Une expérience pédagogique mariant Twitter et littérature au 1er cycle du secondaire

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« Plusieurs élèves ont pris beaucoup de plaisir à écrire ce gazouillis obligatoire, me demandant s’ils pouvaient en écrire d’autres pour parler des romans qu’ils lisent hors de mon cours. » Une enseignante raconte comme elle tire profit du réseau social pour ouvrir sa classe sur le monde.

Beaucoup d’éducateurs se retrouvent sur Twitter pour échanger sur l’éducation et pour partager leurs bons coups. Les jeunes s’y retrouvent aussi de plus en plus, migrant de Facebook vers Twitter pour l’anonymat qu’offre ce réseau ainsi que pour le contact direct qu’il permet avec leurs vedettes préférées. Il est donc pertinent de penser que les deux mondes pourraient se rencontrer lors d’activités scolaires, à la fois dans un contexte-école et dans un contexte d’ouverture sur le monde

Twitter pour réaliser un réseau interclasses

Fréquemment, les élèves d’un même niveau lisent une œuvre en même temps, mais la discussion se fait en huis clos, les élèves n’interagissant qu’en groupe classe. Il est cependant possible d’ouvrir la discussion sur Twitter en créant un mot-clic associé à l’activité. Chacun peut ainsi poser ses questions, apporter une information pertinente en lien avec la lecture, donner son opinion et réagir aux interventions des autres élèves.

Voici un exemple de ce qui a été réalisé l’an dernier dans deux groupes de première secondaire du Collège de Montréal, autour du roman Enfant volée, de Marsha Skypruch.

Twitter pour s’ouvrir sur le monde

Par ailleurs, il est possible de sortir du réseau école en s’ouvrant aux autres. J’en ai fait l’expérience en classe en ce début 2014, avec comme point de départ la dernière lecture de mes élèves, un livre qu’ils ont choisi parmi une longue liste de suggestions. L’idée était de les faire s’exprimer à propos de leur lecture et de leur montrer que leur avis était intéressant et qu’il pouvait être lu par les maisons d’édition, les auteurs et d’autres amoureux de la littérature.

Afin que leurs gazouillis circulent, ils devaient écrire le mot-clic #livreauchoix et, idéalement, faire un lien avec l’auteur ou la maison d’édition à l’aide de leur nom d’usager. De plus, leur phrase devait contenir le titre du roman et un résumé de leur pensée sur ce dernier. Voici un exemple de ce qui a été fait :

En tant qu’enseignante, j’ai été impressionnée par ce qui s’est passé suite à cette aventure. D’une part, plusieurs ont pris beaucoup de plaisir à écrire ce gazouillis obligatoire, me demandant s’ils pouvaient en écrire d’autres pour parler des romans qu’ils lisent hors de mon cours. D’autre part, les élèves voient les réactions que peuvent entrainer des gazouillis : certains sont maintenant suivis par l’auteur de leur roman ou la maison d’édition qu’ils ont cités, discutant même via Twitter avec l’auteur ou voyant leur gazouillis se promener au fil des RT. Le réseau social leur permet de faire partie d’une communauté de lecteurs et d’interagir à propos de leur roman, chose qu’ils apprécient beaucoup. Plusieurs parlent même de poursuivre l’expérience en fouillant pour trouver des suggestions de lecture ou en continuant de partager leurs impressions.

En conclusion, Twitter est un outil simple à utiliser afin de créer des discussions passionnantes autour de romans lus en classe ou de littérature en général. Et vous, êtes-vous #livreauchoix?