Les futurs enseignants du Québec sont-ils technocompétents?

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Pas suffisamment, observe un groupe de chercheurs de l’UQÀM. En effet, les résultats de leurs analyses montrent que sur les six composantes de la compétence professionnelle 8 (intégrer les TIC), une seule est généralement maitrisée, quatre sont maitrisées partiellement et une reste à développer.

Les futurs enseignants du Québec en fin de formation universitaire devraient avoir acquis les 12 compétences professionnelles requises par ce métier. Cependant, ils montrent des carences sur le plan de la maitrise des technologies (compétence numéro 8). C’est ce qu’ont trouvé les chercheurs Stéphane Villeneuve, Thierry Karsenti, Carole Raby et Hélène Meunier, de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Pour ce faire, ils ont porté une appréciation de chacune des six composantes de la compétence professionnelle à intégrer les TIC de 2 065 futurs enseignants québécois lors de leurs stages.

Voici d’abord un rappel de ces six composantes de la compétence professionnelle à intégrer les TIC, telle que prescrite par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) du Québec :

1. Exercer un esprit critique et nuancé par rapport aux avantages et aux limites véritables des TIC comme soutien à l’enseignement et à l’apprentissage, ainsi qu’aux enjeux pour la société.

2. Évaluer le potentiel didactique des outils informatiques et des réseaux en relation avec le développement des compétences du programme de formation.

3. Communiquer à l’aide d’outils multimédias variés.

4. Utiliser efficacement les TIC pour rechercher, interpréter, communiquer de l’information et pour résoudre des problèmes.

5. Utiliser efficacement les TIC pour se constituer des réseaux d’échanges et de formation continue concernant son propre domaine d’enseignement et sa pratique pédagogique.

6. Aider les élèves à s’approprier les TIC, à les utiliser pour faire des activités d’apprentissage, à évaluer leur utilisation de la technologie et juger de manière critique les données recueillies sur les réseaux.

Tous les détails des résultats et l’explication de la méthodologie sont disponibles dans l’article original ici : http://www.ritpu.org/IMG/pdf/RITPU_v09_n01-02_79.pdf

Alors, selon vous, quelles sont la compétence la mieux maîtrisée, et la moins bien? Respectivement la 1ère et la 3e! Surpris?

(Nouvelle dénichée via Sébastien Stasse (@sstasse) sur Twitter!)

1 COMMENTAIRE

  1. De mémoire, cette étude demandait aux futur enseignants de s’auto-évaluer relativement aux six composantes de la compétence TIC. On parle donc de leur perception de leur maîtrise et non de leur ma^trise réelle.

    Aussi, je serais curieux de connaître le niveau de compréhension réelle du libellé de ces composantes par les futur enseignants. Savent-ils vraiment ce que veut dire «Exercer un esprit critique et nuancé par rapport aux avantages et aux limites véritables des TIC…» lorsqu’ils déclarent maîtriser cette composante? J’ai quelques réserves.

    En atelier avec des enseignants de la FP, j’ai pu constater que la compréhension des composantes (principalement les deux premières) est très inégale d’un enseignant à l’autre. La composante la plus facile à comprendre est certainement la composante 3 (Communiquer à l’aide d’outils multimédias variés). Fait étrange, c’est la composante que les futurs enseignants déclarent maîtriser le moins.

    Est-ce un raccourci de dire que plus on connait le sens d’une composante moins on a l’impression de la maîtriser?

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