmec.ca/318/Programmes-et-initiatives/Evaluation/Programme-pancanadien-d-evaluation-%28PPCE%29/PPCE-2013/index.html.

Au sujet du CMEC

Fondé en 1967, le CMEC donne aux ministres de l’Éducation au Canada une voix collective et leur permet d’assumer leur leadership en éducation aux échelons pancanadien et international. L’organisme aide les provinces et les territoires à exercer leur compétence exclusive en éducation. Pour de plus amples renseignements, consultez notre site Web au www.cmec.ca.

SOURCE Conseil des ministres de l’Éducation (Canada)

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