L’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario fait bon accueil à un plus long programme de formation à l’enseignement

2

TORONTO, le 5 juin 2013 /CNW/ – L’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario, l’organisme d’autoréglementation de la profession enseignante en Ontario, est heureux d’apprendre le rallongement de la durée du programme de formation à l’enseignement dans la province.

«Un plus long programme signifie que les nouveaux enseignants passeront plus de temps dans un milieu professionnel et pratique, et qu’ils recevront une formation spécialisée qui reflète la diversité des apprenants de l’Ontario», a déclaré le chef de la direction et registraire de l’Ordre, Michael Salvatori, EAO. «L’intérêt des nouveaux pédagogues, de leurs élèves et du public sera ainsi bien servi», a-t-il ajouté.

L’Ordre est depuis longtemps en faveur de rallonger le programme afin de consacrer plus de temps à des activités pratiques et obligatoires, et de répondre à des besoins comme ceux de l’éducation de l’enfance en difficulté. En 2006, après avoir largement consulté le secteur de l’éducation, l’Ordre avait publié son rapport intitulé Préparer le personnel enseignant pour demain, lequel recommandait le rallongement du programme de formation à l’enseignement.

Plus récemment, l’Ordre était le partenaire au sein de discussions avec le ministère de l’Éducation concernant le cadre de travail pour le programme (durée, contenu et stage). On s’attend à ce que les exigences liées au nouveau programme d’études figurent dans les règlements de l’Ordre pris en application de la Loi sur l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario. C’est à l’Ordre que revient la responsabilité d’agréer les programmes de formation à l’enseignement offerts par les facultés d’éducation de l’Ontario.

«Le processus d’agrément permet de s’assurer que tous les éléments du nouveau programme fassent partie de chaque programme de formation à l’enseignement, a dit M. Salvatori. «Puisque l’on vise septembre 2015 pour la mise en œuvre de ce changement, nous avons le temps de travailler avec les fournisseurs afin que leurs programmes respectent les nouvelles exigences.

«C’est une question de qualité et de préparation pour les enseignantes et enseignants de l’Ontario qui doivent composer avec les nouvelles réalités du XXIe siècle, explique M. Salvatori. Cela permet une étude plus approfondie et plus riche de la pédagogie, des méthodes d’enseignement comme la gestion de classe et les communications avec les parents, et une meilleure compréhension des normes d’exercice et de déontologie de la profession enseignante.»

L’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario a pour mandat de réglementer la profession enseignante dans l’intérêt du public. Il établit des normes d’exercice et de déontologie, mène des audiences disciplinaires et agrée des programmes de formation professionnelle pour ses quelque 237 000 membres travaillant au sein d’écoles et d’établissements financés par les fonds publics de la province. L’Ordre est le seul organisme d’autoréglementation de la profession enseignante au Canada.

SOURCE : L’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    Je pense que le volume horaire n’a pas un grand impact sur les futurs enseignants, ils ne seront pas meilleurs que leurs prédécesseurs. Ce qu’il faut changer, c’est les contenus, il ne faut pas négliger les besoins des étudiants. Un étudiant Canadien et un immigré, n’ont pas les mêmes besoins, ni les mêmes points forts. Ce dont j’avais besoin autant qu’immigré pendant ma formation, c’est :les animations,coté théâtrale, les expressions ontariennes de communication avec les enfants, les jeux populaires en Ontario , bref les activités que je peux utiliser pour motiver les enfants.Dans le programme, il y avait certains cours n’ont aucun lien avec la réalité, c’était une perte de temps et d’énergie.Pour conclure, le rallongement de la formation peut être bénéfique si on rallonge,ou on multiplie les stages pratiques dans les écoles.

  2. Bonjour à tous,

    Il est sûr que l’impact est positif, il faut bien répartir le contenu sur l’année et non pas le surcharger. Mon avis rejoint celui de Boutiba: puisque la formation est ouverte à tous, il est impératif de tenir compte de la culture dans laquelle ont vécu les futurs enseignants; c’est très important, on ne peut bien faire que lorsqu’on est du milieu. On devra offrir plus de stages à ceux qui viennent d’ailleurs et les noyer dans la culture franco-ontarienne plus que les autres en faisant plus de stages, en ayant plus de contact avec les élèves. Il s’agit de comprendre la diversité canadienne sous toutes ses formes. Ce n’est pas l’école où on enseigne qui tiendra compte de la culture des immigrants, mais plutôt c’est une formation riche et variée qui le permettra et, il n’ y aura que des résultats positifs. Il y’a d’excellents enseignants immigrants mais qui ne connaissent pas la réalité de la scolarité canadienne qui est d’une immense richesse et l’affronter en la méconnaissant ne fera qu’augmenter l’échec. C’est une problématique et une réalité primordiale à débattre.

Laisser un commentaire