Réussir la mise en place d’une politique de « BYOD » dans son établissement

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Le « BYOD », phénomène encore peu répandu, occupe de plus en plus les conversations, notamment du fait du manque de moyens des écoles pour investir dans le numérique éducatif. Il poursuit activement son chemin dans certains milieux.

(Édition Québec)

Michael G. Shoaf et Dianna R. Foley, d’un établissement dans l’Ohio témoignent sur le sujet dans un article d’eSchoolnews, Crafting a Successful BYOD Policy. Le tout pourra paraître un peu « lointain » pour certains qui penseront que le modèle américain est trop en décalage avec notre enseignement pour pouvoir en prendre exemple, mais donne matière à réfléchir sur le BYOD (« Bring Your Own Device », ou « Apportez votre appareil numérique »).

Aux Etats-Unis, plusieurs écoles font le même constat : le manque de moyens évident qui ne permet plus d’équiper tous les élèves et d’envisager une politique efficiente de développement du numérique en classe. Alors pourquoi ne pas envisager le BYOD?

The Rocky River Schools a déjà investi dans de l’équipement informatique pour les élèves, mais dresse aussi le constat que souvent, ces élèves préfèrent travailler sur leur propre matériel. Associé aux contraintes financières, cet argument a suffi à convaincre ses dirigeants de mettre en place le BYOD, mais pas de n’importe quelle manière.

Cela doit se faire en plusieurs étapes, comme l’expliquent le Dr. Michael G. Shoaf, chef d’établissement, et Dianna R. Foley, Ph.D., responsable communications et technologies à  la Rocky River City School District, en Ohio

Mise en place d’une politique de BYOD en trois parties
La première phase consiste à rassembler autour d’une table toutes les parties prenantes, à savoir parents, élèves, enseignants et représentants de la commission scolaire, entre autres, pour lister les besoins et surtout s’assurer de l’intérêt de chacun dans la mise en place d’une telle politique.

Ensuite, il faut s’assurer de l’état du réseau des établissements : bande passante, WI-FI et sécurité Internet.

Enfin, la politique de BYOD doit être en adéquation avec le programme mis en place par l’établissement.

Le BYOD au quotidien, ça donne quoi?
Il ne faut pas partir tout azimut et bien maîtriser le phénomène. C’est ainsi qu’on pourrait résumer le comportement à adopter avant de « lâcher les chiens ».

Les acteurs du projet de l’Ohio ont d’abord été à la rencontre des meilleurs usages du BYOD qu’ils ont constaté comme effectifs et efficients sur leur territoire afin d’en faire profiter toute la communauté.

Puis, ils se sont attachés à bien clarifier la situation : à quoi s’attendre devant chaque élève qui va amener son propre appareil à l’école et s’en servir? Par exemple, il s’est avéré indispensable de rassurer les parents sur l’objet précis du travail et les inquiétudes qu’ils pourraient avoir sur une navigation Web non sécurisée, si on veut obtenir leur avis favorable sur le projet.

Le projet écrit a été rendu public avant le commencement de l’opération.

Des règles d’utilisation ont été établies comme, par exemple, ne pas utiliser son appareil pour enregistrer des conversations d’élèves ou d’enseignants dans le but de les mettre en ligne sur le net ou autres, sans en avoir expressément fait une demande préalable.

Ou encore chaque élève est personnellement responsable de son matériel.

Le BYOD est en place pour toute l’année scolaire au Rocky River City School District.

Et est ce que ça marche? C’est à suivre!

 

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